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  • A BAS LA FRAUDE

     

    FESYNTRA-FINANCES

    FEDERATION DES SYNDICATS DES TRAVAILLEURS MINISTERE CHARGE DES FINANCES

    CONCOURS DE RECRUTEMENT AU PROFIT DU MEF

    UNE LUTTE SELECTIVE CONTRE LA CORRUPTION AU BENIN

    S’il y a un doute dont le Président de la République du Bénin doit ôter les citoyens aujourd’hui, c’est le respect ou non de ce 3ème alinéa de son serment avant son entrée en fonction : « de nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l’unité nationale ».

    Avant ce fut seule la FESYNTRA-FINANCES. Mais après l’organisation des concours de recrutement dans la fonction publique au profit du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), les travailleurs, les parents d’élèves, les diplômés sans emplois et chômeurs, les étudiants l’OLC, ALCRERE , PCB, Convention Patriotique des Forces de Gauche, certains journalistes courageux à travers leurs plumes, leurs voix chaque matin, certains faiseurs d’opinions, des personnalités comme Wallis ZOUMAROU , Jean Kokou ZOUNON, certaines Centrales et Confédérations Syndicales,(CSTB et CSA) parlent de : Fraude, tripatouillage, substitution et d’ajout de noms, favoritisme, népotisme, ethnicisme, régionalisme, etc. etc. etc. Tous exigent l’annulation de ces concours et les sanctions appropriées aux auteurs de cette corruption à grande échelle.

    Face à tout cela personne ne sait comment une dite commission mise en place travaille sans que la FESYNTRA-FINANCES ne soit pas encore invitée. Le gouvernement joue ainsi comme d’habitude à l’usure, à l’abandon du problème par les victimes et le peuple, en faisant réprimer par la police et la gendarmerie toutes tentatives d’actions visant à prendre l’opinion publique et internationale à témoin par des marches pacifiques.

     Alors que les auteurs de ce scandale rasent le mûr au Ministère du Travail et de la Fonction Publique (MTFP), essaient de l’étouffer  par tous les moyens  mêmes occultes, certaines personnalités qui ont fait des placements, ont le courage et l’outrecuidance d’aller à Parakou souiller des gens qui ne connaissent rien de ce tripatouillage, et portent ainsi un soutien à la corruption, aux contre-valeurs, au piétinement del’éthique.

    Mme le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, doit à cet instant, donner au peuple Béninois et surtout aux conférenciers, les statistiques des concours organisés depuis son arrivée à la tête de ce département ministériel. Tenez, pour le concours des contrôleurs de travail, sur 20 places, elle sait que nous savons que 18 sont allées à une région bien précise ? De même pour le concours des inspecteurs du travail sur les 25 places que 20 sont données aux ressortissants d’une région ? Est-ce un hasard ? Ceci expliquerait t-il cela aujourd’hui ?

    Pis, pour les concours à polémique actuels, Mme le MTFP sait que la FESYNTRA-FINANCES sait que GARBA ASSO AZIZ, n’est pas que le neveu du Directeur du recrutement des agents de l’Etat, Mr GARBA YAYA,  mais l’assistant qui s’est occupé du volet technique de l’organisation à savoir : épreuves, tirage, corrigés, informatique, etc. Malgré ce niveau d’implication, il a été candidat et lauréat. Au lieu du 1er rang, il occupe hypocritement  la 8ème place pour le concours des contrôleurs des impôts. Il a fait réussir beaucoup d’autres dont son beau-frère.

    La FESYNTRA-FINANCES rappelle au Président de tous les Béninois son serment d’entrée en fonction, sa responsabilité dans le maintien d’un environnement sain, satisfaisant, durable et favorable au développement comme le précise le dernier alinéa de l’article 74 de la Constitution du Bénin. La FESYNTRA-FINANCES continue d’espérer que toute la lumière sera faite autour de cette affaire des concours tout comme autour de l’affaire DANGNIVO comme il l’a promis voilà bientôt 03 ans.

                                                                                          

                                   COTONOU, LE 26 FEVRIER 2013

                          


                                           Pour la FESYNTRA-FINANCES

                                          Le Secrétaire Général Fédéral

     

                          Laurent METONGNON



  • GUERRE AU MALI

     

     

     

    PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

    01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

    Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site :www.la-flamme.org

     

    Le Premier Secrétaire

     

    ADRESSE AU PEUPLE DU BENIN

     

    A propos des menaces terroristes qui pèsent sur notre pays !

     

    Béninoises, Béninois

    Mes chers compatriotes !

    Le samedi 23 Février 2013, les média internationaux (France 24, RFI etc.) relayant un communiqué émanant du Ministère français des Affaires étrangères (Quai d’Orsay), font état de ce que le Bénin, notre pays est classé sur « la liste des pays à risque d’attentats et d’enlèvements dirigés contre les ressortissants français ». Le communiqué du Quai d’Orsay intitulé « Conseil aux Voyageurs » précise que « l’engagement de la France au Mali ainsi que celui des pays membres de la CEDEAO dont fait partie le Bénin est susceptible d’avoir les répercussions sur la sécurité des Français résidents ou de passage dans le pays ».

