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Bénin-Témoignages

  • 196 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 29/03/2020

     

     Je retiens que le Covid-19 continue son évolution dans notre pays et dans le monde. Dans tous les pays du monde  la lutte pour stopper la propagation de la pandémie  est dirigée par les gouvernants. Certains gouvernants ont plus de succès que d’autres et naturellement les  conséquences face au Covid-19 se font sentir  dans les résultats. Dans  notre pays c’est le gouvernement qui dirige la lutte contre le Covid-19. Au Bénin la base  souhaitait des décisions plus hardies de la part du gouvernement. Le 16  mars 2020 le Gouvernement a décidé d’un train de 11 mesures destinées à lutter contre la propagation du Covid-19. Parmi ces mesures le point 9 stipule :

     «Recommandation aux responsables religieux  de faire respecter lors des cultes  la distance de sécurité sanitaire  d’au moins un mètre entre les fidèles  d’éviter les poignées de mains, les accolades  et tous autres gestes contaminants »

    La question du respect de la « distance  de sécurité sanitaire » ne se pose pas seulement sur le plan religieux, ce respect s’impose normalement aussi dans les marchés et surtout dans les écoles, les collèges et lycées de même que dans les universités. Si l’on veut triompher du Covid-19, il ne faut pas discriminer  les secteurs d’application des mesures. Dans les écoles, les collèges, les lycées et surtout dans les universités, ce ne sont pas des centaines, mais des milliers de personnes qui se retrouvent sur un espace restreint. Dans ces lieux, il n’est pas possible de respecter   la « distance  de sécurité sanitaire » comme l’exigeait le point 9 des mesures du gouvernement. C’est certainement pour cette raison que les catholiques ont voulu fermer leurs écoles, leurs collèges et leurs universités. Mais le Gouvernement s’y est opposé alors que tous les pays autour de nous  ont fermé leurs écoles et tous leurs établissements d’enseignement. Le gouvernement veut-il réellement lutter contre la propagation du Covid-19 comme il prétend le faire ? La question reste posée. Un climat de suspicion a commencé à s’installer. De plus en plus de parents d’élèves veulent garde leurs enfants à la maison. C’est face à cette atmosphère que le gouvernement s’est vu contraint de précipiter les congés de pâques. La lutte contre le Covid-19 comporte plusieurs volets dont l’amélioration  du plateau technique dans les centres de santés et l’amélioration des conditions de travail des agents de santé. Que fait le gouvernement dans ce sens ? Nous avons besoin de savoir et le gouvernement lui-même a besoin que nous sachions afin que le sentiment de haine et de mépris qui émane de sa gouvernance vis-à-vis du peuple diminue. Il y va de notre victoire contre le Covid-19.

    A présent, je  vais donner quelques chiffres des contaminations au Covid-19 dans quelques pays développés :

    *La Belgique fait état de près de 7 284 cas détectés et 289 décès.

     *Le Portugal entre dans une nouvelle phase de la contagion, alors que le pays compte 4 268 cas confirmés et 76 décès liés au coronavirus selon le dernier bilan

    *L’Allemagne  compte près de 50 000 cas   recensés   pour 304 décès des suites de la maladie. Chaque semaine, le pays réalise environ 500 000 tests de dépistage. En Allemagne, les cas bénins entrent dans les statistiques contrairement aux autres pays

     *La Chine comptabilise depuis le début de l'épidémie, 3 296 décès des suites de la maladie, et 81 828 cas détectés.

    *Le bilan de l'épidémie de Covid-19 s'alourdit outre-Atlantique. Le nombre de décès provoqués par la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis a dépassé les 2 000 samedi 28 mars, tandis que le nombre des cas a bondi à plus de 120 000, selon l'université Johns Hopkins, dont le décompte fait référence.

    *Au Royaume-Uni, 17 089 cas officiellement recensés et 1 019 morts des suites du Covid-19.

    *Coronavirus en Italie

    Nouvelle journée de crise en Italie, où le pays dénombre tristement ce vendredi 10 023 décès dont 889 supplémentaires ce samedi. Le nombre de cas de contagion est de 86 498.   

     *L'Espagne a enregistré 832 morts du coronavirus en 24 heures, un nouveau record dans le pays qui porte à 5 690 le nombre total de personnes tuées par la pandémie, selon le dernier bilan officiel samedi qui fait état de 72 248 contaminations, soit 8 189 de plus que vendredi. Plus de la moitié des décès est comptabilisée   dans la région capitale, Madrid.

      « La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 31.412 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche 29 mars. Plus de 667.090 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 183 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Parmi ces cas, au moins 134.700 sont aujourd’hui considérés comme guéris. » (Tous mes chiffres sont pris sur le net ce dimanche 29 mars. Chacun sait que les chiffres de contaminations évoluent très vite !)    

    Je retiens que le grand Saxophoniste  camerounais, Manu DIBANGO,  est mort à 86 ans en France le 24 mars 2020 . Manu DIBANGO   a élevé son  art à un très haut niveau et c’est seulement la passion qui permet d’atteindre de tels résultats. Je souhaite que les jeunes Africains tirent de sa vie les leçons qui leur permettront de devenir les meilleurs dans les secteurs qu’ils choisiront.  Je présente à ses parents et amis mes sincères condoléances. Au revoir, Manu DIBANGO, au revoir.

    Je retiens que le 24 mars2020  un grand malheur  a frappé la jeunesse de notre pays. Dans leur lutte conséquente et responsable  contre la propagation du Covid-19, les étudiants d’Abomey-Calavi ont eu à faire face aux forces de la police. Dans l’affrontement qui les a opposés, les policiers ont tiré à balles réelles sur les étudiants tuant l’un d’entre eux du nom de  Djaho Théophile Dieudonné.      Il s’agit d’un étudiant en première année  de Geographie. Le Covid-19 n’a pas encore tué un seul Béninois. Mais le gouvernement de Talon a déjà fait une victime. Ici, ce n’est plus le Covid-19 qui tue les Béninois, c’est la police, elle qui a pour mission de nous protéger. C’est un crime odieux et Talon  ne peut pas continuer à faire comme si la vie humaine au Bénin n’avait plus aucune valeur. Pendant quatre ans ,c’est ce qu’il nous a donné à voir et nous avons l’impression qu’il nourrit contre le peuple une troublante haine, un mépris que nous ne nous expliquons pas. Le jeune Djaho  voulait se battre contre le Covid-19 pour conserver le droit de vivre. La  soldatesque de TALON l’a assassiné et lui a enlevé la vie à laquelle il aspirait. Je condamne l’usage exagéré de la violence dont le pouvoir de Talon fait preuve. Je présente à la famille de Djaho,à ses amis et surtout à ses camarades de combat mes sincères condoléances.  

