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Bénin-Témoignages

  • 2018-2QU'EST-CE QUE JE RETIENS POUR CE WEEKEND?

     
     
     
     
     
     

                                         Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?

    Je retiens que dans la semaine du lundi 19 au samedi 24 mars, les mouvements revendicatifs se sont amplifiés dans tout le pays. Les menaces de défalcations du mois de mars n’ont pas émoussé la combattivité des travailleurs. A Nikki, à Kandi, à Parakou, à Lokosa, à Bohicon, à Abomey et dans d’autres villes du pays, le peuple continue de gronder. Le gouvernement au cours de la même semaine a mis en branle sa machine de corruption pour briser la grève. C’est d’abord au Ministère des Enseignements Maternel et Primaire que cette stratégie a été mise en œuvre .Le résultat, c’est que le lundi 19 mars, l’Intersyndicale de la Maternelle et du Primaire (IMP) que dirige un certain Maxime AGOSSOU-VE et un groupe de quatre ou cinq enseignants autour de lui, l’IMP disais-je, a levé sa motion de grève. La télé Nationale a montré des écoles en train de ‘’travailler’’. Les quotidiens ont fait de cette information bidon leurs choux gras. Le 20 mars, le Ministre KARIMOU a décidé d’aller sur le terrain afin de se rendre compte par lui-même de ce qu’a donné la négociation de la veille avec les responsables de l’IMP. Mais le Ministre n’a pas eu de chance. Il a été hué et a dû quitter précipitamment les lieux. Le même jour où le Ministre se faisait huer dans une école de Porto-Novo, les enseignants de l’Ouémé et du Plateau organisaient une gigantesque marche à travers les rues de la ville capitale avec pour objectif la Préfecture de l’Ouémé. Les enseignants retrouveront sur les lieux, à la Préfecture, les agents de santé , venus très nombreux exprimer leur colère contre la politique inhumaine, criminelle et affameuse de Talon.
    Quelques jours après, les tentatives de corruption se sont étendues aux autres ministères de l’enseignement. Naturellement les militants de base exigent que les responsables syndicaux les consultent avant toute levée de motion de grève, les militants exigent que ce soit eux-mêmes qui décident de la levée de la motion au vu de ce que le gouvernement aurait accordé. Et sur ça les travailleurs ont raison. Ils ont tellement été trahis par le passé qu’ils prennent des dispositions.
    Le vendredi 23 mars les enseignants ont organisé des marches dans la plupart des communes sur les mairies du département de l’Ouémé. Toutes ces marches sont l’expression de la détermination des enseignants à continuer le mouvement revendicatif. On note une grande sympathie des populations vis-à-vis des grévistes et c’est le gage d’une victoire de ces deniers.
    Le gouvernement de Talon se refuse à négocier sérieusement avec les travailleurs en grève. Le programme de Talon consiste à affamer les travailleurs, à les réduire au silence en leur imposant la faim et la mort. Et enfin bâtir sur leur tombe un monde à lui .Il y a là un programme cruel et criminel que le peuple béninois ne peut jamais accepter et contre lequel il se battra avec courage et bravoure. Talon montre par sa volonté de soumettre les travailleurs avec l’arme de la faim, Talon montre disais-je sa nudité d’homme sans cœur et sans humanité. Les enseignants qui ont raison de se battre conte cette gouvernance ont exprimé à maintes reprises leur opposition farouche à une année blanche. Le peuple en lutte s’oppose de toutes ses forces à une année blanche et n’attend que Talon pour repende le chemin des écoles et des collèges. C’est Talon qui détient la clé de l’année blanche. Et il sera totalement responsable de ce malheur si nous devrions en souffrir.
    Je retiens que toute la pratique politique de Talon consiste à gouverner sans textes de loi. Ce que nous n’avons jamais vu depuis une trentaine d’années, apparaît aujourd’hui comme quelque chose de tout à fait banal. Des députés de notre assemblée osent dire qu’il faut jeter à la poubelle des décisions de la Cour Constitutionnelle. Talon refuse de respecter les lois de la République. Talon est déjà parjure. Ce n’est pas certain. Talon a lamentablement échoué. Son échec doit permettre à notre peuple de faire un bond qualitatif pour répondre aux attentes des peuples africains.
    Des couches entières qui, en raison de ce qu’elles faisaient, étaient en dehors de la faim, se sont brutalement retrouvées du jour au lendemain sans moyens de subsistance. Talon les a jetées dans la misère. Il a jeté dans la misère les travailleurs des nombreuses entreprises publiques qu’il a liquidées sans respecter la loi, il vient de plonger dans la misère les milliers de travailleurs qu’il soumet à la défalcation depuis deux mois. Comme on peut le constater, Talon aime à semer la mort au sein des Béninois. Il a fini, par ses actes de cruauté, à nous convaincre qu’il est un étranger en terre libre du Bénin. Il s’est entouré d’étrangers qui pillent le pays en ricanant. Un étranger, ce n’est pas nécessairement quelqu’un qui n’est pas né dans le pays. Un étranger, c’est aussi quelqu’un qui est bien né dans le pays mais qui adopte des comportements d’étranger. Il travaille dans leur propre pays en mercenaire. Tous ceux à qui Talon a fait appel sont des mercenaires et c’est ignoble. Il faut que désormais nous les regardions comme tels. De vils mercenaires au service, non de notre pays mais des pays étrangers. Ils n’ont aucun sentiment patriotique. C’est une véritable honte que le Président de la République refuse de faire tenir à la Cour Constitutionnelle les fiches de paie des membres de son gouvernement. Pense-t-il vraiment que cela peut rester caché pour l‘éternité ?
    Je retiens enfin la naissance ce weekend à DJEFFA, du parti Union Sociale Libérale(USL) de Monsieur Ajavon Sébastien. Je rappelle que les partisans d’AJAVON ont participé aux grandes manifestations du Front pour le Sursaut Patriotique du 9 mars à Porto-Novo. C’est donc un renforcement du camp de l’opposition à cette gouvernance mafieuse de Talon. Je salue cette arrivée attendue sur l’échiquier politique de notre pays.
    Que personne n’oublie que Laurent METONGNON et ses co-accusés sont toujours détenus pour leurs opinions politiques. Ce sont des prisonniers politiques. Talon doit les libérer. Talon doit changer de gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