    Ce communiqué a soulevé de la part du gouvernement de notre pays une vive protestation par le communiqué du ministère des affaires étrangères en les termes que voici « Le gouvernement dément formellement ces allégations dénuées de tout fondement qui crée une psychose artificielle dans l’opinion publique nationale et internationale autour d’un pays pourtant reconnu pour sa stabilité et le bon fonctionnement de ses institutions démocratique »

    Femmes et Hommes du Bénin,

    Mes chers Compatriotes !

    Il n’est un secret pour personne que le Président YAYI Boni a- au mépris même des dispositions constitutionnelles exigeant l’accord de la Représentation Nationale- décidé de l’envoi (et a envoyé) des troupes béninoises au Mali après s’être montré le plus ardent défenseur de l’intervention française au Mali. J’avais, dans une adresse en date du 26 janvier 2013 aux députés de notre Parlement montré que les arguments avancés par le Chef de l’Etat pour justifier cet entrainement de notre pays malgré lui dans la guerre constituent une intrusion inacceptable dans des conflits intérieurs au Mali, aux côtés et au profit des forces françaises que le déroulement des opérations feront apparaître comme se foutant de la souveraineté du peuple malien et de connivence avec les éléments sécessionnistes du MNLA. Tout le monde sait aussi que les groupes islamistes et jihadistes du Mali ont menacé d’attentats tout pays qui enverrait des troupes étrangères au Mali. Troisième élément  à prendre en compte, les enlèvements de citoyens français au nord Cameroun, c’est-à-dire du côté est du Nigeria. Tout cela mis ensemble, démontre que le Bénin se trouve entraîné dans la guerre par une politique aventuriste et hasardeuse de soumission aveugle aux instructions de l’impérialisme français ; qu’en conséquence, on ne peut donc se dire épargné de tout risque d’attentats terroristes au Bénin et que les craintes du gouvernement français soient sans fondement.

    D’ailleurs le gouvernement du Bénin ne disait pas autre chose lorsque le Ministre de l’Intérieur, Benoît Dègla reconnaissait le 17 janvier dernier sur le plateau de la télévision nationale (ORTB) 1°-l’existence des groupes « dormants » boko haram sur le territoire béninois ; 2° des recrutements de jeunes béninois par les islamistes que l’on envoie se former au Pakistan via d’autres pays ; 3° Que des prêcheurs de l’islamisme « jihadiste » arrivent sur le territoire national et sont refoulés aux frontières ». Que des « groupes dormants » aient fini de dormir et se réveillent, il n’y aurait aucune surprise à cela.

    Ce qui pose effectivement problème entre deux pays dont les relations se veulent « excellentes », c’est le fait que le gouvernement français n’ait pas jugé utile d’informer son homologue du Bénin par l’intermédiaire de sa représentation diplomatique à Cotonou du contenu de ce communiqué – « conseil aux voyageurs » avant diffusion sur les mass media. L’on comprendrait alors la réaction « stupéfaite » du gouvernement du Bénin et « les éclaircissements » demandés. Ou le gouvernement français l’a-t-il fait et n’ait décidé de publier les choses, vu l’incapacité des autorités béninoises à faire face aux menaces ?

    De toutes les façons, la politique française vis-à-vis de ses ex-colonies comme le Bénin ne consiste-t-elle pas en un mépris souverain de la dignité des Etats africains et l’Ambassadeur Monchau,- pendant tout son séjour- n’a-t-il pas suffisamment démontré qu’il  se comporte en véritable « gouverneur » de la néo-colonie de la France qu’est le Bénin ?

    Mes chers compatriotes,

    Notre gouvernement a protesté contre le communiqué français et rassure « qu’il prend toutes mesures sécuritaires préventives pour faire face à toute éventualité ». C’est très bien et nous voulons bien le croire. La volonté collective d’un peuple comme le nôtre, c’est de vivre en sécurité – y compris avec les ressortissants étrangers. Le devoir de tout gouvernement est de lui garantir cette sécurité.

    Mais la seule condition pour assurer une sécurité durable à notre peuple dans les conditions présentes,  c’est que notre Gouvernement décide immédiatement du retrait de notre pays de cette guerre au Mali qui ne préserve en rien les intérêts du peuple béninois, qu’il décide du rapatriement de nos troupes du Mali.

    Autrement, tout dégât causé à nos concitoyens en armes expédiés au Mali, tout attentat et enlèvement éventuels  perpétrés  à l’intérieur du pays seront mis à la charge du Gouvernement de YAYI Boni et de son parrain, l’impérialisme français.

     

    Cotonou, le 27 Février 2013.

    Signature illisible

    Philippe NOUDJENOUME