     Je retiens que la Chine a envoyé des médecins et de l’aide matérielle à l’Italie pour la soutenir dans son combat contre le Covid-19.De même, la Russie a aussi  envoyé de l’aide en personnels soignants et en matériel  à l’Italie. Cuba a envoyé des médecins pour  aider l’Italie  dans  sa  lutte  contre    le covid-19. Ce qui caractérise tous ces trois pays, c’est qu’ils ont placé l’homme au centre de l’action politique dans le système socialiste. Pendant des décennies, la lutte des travailleurs dans les pays occidentaux a permis d’obtenir des gains sociaux très importants. Depuis quelques années, les gouvernements de droite ont rogné de plus en plus sur ces conquêtes sociales.  Tous les grands pays capitalistes occidentaux ont détruit ces dernières années leur système de santé  qui a été le fruit des luttes des travailleurs. Dans ces conditions le covid-19 les a surpris et ils se sont retrouvés démunis face à la pandémie    C’est cela qui explique les centaines et les milliers de morts dus au Covid-19 dans ces pays qui pourtant disposent de grands moyens techniques et financiers. Tout le monde  sait depuis longtemps que l’OMS est un instrument aux mains des personnes qui sont contre les Africains, des personnes qui financent la recherche pour exterminer les Africains. Le vaccin qui est   prévu pour nous prémunir  contre le covid-19 va arriver bientôt. Il faut s’attendre à ce que nos gouvernants qui ne sont pas avec nous nous poussent vers ce vaccin déjà dénoncé par plusieurs scientifiques .Ils nous diront même que ledit vaccin  est fabriqué en Afrique !Ne les écoutez pas. Nous devons nous préparer à refuser à tout prix tout vaccin.

    Avec le Renouveau Démocratique  instauré par la Constitution du 11 décembre 1990, il est interdit d’emprisonner des citoyens béninois pour leur opinion politique. Mais dès son arrivée au pouvoir, Talon a ignoré  notre constitution et a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion. Talon doit donc libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés.  Par ailleurs, il y a des jeunes qui sont en prison pour leur opinion politique depuis des mois. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation- licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon doit libérer le journaliste Ignace Sossou injustement condamné et emprisonné. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Cette gouvernance sème la mort sur tout son passage. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale d’avril-mai 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog

    : http://benin-temoignages.hautetfort.com

     

     

     

     

     

  • 195 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 22/03/2020

     

    Je retiens que la pandémie du Covid-19 continue de faire des ravages dans le monde. Coronavirus ou Covid-19   a commencé à faire des victimes en Chine à la fin de l’année 2019. Le 11 mars 2020, l’OMS a déclaré que le monde est entré dans une pandémie avec le covid-19. Donc il ne s’agit plus d’une épidémie, il s’agit d’une pandémie qui a déjà pénétré dans 165 pays et territoires dans  monde avec des ravages impressionnants dans certains pays. Le Covid-19 a déjà fait plus de 12000 morts dans le monde. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui est épicentre du Covid-19. Aujourd’hui l’Italie a dépassé la Chine en  nombre de morts : 4,032 contre 3,248 morts en Chine. Quelle est la situation dans les principaux pays industrialisés ? La France compte 12612   personnes    contaminées et 450 décès. L’Allemagne compte 19848   personnes   contaminées  et 59  personnes décédées. Le Royaume –Uni compte 3983 personnes contaminées et 177 décès. L’Espagne compte 20412 personnes infectées et 1044 décès. Les  Etats-Unis comptent 17512 personnes contaminées   et 234 personnes décédées. Le Canada compte plus de 1330 contaminations avec 19 décès.Les chiffres ci-dessus datent du 21 mars.Ceux du 22 mars sont déjà différents et en hausse. Voilà donc en gros la situation dans les pays qui ont les moyens et qui n’arrivent pourtant  pas à stopper la propagation du covid-19  chez eux. Aujourd’hui, le nombre de morts a dépassé  les 11000 dans le monde pour plus de 271 660 cas d’infection   détectés dans 164 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Mais si la situation est aussi catastrophique dans ces pays c’est parce que les différents gouvernements  capitalistes    ont détruit pendant des années le système de santé  qui plaçait l’homme au centre des préoccupations .Le système de santé  de ces pays  s’est trouvé  dans l’impossibilité de réponde aux demandes de soins des citoyens face au Covid-19. La semaine dernière, l’Italie a demandé de l’aide aux pays européens pour faire face à la propagation du Covid-19.La France et l’Allemagne, pays d’Europe, ont refusé  en prévision de ce qu’eux-mêmes pourraient bien avoir besoin de leur équipement pour faire face à l’évolution de la propagation du Covid-19 chez eux.   C’est la Chine qui est venue en aide à l’Italie. Cela vous donne une idée très claire de ce qui va nous arriver si la situation devenait difficile dans le pays. Nous ne pourrons alors compter que sur nous-mêmes, sur nos propres forces.  C’est pour cette raison que nous ne devons pas nous amuser avec ce qui se passe. Au contraire nous devons prendre ça très au sérieux et faire appel à   notre génie, tout notre génie. Nous devons recourir  non seulement à ce que la médecine moderne nous offre,  mais surtout  à notre médecine qui a déjà fait ses preuves dans des situations similaires. Nous devons observer une certaine discipline face aux recommandations des spécialistes de la santé qu’ils soient de la médecine moderne ou de la médecine béninoise. Les généraux qui dirigent notre guerre contre cette armée du Covid-19 sont incompétents et ne semblent pas prendre la mesure de la menace. Que chaque Béninois se considère comme un soldat au front et qu’il se prépare à faire face courageusement à ce Covid-19. Nous devons être très vigilants et garder la confiance quant à nos capacités de venir à bout de cette maladie malgré la destruction de notre système de santé.

    Je retiens que le Bénin est en pleine préparation pour les élections communales et municipales. Je suis allé fouiller mes documents pour en sortir une ordonnance qui faisait fonction de code  électoral  pour l’élection des commissaires du peuple (députés).Le texte d’où j’ai fait l’extrait est :  « ordonnance n°78-18 du 30 mai 1978  fixant le nombre et les modalités d’élection des commissaires du peuple à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire. »Les Béninois qui ont autour de quarante ans ont le droit de savoir qu’il y a eu dans notre pays  des codes électoraux totalement différents de ceux   qu’ils ont connus ces trente dernières années.  

    Chapitre II : des bases électorales, du nombre  et de la répartition des commissaires du peuple.

    Article 10 :la représentation du peuple  béninois à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire  se fait sur la base  des catégories socio-professionnelles, des organisations de masse et du parti de la révolution populaire du Bénin.

    Article 11 :les catégories socio-professionnelles sont :

    1-La paysannerie et l’artisanat :ils  enveront 84 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire.(1 par district, A l’époque il y avait 84 districts, ou communes)

    2-Les ouvriers :Ils enverront 33 représentants à l’Assemblée Nationale révolutionnaire par une répartition proportionnelle.

    3-La bourgeoisie locale : elle enverra 8 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 2 par province pour l’Ouémé et l’Atlantique et 1 par province pour les autres provinces. A l’époque il y avait 6 provinces ou départements

    4-Les enseignants de base (les instituteurs) :Ils  enverront 18 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 3 par province.