     
     
     
     
     
     
     
  • UNE MEME JUSTICE POUR TOUS

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    Je retiens que du lundi 5 mars au jeudi 8 mars 2018, les enseignants du Bénin sont montés à l’asseau du pouvoir failli de Talon. Ainsi les enseignants ont organisé des sit-in et des marches dans plusieurs villes importantes du pays. A Porto-Novo les enseignants, que le pouvoir veut licencier parce qu’il se refuse à satisfaire à leurs revendications, ces enseignants ,disais-je, ont décidé de remettre symboliquement les clés des écoles et des collèges aux deux Directeurs Départementaux du ministères des enseignements maternel et primaire et du ministère de l’enseignement secondaire. Naturellement les deux Directeurs ont refusé de prendre lesdites clés. Le 9 mars fut une grande journée de l’expression de la colère du peuple. Le peuple a grondé partout. Il a grondé à Porto-Novo. Plus de douze mille manifestants dans les rues de la ville capitale. C’est par vagues successives qu’ils se sont dirigés vers la Place Dè TOFA après avoir observé une pause devant l’Assemblée Nationale pour lancer les slogans hostiles à Houngbedji et à Talon et son clan. Ici sont apparus les slogans exigeant la démission de Talon. Ce slogan a été repris en cœur à la Place Dè TOFA. Ici il convient de mentionner la détermination des élèves venus en grand nombre pour exprimer leur colère face au refus du pouvoir mafieux de Talon de satisfaire les revendications légitimes des enseignants en grève. Le peuple a grondé à Cotonou. Plus de trente mille manifestants ont pris d’assaut les rues de la grande métropole. Une telle marrée humaine a naturellement de quoi faire peur aux autorités du pays. Depuis longtemps nous avons averti Talon qu’il ne sert à rien de chercher à faire peur au peuple, qu’il arrive toujours un moment où la peur change de camp. Nous y sommes à présent. La peur a changé de camp et désormais ce sont les gouvernants qui ont peur : Ils ont peur de la colère du peuple, ils ont peur que le peuple décide de prendre les choses en mains. Ici aussi c’est au cri de « Talon dégage » que la marée humaine a déferlé dans les rues de Cotonou. Talon et son clan ont pris peur et Toboula ordonne la répression sanglante d’une marche pacifique ! Il y a eu plusieurs blessés de part et d’autre et les jeunes se sont battus avec grand courage et grande bravoure. Le peuple a grondé à Abomey, il a grondé à Comé, Il a grondé dans plusieurs villes de notre pays. Face à ces grondements, les ministres de Talon sont venus jouer une pièce de théâtre insipide et totalement indigeste, une pièce de théâtre digne des troubadours. En effet, ces ministres parlent de six décrets qui allaient être signés si les enseignants reprenaient le travail.. Quel crédit peut-on accorder à ces propos d’un pouvoir qui depuis deux ans n’a jamais tenu aucune parole ? Et Djogbenou, le grand chef d’orchestre, continue bêtement de parler de son histoire d’abandon de poste pour des gens dont on sait exactement là où ils sont !Il ne connaît même pas les règles qui règlementent les questions d’abandon de poste .Je dis à Talon qu’il va falloir aller chercher un pays pour ceux que lui et son pouvoir mafieux vont recruter parce que leurs gens-là ne pourront pas enseigner ici, au Bénin. Il faut que les enseignants restent vigilants et déterminés et ils auront la victoire qui est déjà à portée de main.. Ce qui se passe maintenant dans notre pays est sans précédent et tout à fait exceptionnel. Un peuple qui gronde au même moment et partout veut signifier qu’il en a marre. S’ il y a encore des personnes qui n’entendent pas ces grondements du peuple , c’est que ces personnes veulent que cela vienne les frapper violemment au visage. Cela ne risque pas de rater ! Depuis plusieurs mois, Laurent METONGNON et ses coaccusés sont emprisonnés pour leurs idées. Talon doit les libérer et changer de gouvernance. S’il ne change pas de gouvernance il va s’enfoncer et plus personne ne pourra le sauver. J’ai même l’impression que c’est peut-être déjà trop tard. Je vous souhaite une bonne fin de weekend !