    5-Les enseignants des CEMG et LYCEES :Ils  enverront 7 représentants  à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire. C’est une répartition unique et nationale.

    6- Les agents de santé :Ils enverront 12 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 2 par province.

    7-Les agents moyens et auxiliaires de l’agriculture de l’élevage et de la pêche : Ils enverront 12 représentants   à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 2 par province.

    8-Les agents moyens  et auxiliaires de l’équipement  et des transports :Ils enverront 6 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 1 par province.

    9-Les agents moyens et subalternes d’administration, des collectivités, des finances et de la justice :Ils  enverront 12 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 2 par province.

    10-Les cadres supérieurs de l’Etat, D.G., et chefs services de toutes les branches :Ils enverront 20 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire.La répartition est nationale.

    11 Les corps religieux :Ils enverront 6 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 1 pour les catholiques, 1 pour les protestants, 1 pour les musulmans et 3 pour les animistes.

    12-Les corps de F.A.P.( Forces Armées Populaires)

      *Les hommes  du rang :Ils enverront 13 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire sur la base  d’une répartition proportionnelle par province.

      *Les sous-officiers :Ils enverront 10 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire sur la base d’une répartition proportionnelle par province.

      *Les officiers :Ils enverront 10 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire  sur la base d’une   répartition nationale unique.

    13-Les organisations

    *Les Coopératives UNB/CPU : Elles enverront 6 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 2 pour la coopérative UNB, 2 pour les étudiants du CPU,  et 2 pour les étudiants  de l’UNB.

       * Les coopératives scolaires :Elles enverront 12 représentants  à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire   à raison de 2 par province.

        * Les Comités d’organisation des femmes :Ils enverront 18 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire à raison de 3 par province.

         *Les comités d’organisation des jeunes :Ils enverront 12 représentants  à l’Assemblée  Nationale Révolutionnaire à raison de 2 par province.

         *L’UNSTB :Elle enverra 8 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire .

         *Les Comités de Défense de la Révolution (CDR) :Ils enverront 8 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire.

         * Le PRPB :Il   enverra 21 représentants à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire.

     

    Voilà un extrait du code électoral qui prévoit la représentation de toutes les couches sociales du pays à l’assemblée. Toutes les couches sociales ont le droit d’être représentées à l’Assemblée. Ce qui théoriquement a été fait pendant la période révolutionnaire est qualitativement cent fois en avance sur ce qui nous est imposé aujourd’hui. Je dis bien  théoriquement, chacun sait la pratique qui en a été faite. Mais que les paysans et artisans, que les étudiants et élèves des collèges et lycées, que la bourgeoisie nationale soit représentée  au niveau de l’organe suprême du pouvoir d’ Etat  est un grand progrès. Que le rôle de l’argent soit inexistant et que seule la valeur morale  de l’individu prévale est un progrès immense par rapport à ce qui se passe aujourd’hui où des personnes que tout le monde sait totalement corrompues sont promues et se pavanent devant nous. Ce sont des personnes toute honte bue qui nous font honte. Comment des personnes sans morale vont inspirer la morale auprès de la jeunesse de notre pays ? C’est  à cause de cette catégorie d’hommes politiques que notre jeunesse montre des comportements extrêmement inquiétants aujourd’hui. Mais j’ai foi que la bonne semence lèvera et les fruits dignes de notre génie sortiront des nouvelles fleurs.

    Avec la Constitution du 11 décembre 1990, il est interdit d’emprisonner des citoyens béninois pour leur opinion politique. Mais dès son arrivée au pouvoir Talon a déchiré notre constitution et a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion. Talon doit donc libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés.  Par ailleurs, il y a des jeunes qui sont en prison pour leur opinion politique depuis des mois. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation- licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon doit libérer le journaliste Ignace Sossou injustement condamné et emprisonné. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale d’avril-mai 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog

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  • 194 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 15/03/2020

    194 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 15/03/2020
    Le trentième anniversaire de la Conférence de février 1990 est devenu un événement de ce début d’année 2020. Nous n’avons pas vu passer le dixième anniversaire alors que tous les grands ténors de cette conférence étaient vivants.Nous n’avons pas vu passer le vingtième anniversaire alors même que tous les protagonistes, tous ceux qui ont gagné cette bataille contre le peuple auquel ils sourient hypocritement étaient vivants. Chacun peut donc comprendre que cette vogue pour le trentième anniversaire prend certainement sa source dans la situation délétère que vit notre peuple avec la gouvernance de Talon. Talon est aussi intervenu sur la Conférence de février 1990 et l’utilisation qu’on a faite des libertés conquises.Son verdict qui fonde sa gouvernance est claire.Pendant les trente années du renouveau démocratique, nous sommes tombés dans l’anarchie et c’est pour arrêter l’anarchie qu’il a mis en œuvre toutes ses réformes les unes aussi criminelles que les autres.Talon reconnaît qu’il a supprimé les libertés et, en filigrane, il reconnaît avoir installé une dictature dans notre pays .
    Mais c’est l’Eglise Catholique qui a fait le plus de bruit à propos du trentième anniversaire de la conférence de février 1990.Elle a , en effet, élaboré et adopté tout un programme qui va du 18 février 2020 au 29 février 2020.Il est prévu des journées de jeûne, de neuvaines, de prières, et d’aumône.Le programme se termine le 29 février 2020 par un colloque international !!! (encore un !)dans la salle bleue du Palais des Congrès à Cotonou. Je pas entendu que l’Eglise Catholique a fait observer une minute de silence à la mémoire militants du PCB et d’autres citoyens victimes de la barbarie de Kérékou. Je n’ai pas entendu un seul mot sur les luttes qui ont conduit à cette conférence de février 1990, aucun mot sur les sacrifices consentis par les citoyens et les travailleurs.L’Eglise ne peut pas oublier que parmi les morts, il y a des fidèles de l’Eglise Catholique. L’église est heureuse d’avoir joué un rôle qui, à maints égards, est un rôle de trahison des valeurs cardinales de l’existence de notre nation.Les citoyens d’un pays doivent montrer par tous les moyens qu’ils sont citoyens de ce pays.Les participants à la conférence n’ont même pas fait la moindre allusion à la souveraineté du Bénin,à son indépendance.La plupart d’entre eux, sont tournés vers l’extérieur qui doit pouvoir, selon eux, sauver le Bénin. La plupart des participants ont même honte de dire qu’ils sont Béninois. Trente ans plus tard, la pauvreté s’est aggravée dans le pays.L’extérieur, qui n’a pas pu se sauver lui-même, n’a donc pas pu sauver le Bénin. Et les évêques du Bénin ne peuvent pas dire qu’ils ignorent cette situation que vivent les Béninois.
    Après l’Eglise Catholique, c’est Joël AÏVO qui a organisé un colloque international de deux jours à partir du 28 février 2020 sur les trente ans de la Conférence de février 1990.Joël AÏVO constate que la démocratie est en danger. Il déclare en effet : « A l’évidence , il n’échappe à personne que « nous célébrons cet anniversaire au moment où le pays s’interroge sur son avenir politique et ses perspectives démocratiques .. .Les Béninois sont préoccupés par l’état de santé de leur démocratie.Ils assistent désabusés au déclassement de la Conférence nationale » (Joël AÏVO).Monsieur AÏVO va certainement organiser d’autres colloques sur la conférence de février 1990.Mais aucun colloque ne changera la nature essentiellement anti-nationale de cette conférence et ce n’est pas tout le bruit que l’Eglise peut faire qui y changerait quelque chose.
    Le trentième anniversaire de la conférence de février 1990 a été commémoré par le Parti Communiste du Bénin.Le PCB a publié une Déclaration le 23 février, Déclaration qui a fait l’objet d’une conférence publique le 27 févier 2020 à la Bourse du Travail. La Déclaration porte le titre suivant : DU MARCHE DE DUPES A L’INSTAURATION D’UNE NOUVELLE AUTOCRATIE.Comme on peut le constater, c’est un titre suffisamment éloquent, suffisamment clair pour permettre à chacun de comprendre ce qui nous est arrivé.Ce qui nous est arrivé, c’est le combat déclenché par les forces du progrès contre le pouvoir de Kérékou. Ce qui nous est arrivé, c’est que ce combat a exigé des sacrifices et même des pertes en vies humaines. Ce qui nous est arrivé c’est que Kérékou a été défait, vaincu. Lorsqu’un général est contraint à prendre la fuite devant des populations qui le pourchassaient, chacun de ses soldats sait qu’il appartient à une armée vaincue.Et ça s’est passé le 11 décembre 1989 à Cotonou.Ce qui nous est arrivé, c’est que nous avons osé lutter, mais nous n’avons pas osé vaincre.Et c’est le général vaincu qui a organisé la conférence qu’appelait sa défaite. Naturellement, il a invité ceux qui pouvaient consolider dans ses mains le pouvoir que les populations lui avaient arraché .Kérékou était en réalité disqualifié pour convoquer une conférence dont la mission serait d’aborder la solution aux problèmes du pays.
    La convocation de la conférence était en elle-même un acte d’usurpation et la conférence et les résultats qui en sont issus sont frappés du sceau indélébile d’usurpation. Parce que ce sont des forces rétrogrades, réactionnaires et anti-nationales qui se sont retrouvées entre elles pour dépouiller le Bénin de ses richesses. Ce sont des forces qui ont fait totalement allégeance aux puissances étrangères et donc, la conférence de février 1990 n’était pas une conférence des forces vives de notre pays. C’est une conférence des ennemis de l’émancipation de notre peuple ; c’est une conférence de l’arriération de la jeunesse de notre pays. Trente ans après, on voit bien les conséquences désastreuses que la mise en œuvre des décisions de la Conférence de février 1990 a sur le peuple, sa jeunesse et ses femmes. Pendant les trente années de ce qu’il est convenu d’appeler renouveau démocratique, les différents gouvernements ont travaillé à anesthésier le peuple, à vider la jeunesse de tout esprit de résistance, de tout esprit de combat qui fait précisément que la jeunesse est porteuse des espérances du peuple. Aujourd’hui, les parents qui ont souvent couru derrière cinq cents francs, regardent vers le lointain leurs enfants de 30,35 ans à côté sans travail et ils ne savent pas qu’ils ont une responsabilité dans la situation déplorable que vivent leurs enfants. La conférence de février 1990 était un carrefour, et, comme à tout carrefour, on peut prendre ou non la bonne direction. Ceux qui sont exclusivement au service des puissances étrangères ont fait prendre au pays la mauvaise direction. Aujourd’hui l’ensemble du peuple subit les conséquences de cette mauvaise orientation et il s’en est suivi un grand recul pour le peuple. Avec Talon ce sont des larmes de sang qui coulent de nos yeux. Le peuple qui a appris à oser lutter doit maintenant apprendre à oser vaincre. Talon sera vaincu et ce ne sera pas lui qui convoquera la conférence qui se chargera de choisir le pouvoir qui doit remplacer le sien.
    Je retiens que beaucoup de nos concitoyens pensent qu’il est possible de dégager un dictateur par des élections dont il est seul à concevoir et à appliquer les règles. Les Béninois doivent se débarrasser de cette grosse illusion électoraliste et s’engager dans la voie de la lutte contre la gouvernance criminelle de Talon. C’est cette lutte courageuse et multidimensionnelle qui seule peut permettre de nous débarrasser de cette dictature intolérable. Oser lutter, mais surtout oser vaincre et ne laisser personne gérer notre victoire à notre place. Les jeunes, les travailleurs, les femmes doivent être jaloux de toutes les parcelles de victoire qu’ils remporteront sur Talon.
    Dès sa prise de pouvoir, Talon a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion politique. Et pourtant la Constitution béninoise a interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Il y a des jeunes qui sont en prison pour leur opinion politique depuis des mois. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation- licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon doit libérer le journaliste Ignace Sossou injustement condamné et emprisonné Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale d’avril-mai 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog
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  • 193 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 08/03/2020

     

    Les élections communales et municipales se préparent. Le dépôt de candidature est lancé le 2 mars 2020. Les électeurs peuvent justifier leur identité avec la carte de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) (carte d’électeur).Ils peuvent voter avec leur carte nationale d’identité, leur Passeport, leur Livret de pension civile ou militaire comportant la photo du titulaire et plusieurs autres pièces pouvant prouver leur identité. Au fond on peut se passer de la carte d’électeur. En principe ce n’est pas un problème mais ceux qui ont pris cette décision n’ont jamais été des enfants de cœur et donc je ne peux leur donner la communion sans confession. Ce sont des gens qui ne font rien au hasard et tous les actes qu’ils posent sont des pièges tendus au peuple. Chaque dossier de candidature comporte huit pièces. Les partis n’ont pas le droit de former une alliance de partis pour aller aux élections. Chaque parti doit donc présenter des candidats dans les 546 circonscriptions électorales (les arrondissements) soit 1815 candidats titulaires et 1815 candidats suppléants. La caution est de 18 millions 150 mille francs par parti. Nous apprenons que le parti UP veut présenter le maire de Bohicon à Cotonou. Bien sûr que personne ne s’attend à ce que le deuxième parti de Talon, le BR, présente un challenger contre Luc Atrokpo à Cotonou. Ce n’est pas à l’ordre du jour ce ne sont pas les partis qui présentent les candidats aux élections, tout le monde le sait !ALLONS SEULEMENT !Courage à vos tous.

    Je retiens que le trentième anniversaire de la Conférence de février 1990 continue d’occuper les groupes et les cerveaux. L’Eglise catholique sous la direction de la CEB a commémoré le trentième anniversaire de la Conférence de février 1990, le Parti Communiste du Bénin (PCB) a organisé une conférence à la bourse du Travail le jeudi 27 février 2020 sur le 30ème anniversaire de la Conférence de février 1990, Joël AÏVO a organisé un colloque, sur lequel Thérèse WAOUNWA a publié une lettre ouverte. Je pense que nous parlerons encore et encore du trentième anniversaire de la Conférence de février 1990.L’intérêt que nous y portons commande qu’on y revienne.