     
     
  • 2018-1QU'EST-CE QUEJE RETIENS POUR CE WEEKEND

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    Je retiens que le Président de la République a rencontré les évangélistes, un autre corps religieux. A l’occasion de cette rencontre avec les évangélistes, Talon justifie les défalcations et nous parle même de dignité ! Son ministre de la justice a expliqué les défalcations en évitant soigneusement les articles qui leur interdisent précisément d’opérer des défalcations sur les salaires par rapport à a nature de la grève. Le Bloc de la Majorité Présidentielle a, lui aussi, organisé une conférence de presse pour soutenir les actes malveillants du gouvernement. .Bref, le camp des prédateurs a ouvert la grosse artillerie contre les travailleurs et le peuple militant du Bénin. Et le Conseil des Ministres du mercredi 28 Février 2018 estime que la grève des travailleurs est illégale et que désormais la grève est considérée comme un abandon de poste devant donc entraîner une radiation.
    La loi que le Président et son jaguar veulent exploiter n’a jamais parlé de rétention du salaire. Or c’est ce qu’ils ont pourtant fait . Ils ont gardé par devers eux tout le salaire des enseignants. Depuis décembre 2017, beaucoup de vacataires n’ont pas touché leur salaire jusqu’à la date d’aujourd’hui. Entre tuer les populations par les armes et les tuer en les privant de nourriture il n’y a aucune différence puisque le résultat est le même: le pays est jonché de cadavres. Le plus dramatique dans notre situation, c’est que les assassins fondent leur acte et le justifient théoriquement et ils parlent beaucoup, ils disent beaucoup de choses. Depuis 1960, je n’ai rien entendu d’aussi horrible, d’aussi inhumain, d’aussi cruel. Et si Talon disait aux Béninois qu’il n’a plus les ressources financières pour les payer, cela ne serait-il pas mieux ? Et maintenant que pense-t-il que les enseignants de notre pays vont faire ? J’avais demandé à Talon de prêter oreille aux gémissements qui viennent du bas. Puis, comme il ne voulait rien entendre et qu’il a continué à déployer sa politique criminelle, je l’ai averti que les gémissements pouvaient se transformer en grondement. Nous y sommes maintenant. Azové, Bohicon, Porto-Novo, Cotonou et l’ensemble des villes du pays sont en effervescence. Talon croyait faire taire les travailleurs et surtout les enseignants. Ils les a dénigrés, il les a humiliés en contradiction irréconciliable avec les lois non écrites de la nature, encouragé par un homme sans aucune expérience et qui ne sait pas qu’on ne gère pas les hommes de cette manière. Tous le monde sait qu’il ne faut pas se mettre à dos une couche socio professionnelle et surtout pas les enseignants. Mais Talon ne sait pas ça. Il ne connaît pas notre pays, le Bénin et ce n’est pas en disant aux gens qu’il est né ici, qu’il a grandi ici qu’il donne la preuve de sa connaissance du pays. A chaque Conseil des Ministres, il nomme des personnes qui en elles-mêmes constituent un véritable échec dans la vie et qui donc ne seront d’aucune utilité pour lui. Talon veut licencier tous les enseignants et les remplacer par d’autres personnes qu’il compte recruter. Je lui souhaite beaucoup de plaisir ! Mais il va falloir qu’il aille chercher le pays où il va installer ceux qu’il veut recruter ! Depuis plusieurs mois Laurent METONGNON et ses co-accusés sont emprisonnés pour leurs opinions, ce sont des prisonniers politiques. Talon doit changer sa gouvernance, il doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Sachez tous que le pays gronde et faites l’effort d’entendre ses grondements. Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