    Dès sa prise de pouvoir,Talon a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion politique. Notre Constitution a pourtant interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour délit d’opinion. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Beaucoup de jeunes sont en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation-licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale d’avril-mai 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog
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    (Le mets n'est pas consistant mais je vous pris de l'accepter comme ça! Bon appétit!)

  • 192 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 01/03/2020

     

    Le 28 février 2020, la Conférence de février 1990 a fermé trente ans. Si elle était un être humain, elle se serait mariée et aurait déjà peut-être eu  un ou plusieurs enfants. Mais voilà, la conférence est une idée qui n’a pas pu prospérer parce qu’elle a été gérée par des hommes qui n’aiment pas que le peuple soit ce qu’il veut être. Mais j’ai envie de profiter de cet anniversaire pour parler brièvement des conférences  que notre pays a connues.

    Tout le monde sait que l’une des toutes premières conférences nationales tenues au Bénin est celle de 1970. Le 10 décembre 1969 en effet, un coup d’Etat militaire a débarqué ZINSOU. Les militaires qui ont fait le coup, ne voulaient pas garder le pouvoir pendant longtemps. C’est pour cette raison qu’ils décident d’organiser des élections pour remettre le pouvoir aux civils. Face à la situation  de crise que traversait le pays, et consciente du fait les élections ne pouvaient pas résoudre les problèmes qui se posaient au pays, la LIGUE NATIONALE DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE (LNJP) a fait une déclaration  publiée le 17 février 1970.   «HALTE AUX ELECTIONS TRIBALISTES DE MARS 1970.EN AVANT POUR LA POLITIQUE NOUVELLE D’INDEPENDANCE NATIONALE !Les violences apparues au cours des élections ont contraint les militaires à arrêter les élections. Mais les militaires tenaient à remettre le pouvoir aux civils. C’est pourquoi ils invitent les anciens présidents MAGA, APITHY et AHOMADEGBE pour un séminaire à Savè. ZINSOU a refusé de participer à cette conférence qui accouche de la Charte du Conseil Présidentiel. Les militaires n’ont pas invité les  responsables des organisations progressistes qui, à leurs yeux ne comptaient pas. Naturellement, le Conseil Présidentiel ne pouvait aller loin.

    Le 26 octobre 1972 les militaires mettent fin au pouvoir du Conseil Présidentiel. Contrairement aux militaires de 1970, les militaires de 1972 ont fait appel à tous les responsables  politiques de la droite de même que  les responsables des organisations progressistes de jeunes et de travailleurs ont été invités.Les responsables des organisations de jeunes et de travailleurs  ont été très vigilants et ont refusé de travailler  avec les responsables des partis de droite qui on déjà gouverné le pays et qui l’avaient  gouverné dans l’intérêt du pacte colonial. Le chef de la junte militaire a accédé à l’exigence des Forces du Progrès  et les a installées en Commission Nationale Spéciale. Cette Commission a déposé son rapport le 15 novembre et a proposé au pays une Politique Nouvelle d’Indépendance Nationale. Le 30 novembre 1972 le chef de la junte militaire choisit pour le pays le programme des organisations progressistes et en fait le Discours Programme POUR UNE POLITIQUE NOUVELLE D’INDEPENDANCE NATIONALE. Il y eut un immense espoir au sein des travailleurs, au sein  de la jeunesse et au sein de l’ensemble du peuple.   La mise en application de ce programme   dans les principaux domaines de l’activité nationale n’a pas été à la hauteur  des attentes du peuple. A  partir des années quatre-vingts, la situation s’est totalement  détériorée  dans le pays. La crise a pénétré tous les secteurs de la vie sociale. Les travailleurs, les étudiants, les élèves étaient en mouvement. Kérékou ne pouvait plus gouverner comme il le voulait. Lui et son gouvernement sont obligés de reculer et de faire des concessions notables. La Conférence qu’ils organisent se tient du 19 au 28 février 1990 à Cotonou. La qualité des participants à cette conférence est exécrable. Les valeurs de souveraineté du pays, d’émancipation du peuple sont étrangers à leur préoccupation. Parmi les participants il y avait ceux qui ont conçu et exécuté l’agression du 16 Janvier 1977. Parmi les participants, il y a ceux qui se sont déclarés hostiles au Discours Programme du 30 novembre 1972 pour une politique nouvelle d’indépendance nationale , des personnes qui ne peuvent supporter qu’on parle  de souveraineté, d’indépendance du Bénin. Les forces du progrès étaient totalement absentes de la conférence de février1990.  Bref la grande majorité des participants était opposée aux idées  d’émancipation du peuple béninois. Quand des personnes de cette qualité se rencontrent, ils ne peuvent rien faire de bien pour le  peuple béninois. Dès qu’ils ont mis la main sur le pouvoir, ils ont commencé à voter des lois d’exclusion du peuple de la gestion des affaires du pays. Avec Talon nous sommes arrivés au bout du rouleau. Aujourd’hui notre société porte l’inévitable grossesse d’une conférence nationale, d’une conférence politique du peuple. Ce sera la quatrième mais elle ne se passera pas comme les autres.

    Je retiens que les élections  communales et  municipales se  préparent dans l’indifférence presque générale du peuple béninois. Les élections, c’est l’affaire de Talon et ses amis. La CENA  a dit aux partis impliqués dans leur processus électoral qu’un candidat qui n’a pas sa carte d’électeur peut pourtant être candidat. Pour les élections communales et municipales, l’arrondissement est la circonscription électorale. Il y en a 546 sur toute l’étendue du territoire national et chaque parti  doit présenter des candidats dans touts les arrondissements du pays. Sous Talon le peuple n’a aucun droit, on lui choisit ceux qui vont le gouverner qu’il veuille ou pas. Mais cela ne pourra pas durer éternellement ! L’autocratie de Talon connaîtra elle aussi sa fin ! Les travailleurs, les jeunes et l’ensemble du peuple doivent reprendre l’initiative !

     

     

    Talon a fait enfermer  Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion politique. La  Constitution béninoise  a interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Il y a des jeunes qui sont en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation-licenciement  criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale d’avril-mai 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog

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  • 191 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend? 23/2/2020

    Je retiens que le Bénin est entrain de fêter le trentième anniversaire de la Conférence de février 1990.Ouverte le 19 février 1990, cette conférence a été clôturée le 28 février 1990.Tous ceux qui ont un certain âge et qui ont suivi les événements qui ont précédé la conférence de février 1990, savent que cette conférence a été un gros marché de dupes. D’abord, avec la qualité des participants. Aucun de ceux qui ont vraiment mené le combat contre Kérékou n’était à la conférence de février 1990. Chacun sait maintenant que toutes les forces présentes à cette conférence de février 1990 étaient des forces réactionnaires, et rétrogrades, des forces hostiles au progrès de notre pays, des forces qui soutiennent les forces extérieures et leur politique d’oppression contre notre pays et son peuple. En ce sens la conférence de février 1990 était une revanche des forces de droite contre les forces de progrès et leur programme de 1972.Ensuite,depuis 1990, les forces de droite n’ont conçu que des lois d’exclusion des forces du progrès de la gestion des affaires de notre pays. Depuis 1990 la pauvreté s’est aggravée, les conditions à l’école se sont détériorées, les populations vivent de plus en plus mal depuis 1990.Avec la gouvernance de Talon, tout est devenu pire à cause de la violence inouïe avec laquelle cette gouvernance s’exerce sur notre peuple. Les stigmates de cette violence inacceptable sont indélébiles sur le corps social de notre peuple. Depuis 2015, les Forces de progrès regroupées au sein de la Convention Patriotique des Forces de Gauche ont indiqué à tout le peuple béninois que les élections ne peuvent pas résoudre les problèmes de notre pays. En 2015 nous avons donc appelé à une conférence nationale, une assise nationale, une conférence politique du peuple pour aborder les problèmes qui se posent à notre pays. Nous avons même créé le Front du Refus du Bénin Waxala pour diffuser notre idée sur le danger qu’il y a à s’engager dans le processus électoral. Des personnes apparemment bien pensantes nous ont même rejoints dans le combat contre les élections et pour la convocation d’une assise nationale.Parmi ces personnes certaines étaient même allées s’installer au présidium du Front .Aujourd’hui nous les voyons dans les partis créés par Talon. Personne ne nous a donc écoutés, nous sommes allés aux élections législatives. Le pays s’est enfoncé dans la crise. En 2016 les Forces de Progrès ont réaffirmé qu’il fallait une assise nationale. Certains se sont moqués de l’idée diffusée par les Forces de Gauche. Les intérêts en jeu n’ont pas permis de nous écouter. Le pays est allé aux élections présidentielles et voilà où nous nous trouvons aujourd’hui. Depuis l’arrivée de Talon nos conditions de vie se sont dégradées en raison des impôts qui frappent sans distinction les populations, en raison de la détérioration des conditions de vie dans les écoles, en raison des conditions rendues difficiles pour se soigner dans les centres de santé, bref en raison des conditions générales de vie totalement dégradées des populations. La droite fasciste de notre pays aidée des cadres intellectuels qui disent qu’ils ne font pas de politique, fête le trentième anniversaire de la Conférence de février 1990. Mais la société béninoise porte depuis longtemps la grossesse d’une Conférence Nationale, d’une Assise Nationale, d’une Conférence Politique du Peuple(CPP) Que chacun comprenne que si Boni Yayi avait eu le courage politique de convoquer en 2015 la Conférence Nationale que les Forces de Gauche demandaient, nous n’aurions pas eu les morts de 2019. Aujourd’hui, Talon ne veut pas que des personnes qu’il ne veut pas voir viennent parler de la politique de notre pays. Pour ça il va peut-être encore utiliser les armes mais le pays ne sera pas pour autant calme et tranquille. Plus la droite va repousser l’échéance de l’Assise Nationale, plus les dégâts vont s’accumuler et chaque mort qui va arriver comptera désormais comme un mort dû à la non tenue de la conférence nationale tout comme les morts de 2019 sont à mettre sur le compte de l’entêtement de la gouvernance de la droite. Je retiens que le Ministre Mahougnon KAKPO a défini de nouvelles conditions de passage du premier au second cycle de l’enseignement secondaire, de la troisième en seconde. Désormais on passe en seconde soit avec la moyenne 10/20, soit avec le BEPC. C’était bien la peine de prendre des décisions sans fondement sans réfléchir et se rendre compte après coup qu’on s’est trompé. Mais c’est déjà mieux de tenter de se corriger. S’ils pouvaient corriger toutes les mauvaises décisions criminelles qu’ils ont prises à propos des enseignants et des écoles ce serait tout à leur honneur. Je retiens que le Présidant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a décidé d’entrer en pourparlers avec les Djihadistes. Si c’est une décision indépendante de l‘influence française, alors c’est une solution salutaire que je salue. Les Maliens doivent trouver le moyen de se retrouver entre eux, sans intermédiaire, sans observateur. Les Maliens doivent mettre la France hors jeu et se parler en toute indépendance dans un esprit de souveraineté. Si c’est dans cet esprit qu’IBK veut dialoguer avec les Djihadistes, alors courage à lui et courage au peuple malien. C’est pour leur opinion politique que Laurent METONGNON et ses co-accusés ont été enfermés par Talon dès sa prise de pouvoir. Et pourtant notre Constitution a interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation-licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale de 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog : http://benin-temoignages.hautetfort.com

  • 190 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend 16/2/2020?