  • 2018QU'EST-CE QUE JE RETIENS POUR CE WEEKEND?

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    Je retiens que les femmes de notre pays ont appelé à une marche le 20 février pour dire au Président de la République combien le peuple a faim, combien il souffre de la mal gouvernance de l’équipe au pouvoir. Sous la direction de Thérèse WAOUNWA et de Mathurine SOSSOUKPE elles se sont donné rendez-vous à la Bourse du Travail. Le pouvoir mafieux de Talon, qui a déjà très peur des manifestations des masses populaires a tout mis en œuvre pour empêcher les femmes d’atteindre la Bourse du Travail, leur lieu de rassemblement. Un important et imposant dispositif policier a été mis en place pour dissuader celles qui voulaient aller sur les lieux. Ce dispositif de répression est caractéristique d’un état dictatorial. Mais il fallait beaucoup plus pour décourager les descendantes des amazones qui ont, par leur détermination rendu le dispositif caduc et inopérant. Les femmes se sont retrouvées à plusieurs centaines à la Bourse du Travail et ont exprimé leur ras-le bol au pouvoir et à ses tenants. Par cette détermination les femmes de notre pays ont remporté une grande victoire sur le pouvoir mafieux de Talon. La presse a pu faire échos de leurs revendications. La liberté et le pain pour tous. Bravo à vous toutes, et bravo à vos dirigeantes que sont Thérèse WAOUNWA et Mathurine SOSSOUKPE. Merci à vous pour votre apport à l’enrichissement du mouvement de protestation contre un régime prédateur, affameur et liberticide. Femmes du Bénin en avant !
    Je retiens que de partout nous arrivent les échos des combats des travailleurs, des élèves et étudiants dans tout le pays. Savè, Djougou, Parakou, Abomey, Lokossa, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Nikki et même dans les villes de moindre importance les enseignants et les élèves élèvent partout des protestations contre la gouvernance affameuse liberticide et injuste de Talon. Partout les travailleurs et les élèves et étudiants veulent de meilleures conditions de travail et d’étude. Talon fait la sourde oreille et utilise toutes le occasions pour provoquer le peuple béninois, mais pour combien de temps encore ?
    Je retiens enfin que le Président de la République a, dans le sillage de sa politique de rencontre des corps religieux, reçu les imams du Bénin. Ces derniers lui ont parlé et ont dit leur préoccupations et surtout, les Imams ont dit comment ils fonctionnent dans la République. Mais notre Président, le Président de la République du Bénin, au lieu de rester dans le cadre strict de la rencontre avec les dignitaires de la religion musulmane, s’est mis à dénigrer les enseignants de notre pays. Depuis 1960, aucun Président béninois n’a traité le corps enseignant avec autant de mépris, autant de dédain autant d’animosité et de cruauté. Sur quoi Talon compte-t-il pour avoir tant d’audace pour s’attaquer aussi frontalement au corps enseignant de notre pays ? On ne gagne pas contre son peuple. On ne gagne jamais contre son peuple. Talon excite les bas instincts des populations afin qu’elles procèdent au lynchage des enseignants C’est là aussi une caractéristique des pouvoirs fascistes. Dites donc à Monsieur Patrice Talon qu’il ne sert à rien d’humilier l’intelligence chez l’être humain. Cela revient toujours vous frapper violemment au visage. Ceux qui aujourd’hui acclament Talon et donc l’encouragent à continuer dans cette voie sont complices des crime qu’il commet. Avec Talon nous avons fait tout le tour. Talon est le chef de la classe des oppresseurs de notre pays. Il a déjà échoué. Avec son échec le Bénin franchira inévitablement un bond qualitatif. Il faut que toutes les forces du progrès s’unissent pour faire faire à notre pays les progrès nécessaires. C’est un impératif qui présuppose les états généraux pour redéfinir les règles de notre vivre ensemble. Laurent METONGNON et ses co-accusés sont emprisonnés à cause de leur combat pour les libertés individuelles et collectives. Ce sont des prisonniers politiques. Talon doit les libérer et changer de gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