     
    Je retiens qu’il y a quelques semaines, un jeune du nom de Adam Bio Zakari a été victime d’une agression criminelle à Abomey-Calavi. Je n’ai pas encore appris que la police a mis la main sur les auteurs de cette agression criminelle. Cette fois-ci c’est Damien DEGBE qui a été victime d’une autre agression sauvage le 5 février 2020 et qui n’a eu la vie sauve que grâce aux populations. L’insécurité autour des jeunes de l’opposition devient extrêmement inquiétante. Le 10 février dernier, l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme (ODHP) a lancé une alerte en direction de l’opinion nationale et internationale sur les agressions physiques dont de plus en plus de jeunes sont victimes. Le gouvernement ne doit pas faire comme si cela ne l’intéressait pas. Il doit faire la lumière sur ces actes d’agression surtout lorsque les auteurs sont connus. Il ne faut pas que les assassinats deviennent des actes banals dans notre pays parce que dans ce cas, c’est tout le monde qui va souffrir de l’insécurité.
    Je retiens que le gouvernement prépare activement les élections communales et municipales. C’est pour cette raison qu’il paraît qu’une simple reconnaissance de dette devrait suffire à obtenir le quitus fiscal ! Puis enfin je constate que sur la demande pour l’obtention dudit quitus fiscal, on doit mentionner son parti !Le quitus fiscal est il réservé aux seuls candidats aux élections ? Le quitus fiscal n’est –il pas un document administratif que tout citoyen devrait avoir comme tout citoyen a une carte d’identité ou un certificat de nationalité ? Les nombreux documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature n’entraîneront aucun frais pour les candidats. Les maires et les chefs d’arrondissement signeront ces documents sans timbre malgré le surplus de travail que cela impose aux agents. Chacun sait que ces périodes qui apportent de surcroit de travail, apportent aussi des moyens aux individus et aux communes. Le pouvoir aurait dû rembourser à chaque commune le montant de toutes ces légalisations pour le surplus de travail imposé aux agents afin de donner un peu de moyens aux communes et aux arrondissements.
    Je retiens enfin que depuis quelques semaines, on ne parle que de la consommation d’alcool et de stupéfiants par les jeunes de notre pays.
    C’est d’abord les évêques du Bénin qui ont stigmatisé cette consommation d’alcool chez les jeunes et qui ont parlé de l’alcoolisme des jeunes comme d’un fléau préoccupant. Le jeune André Yaovi ASSE, premier responsable de l’Union de la Jeunesse Communiste du Bénin s’est étonné de la préoccupation des évêques alors que les jeunes et les élèves font face à de nombreux problèmes. Le jeune André Yaovi ASSE écrit notamment : «J’ai été surpris, qu’au plan social, en ce début d’année, les évêques du Bénin aient trouvé que le problème le plus préoccupant au Bénin est l’éthylisme des jeunes ; au point d’éclipser les salles de classes surpeuplées, les classes sans maître, les aspirants sans salaires, les amphis surpeuplés, les artisans sans ateliers, cette génération de célibataires endurcis et de vieilles filles créées par la pauvreté et le manque d’espoir, etc. » Le jeune André Yaovi ASSE n’a pas eu les réponses qu’il faut à ses préoccupations. Une rencontre a eu lieu entre les autorités politiques, et judiciaires et certains responsables d’établissements privés et les associations de parents d’élèves.
    « Les Ministres des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Monsieur Mahougnon KAKPO, celui de la Santé, Monsieur Benjamin HOUNKPATIN, et le Procureur de la République près le tribunal de 1ère instance de 1ère classe de Cotonou, Monsieur Mario METONOU, ont tenu une séance de travail ce vendredi 07 février 2020 à la salle des fêtes de la tour administrative de Cotonou
    « Dans son mot introductif, le Ministre Mahougnon KAKPO, a fait savoir qu'il est constaté dans les établissements, une déviance des apprenants. »
    « Le Procureur de la République, Monsieur Mario METONOU, a fait cas de 05 élèves mineurs d'un collège de Cotonou qui ont consommé un gâteau d'anniversaire préparé avec du cannabis dans le mois de janvier 2020. Selon le Procureur de la République, l'enquête a révélé que le gâteau a été fourni par un individu bien connu du milieu scolaire et qui en fait une distribution devant les collèges et lycées de Cotonou. Une enquête conduite par l'OCERTID est en cours pour retrouver toutes les personnes impliquées dans cette affaire. << Cette procédure a fini de nous convaincre de ce que la vente et la consommation des drogues en milieu scolaire par des mineurs n'est pas un phénomène nouveau >>a-t-il laissé entendre »
    A-t-on au moins commencé par mettre la main sur « l’individu bien connu du milieu scolaire » qui a préparé le gâteau d’anniversaire ? J’espère que ma question , elle, aura une réponse ! Une autre rencontre a eu lieu, toujours sur le même sujet :
     
    « Sur invitation du Ministre des E.S.T.F.P., une séance de travail a eu lieu mardi 11 février 2020 à 15h 00 à la salle des conférences et des fêtes de quatre Ministères, dont celui des enseignements secondaires, installés dans la tour administrative en face du Ministère des Affaires étrangères. Étaient présents en face du Ministre, de son DC et du SGM, les DDESTFP du Littoral et de l'Atlantique, les membres du Bureau national et des Bureaux de zones du Patronat ESPB, les membres des Bureaux du Collectif public comme privé et ceux des Bureaux de zone, des Fondateurs, Directeurs ou leurs représentants, les représentants des écoles catholiques, protestantes et autres, les membres du Bureau national des parents d'élèves, la Police républicaine, bref tous les acteurs principaux du système éducatif et naturellement la Presse. L’Objet de la réunion a été : *Problématique de société*. Très préoccupé par l'ampleur que prend le phénomène dans les établissements secondaires de nos jours, le Ministre, juste à son entrée en salle à 15h 45 a introduit sa brillante intervention par : "Si vous voulez détruire un pays, point besoin de guerre ou autre chose, détruisez les écoles et le système éducatif, et c'est fait." Notre système éducatif est attaqué de toute part par des *déviances* de toute sorte dans nos collèges et lycées »
    Ainsi donc tout le monde dit que les jeunes boivent de l’alcool, tout le monde dit que les jeunes prennent de la drogue. Et tout le monde dit que c’est ce qui est préoccupant !
    Oui il suffit de détruire le système éducatif pour détruire un pays. Depuis 2016, toute la gouvernance de Talon a attaqué et détruit notre système éducatif. Le corps enseignant est détruit avec des licenciements massifs alors que ce corps enseignant était insuffisant ! La gouvernance de Talon a détérioré les conditions de vie des élèves et des étudiants !La gouvernance de Talon a fermé des écoles. Pour nos évêques rien de tout cela n’est préoccupant. Les jeunes boivent de l’alcool !Pour les les ministres qui ont participé à la destruction de notre système éducatif ce qui est préoccupant c’est que les jeunes prennent de la drogue.
    Le meurtrier revient toujours sur les lieux du crime.Et tous les vautours, tous les charognards de toutes espèces qui ont tué notre école viennent s’asseoir en face pour dire que les jeunes boivent de l’alcool, qu’ils prennent de la drogue et que c’est ce à quoi le gouvernement veut s’attaquer !Honte à vous tous !
    Dès sa prise de pouvoir Talon a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion politique alors que notre Constitution a interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation-licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale de 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog : http://benin-temoignages.hautetfort.com
     
     

  • 190 Qu’est-ce que je retiens pour ce weekend 16/2/2020?

     
    Je retiens qu’il y a quelques semaines, un jeune du nom de Adam Bio Zakari a été victime d’une agression criminelle à Abomey-Calavi. Je n’ai pas encore appris que la police a mis la main sur les auteurs de cette agression criminelle. Cette fois-ci c’est Damien DEGBE qui a été victime d’une autre agression sauvage le 5 février 2020 et qui n’a eu la vie sauve que grâce aux populations. L’insécurité autour des jeunes de l’opposition devient extrêmement inquiétante. Le 10 février dernier, l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme (ODHP) a lancé une alerte en direction de l’opinion nationale et internationale sur les agressions physiques dont de plus en plus de jeunes sont victimes. Le gouvernement ne doit pas faire comme si cela ne l’intéressait pas. Il doit faire la lumière sur ces actes d’agression surtout lorsque les auteurs sont connus. Il ne faut pas que les assassinats deviennent des actes banals dans notre pays parce que dans ce cas, c’est tout le monde qui va souffrir de l’insécurité.
    Je retiens que le gouvernement prépare activement les élections communales et municipales. C’est pour cette raison qu’il paraît qu’une simple reconnaissance de dette devrait suffire à obtenir le quitus fiscal ! Puis enfin je constate que sur la demande pour l’obtention dudit quitus fiscal, on doit mentionner son parti !Le quitus fiscal est il réservé aux seuls candidats aux élections ? Le quitus fiscal n’est –il pas un document administratif que tout citoyen devrait avoir comme tout citoyen a une carte d’identité ou un certificat de nationalité ? Les nombreux documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature n’entraîneront aucun frais pour les candidats. Les maires et les chefs d’arrondissement signeront ces documents sans timbre malgré le surplus de travail que cela impose aux agents. Chacun sait que ces périodes qui apportent de surcroit de travail, apportent aussi des moyens aux individus et aux communes. Le pouvoir aurait dû rembourser à chaque commune le montant de toutes ces légalisations pour le surplus de travail imposé aux agents afin de donner un peu de moyens aux communes et aux arrondissements.
    Je retiens enfin que depuis quelques semaines, on ne parle que de la consommation d’alcool et de stupéfiants par les jeunes de notre pays.
    C’est d’abord les évêques du Bénin qui ont stigmatisé cette consommation d’alcool chez les jeunes et qui ont parlé de l’alcoolisme des jeunes comme d’un fléau préoccupant. Le jeune André Yaovi ASSE, premier responsable de l’Union de la Jeunesse Communiste du Bénin s’est étonné de la préoccupation des évêques alors que les jeunes et les élèves font face à de nombreux problèmes. Le jeune André Yaovi ASSE écrit notamment : «J’ai été surpris, qu’au plan social, en ce début d’année, les évêques du Bénin aient trouvé que le problème le plus préoccupant au Bénin est l’éthylisme des jeunes ; au point d’éclipser les salles de classes surpeuplées, les classes sans maître, les aspirants sans salaires, les amphis surpeuplés, les artisans sans ateliers, cette génération de célibataires endurcis et de vieilles filles créées par la pauvreté et le manque d’espoir, etc. » Le jeune André Yaovi ASSE n’a pas eu les réponses qu’il faut à ses préoccupations. Une rencontre a eu lieu entre les autorités politiques, et judiciaires et certains responsables d’établissements privés et les associations de parents d’élèves.
    « Les Ministres des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Monsieur Mahougnon KAKPO, celui de la Santé, Monsieur Benjamin HOUNKPATIN, et le Procureur de la République près le tribunal de 1ère instance de 1ère classe de Cotonou, Monsieur Mario METONOU, ont tenu une séance de travail ce vendredi 07 février 2020 à la salle des fêtes de la tour administrative de Cotonou
    « Dans son mot introductif, le Ministre Mahougnon KAKPO, a fait savoir qu'il est constaté dans les établissements, une déviance des apprenants. »
    « Le Procureur de la République, Monsieur Mario METONOU, a fait cas de 05 élèves mineurs d'un collège de Cotonou qui ont consommé un gâteau d'anniversaire préparé avec du cannabis dans le mois de janvier 2020. Selon le Procureur de la République, l'enquête a révélé que le gâteau a été fourni par un individu bien connu du milieu scolaire et qui en fait une distribution devant les collèges et lycées de Cotonou. Une enquête conduite par l'OCERTID est en cours pour retrouver toutes les personnes impliquées dans cette affaire. << Cette procédure a fini de nous convaincre de ce que la vente et la consommation des drogues en milieu scolaire par des mineurs n'est pas un phénomène nouveau >>a-t-il laissé entendre »
    A-t-on au moins commencé par mettre la main sur « l’individu bien connu du milieu scolaire » qui a préparé le gâteau d’anniversaire ? J’espère que ma question , elle, aura une réponse ! Une autre rencontre a eu lieu, toujours sur le même sujet :
     
    « Sur invitation du Ministre des E.S.T.F.P., une séance de travail a eu lieu mardi 11 février 2020 à 15h 00 à la salle des conférences et des fêtes de quatre Ministères, dont celui des enseignements secondaires, installés dans la tour administrative en face du Ministère des Affaires étrangères. Étaient présents en face du Ministre, de son DC et du SGM, les DDESTFP du Littoral et de l'Atlantique, les membres du Bureau national et des Bureaux de zones du Patronat ESPB, les membres des Bureaux du Collectif public comme privé et ceux des Bureaux de zone, des Fondateurs, Directeurs ou leurs représentants, les représentants des écoles catholiques, protestantes et autres, les membres du Bureau national des parents d'élèves, la Police républicaine, bref tous les acteurs principaux du système éducatif et naturellement la Presse. L’Objet de la réunion a été : *Problématique de société*. Très préoccupé par l'ampleur que prend le phénomène dans les établissements secondaires de nos jours, le Ministre, juste à son entrée en salle à 15h 45 a introduit sa brillante intervention par : "Si vous voulez détruire un pays, point besoin de guerre ou autre chose, détruisez les écoles et le système éducatif, et c'est fait." Notre système éducatif est attaqué de toute part par des *déviances* de toute sorte dans nos collèges et lycées »
    Ainsi donc tout le monde dit que les jeunes boivent de l’alcool, tout le monde dit que les jeunes prennent de la drogue. Et tout le monde dit que c’est ce qui est préoccupant !
    Oui il suffit de détruire le système éducatif pour détruire un pays. Depuis 2016, toute la gouvernance de Talon a attaqué et détruit notre système éducatif. Le corps enseignant est détruit avec des licenciements massifs alors que ce corps enseignant était insuffisant ! La gouvernance de Talon a détérioré les conditions de vie des élèves et des étudiants !La gouvernance de Talon a fermé des écoles. Pour nos évêques rien de tout cela n’est préoccupant. Les jeunes boivent de l’alcool !Pour les les ministres qui ont participé à la destruction de notre système éducatif ce qui est préoccupant c’est que les jeunes prennent de la drogue.
    Le meurtrier revient toujours sur les lieux du crime.Et tous les vautours, tous les charognards de toutes espèces qui ont tué notre école viennent s’asseoir en face pour dire que les jeunes boivent de l’alcool, qu’ils prennent de la drogue et que c’est ce à quoi le gouvernement veut s’attaquer !Honte à vous tous !
    Dès sa prise de pouvoir Talon a fait enfermer Laurent METONGNON et ses co-accusés pour leur opinion politique alors que notre Constitution a interdit de jeter des citoyens béninois en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer Laurent METONGNON et ses co-accusés. Talon doit libérer tous les jeunes encore en prison pour leur opinion politique. Talon doit libérer dame Eléonore OKOUMASSOU. Talon doit libérer les enseignants qu’il a emprisonnés au motif qu’ils ont organisé le boycott de son évaluation-licenciement criminel. Talon doit libérer toutes les personnes emprisonnées dans l’affaire des trois tonnes de cocaïne. Talon a licencié des centaines d’enseignants au motif qu’ils se sont opposés à son évaluation, une évaluation qui ne reposait sur aucun texte, qui ne reposait sur aucune base juridique. La gouvernance de Talon est criminelle. Elle a contraint plusieurs de nos compatriotes à prendre le chemin de l’exil. Talon doit prendre un décret d’amnistie générale pour permettre à tous les exilés de rentrer au pays. Talon doit remettre sans chantage les corps de toutes les victimes aux familles éplorées au cours de la crise post électorale de 2019. La gouvernance de Talon ne convient pas à notre peuple travailleur. Talon doit changer sa gouvernance. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Goras GAGLOZOUN membre du Bureau Politique du PSD-BELIER, Parti Liguiste : tel : 62628837. Mon blog : http://benin-temoignages.hautetfort.com