  • LUTTE CONTRE L'IMPUNITE ET LA CORRUPTION

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?

    Nous allons essayer de jeter un petit regard retrospectif sur  la lutte contre la corruption et contre l’impunité menée par les différents Présidents de notre pays.

    Kérékou est celui qui a le plus cochonné la lutte contre la corruption et l’impunité. En effet, il criait beaucoup, ayant compris que le peuple avait posé cette exigence comme une exigence programmatique.Qu’a-t-il fait ? Il est allé se placer en embuscade sur les routes et s’est mis à revoquer ceux parmi les jeunes policiers et gendarmes qui prenaient  cinquante ou soixante-dix francs cfa  auprès des chauffeurs pour les laisser passer.Pendant le même temps les D.G.des sociétés d’Etat détournanient d’immenses sommes d’argent et se pavanaient au vu et au su de tout le monde.Même aujourd’hui, ceux qui ont dirigé  AGB (Alimentation Générale du Bénin) ou ONP (Office National de Pharmacie) ou encore les banques nationales se promènent sans jamais avoir rendu compte de leur gestion criminelle.Pendant la Conférence en Fevrrier 1990, Nicéphore Soglo faisait semblant de maîtriser les dossiers de mauvaise gestion qui défrayait la chronique dans le pays.Lorsqu’il prend le pouvoir, il n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller chercher CISSE à Abidjan.CISSE a été jugé, personne ne nous a dit ce que le peuple a gagné dans ce combat contre CISSE.Et Soglo n’a rien pu faire contre ceux qui ont coulé les banques  et les sociétés d’Etat.Lorsque Kérékou revient pour dix ans, il lui arrivait de parler de temps en temps de la corruption.Il a même nommé une certaine CICA pour actionner le combat contre la corruption.A un moment donné  Mme CICA a même déclaré que plus de 90% des Ministres étaient corrompus.Mais cela n’a rien donné.Les corrompus et la corruption sont repassés à YAYI Boni.Pendant dix ans  Yayi Boni  est resté à parler de la corruption.Il a commandé  des  enquêtes dont il ne s’est jamais servi qu’en utilisant les résultats comme  un chantage contre les personnes objet des enquêtes.A un moment donné, Yayi a pu dire que, s’il envoyait  les résultats  à la justice, tous les maires seraient emprisonnés.Il n’a rien fait.Aujourd’hui, Talon donne l’impression qu’il veut lutter contre l’impunité et la corruption. Mais s’il ne s’entoure pas  des conditions  et des outils susceptibles de lui faciliter cette lutte et de la rendre crédible aux yeux de tout e monde, il ne pourra pas nous empêcher de dire ce que nous pensons.Et puis , qui donc n’a pas envie de dire un jour qu’avec le Président Talon la lutte contre l’impunité et la corruption a connu  un réel succès ? En tout cas c’est bien ce que moi j’attends de pouvoir dire.Bonne journée à vous et autour de vous !

     

  • MARCHE DU FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE

     
    24 juin·
     

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    Je retiens que le 22 Juin, les organisations membres du Front pour le Sursaut Patriotique ont organisé à Cotonou une marche pacifique de protestation contre la gouvernance de Talon.La décision de la marche a été prise à la Conférence Publique organisée par le Front le vendredi 16 Juin 2017 au CODIAM. A cette Conférence, des travailleurs des structures illégalement liquidées ont pris la parole pour nous informer des conditions de vie que leur impose aujourd’hui la gouvernance inhumaine de Talon. Ainsi les travailleurs de la SONAPRA à qui on a notifié leur licenciement collectif . Nous avons écouté les travailleurs du CNHU de Cotonou. Nous avons entendu parler de l’HOMEL, de l’Hôpital de Porto-Novo. En décidant d’organiser la marche, ce n’est donc pas un coup de tête, c’est une décision pour protester contre cette gouvernance mafieuse de Taon.Le pouvoir de Talon a tenté d’empêcher notre marche, en suscitant d’abord des contre-marcheurs de la mouvance afin de faire croire qu’il allait y avoir des troubles à l’ordre public, puis prenant prétexte de cette situation imaginaire inventée par eux-mêmes, Toboula prend son arrêté bidon et vient parler à la télé avec la voix d’un petit dictateur.Et c’est au moment-même où il menaçait tout le monde que la décision du Président est apparue à la télé, décision lui demandant de suspendre son arrêté liberticide. Hier donc, nous avons marché pour protester contre la gouvernance de Talon. Les manœuvres de la mouvance ont pu décourager un grand nombre de citoyens qui n’ont donc pas pu venir à la marche. Ceux qui étaient arrivés étaient pleins d’enthousiasme.J’ai vu une dame avec son enfant au dos, un enfant qui marche déjà et qui donc a un poids non négligeable,j’ai vu cette dame marcher jusqu’à la Place de l’Etoile Rouge. Là-bas, je lui ai demandé ce qu’elle faisait dans la vie.Elle est commerçante.J’ai beaucoup admiré son courage.Il y avait beaucoup d’autres femmes qui portaient leur enfant au dos mais c’était celle-là qui m’avait le plus impressionné en raison du poids visible de son enfant. Je voudrais dire ceci aux gouvernants :Si le FSP décide d’organiser une marche, ce n’est pas la peine de chercher à l’en empêcher parce que cela ne servira jamais à rien.Le FSP, c’est ce que le peuple béninois compte de plus déterminé aujourd’hui face à la gouvernance ruineuse et criminelle de Talon.Nous sommes réellement déterminés à empêcher Talon de nous tuer tous.Tous les zigotos doivent se le tenir pour dit.Le FSP organisera des marches et elles seront toujours des marches pacifiques.Il faut que tout le monde sache que le FSP est décidé à influer sur la politique de notre pays.Il faut que les citoyens aient confiance en eux-mêmes et qu’ils répondent avec joie et enthousiasme aux appels du FSP pour impulser des changements dans la politique de notre pays. Le FSP fera en sorte que tout le monde puisse venir participer à nos marches ou à nos activités depuis Porto-Novo,Parakou, Natitingou, Lokossa, Kétou. Dites aux gouvernants que c’est inutile de chercher à empêcher les activités du FSP. Dites à Toboula de ne pas nous provoquer comme il a tenté de le faire le 22 Juin dernier en venant à la Bourse du Travail ! Bonne soirée à vous et autour de vous !

  • L'ESTOMAC DIRIGE LE CERVEAU

     
     
     

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    Je retiens qu’il y a trop de brouhaha au niveau de certains partis politiques.Ce qui se passe est tout à fait normal.La dialectique s’empare de tout.Celui qui siphonnait la richesse nationale et la redistribuait sous forme de prébende et de gratification aux dirigeants bureaucrates des partis politiques, exige maintenant que ceux qui veulent rester avec lui se mettent de côté. C’est l’explication de ce qui se passe au niveau de la RB et du PSD et qui ne s’arrêtera certainement pas au niveau de ces deux formations politiques.Les FCBE ne pourront pas échapper à ce qui se passe. Déjà , on entend un parti (FARD-ALAFIA) dont on n’a plus entendu parler depuis dix ans, dire qu’il suspend ses activités au sein des FCBE au motif que des dirigeants de FCBE ont adhéré au Front pour le Sursaut Patriotique. Quand on a faim en permanence, on ne sait plus vers quoi on court. C’est bizarre que tous ces gens qui mangent depuis 1990 continuent d’avoir faim et remettent la direction de leur cerveau à leur estomac.Mais le peuple triomphera de tous leurs crimes.Passez une bonne nuit !
    NB S’agissant de la RB, j’ai écrit en 2001 un article qu’aucun Journal à l’époque n’a accepté de publier.Les problèmes qui sont soulevés aujourd’hui avaient déjà leurs racines dans la crise de cette époque.Si quelqu’un a envie de lire cet article d’Août 2001 , il peut m’envoyer son adresse e-mail.Je me ferai un grand plaisir de le lui envoyer.

  • GREVE DU 16 JUIN 1972

     
     

    Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend ?
    16 Juin 1972, 16 Juin 2017.
    Le 16 Juin 1972, les enseignants du Secondaire et du Supérieur regroupés au sein du CUESS (Comité pour l’Unité des Enseignants du Secondaire et du Supérieur) ont déclenché une gigantesque grève des corrections pour exiger entre autres un Statut Général de la Fonction publique. Le CUESS regroupait les quatre syndicats qui existaient au Secondaire et au Supérieur. Il s’agissait du Syndicat Dahoméen de l’Enseignement Secondaire et Supérieur ( SDESS), du Syndicat National des Professeurs des CEG ( SYNAPROCEG), du Syndicat National de l’Ennseignement Technique ( SNET), du Syndicat National des Enseignants de l’ Education Physique et Sportive ( SNEEPS) La grève des corrections déclenchée le 16 Juin 1972 a été précédée en Mars 1972, d’une grève d’avertissement qui annoçait les mouvements de Juin.Nous avons donc assuré la surveillance des examents mais nous avons décidé de bloquer les corrections pour exiger des négociations sur nos revendications. Nous avons débuté la grève à Porto-Novo où étaient les centres de Correction.Le pouvoir voulait utiliser certains professeurs pour briser la grève, mais la détermination des grèvistes a tôt fait de dissuader le pouvoir.Conséquence, le pouvoir a fait transferer les copies des élèves à la Présidence de la République à Cotonou. Notre mouvement s’est installé au Lycée Béhanzin d’où les forces de l’ordre sont venues nous déloger.Nous sommes allés nous installer à Davié d’où nous avons été encore délogés.Nous avons alors déplacé notre mouvement à Cotonou à la Bourse du Travail. Entre temps la plupart des membres de la direction du CUESS ont été arrêtés et incarcérés au commissariat Central de Cotonou. Mais la grève continuait de plus belle. D’autres arrestations ont été opérées au sein des enseignants.Puis les forces de l’ordre nous ont délogés de la Bourse du Travail.Nous sommes allés alors nous installer au siège du SYNCODANI (Syndicat des Cheminots de l’Organisation Commune Daho Niger.) C’est là que, faisant le point du combat mené et dirigé par la direction du CUESS que présidait Joseph DEGLA, c’est là disais-je, que nous avons mis fin à notre mouvement de grève.Entre temps les membres de la Direction du CUESS ont été libérés. Les résultats des corrections organisées à la Présidence de la République ont été proclamés. Beaucoup de professeurs y ont participé. Quand je les vois aujourd’hui, je n’ai pas l’impression qu’ils soient très différents de moi. J’ai même l’impression qu’ils sont un peu moins épanouis que moi. Première leçon : lorsque se déclenche un mouvement pour soutenir des revendications d’intérêt général, tout jeune, tout travailleur doit y participer sans réserve, parce que les victoires, dans ce cas, profitent toujours à tout le monde et il n’est pas bon d’être un escroc.Les négociations qui ont eu lieu ont permis d’aboutir à quelques résultats.En ce moment-là le BEPC se faisait en deux sessions, la deuxième session n’étant accordée qu’à ceux qui avaient plus de 7 de moyenne.
    Le CUESS n’a pas exigé l’annulation des corrections organisées à la Présidence de la République qui n’est pas un lieu approprié pour corriger les examens scolaires.La seule chose que les enseignants ont exigé, c’est d’autoriser tous ceux qui avaient échoué à se présenter à la deuxième session et pas seulement ceux qui avaient obtenu une moyenne égale ou supérieure à 7 sur 20 à l’examen.
    Lorsque, le 1er Juillet 1972, nous avons mis fin à notre grève, nous avons en même temps décidé de nous retrouver les 15 et 16 Juillet 1972 en Congrès Constitutif du syndicat de l’unité au niveau de enseignants du Secondaire et Supérieur. Ce sera le Congrès constitutif du Syndicat National des Enseignants du Secondaire et du Supérieur, (SYNAESS). Il n’ y avait que quatre syndicats et nous nous sommes battus pour réaliser l’unité.Aujourd’hui il y a près de soixante syndicats au secondaire et au supérieur.
    Ce sera pour gagner quelle bataille ? Si les enseignants veulent influencer la politique dans notre pays, il faut qu’ils se remettent réellement en question et qu’ils replacent leur combat dans le combat général du peuple béninois.Je vous souhaite une bonne nuit à vous et autour de vous !