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Bénin-Témoignages - Page 5

  • DECLARATION DU PCB

     

    Je publie cette déclaration  du PCB.

    PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

    01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

    Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site :www.la-flamme.org

     

    DECLARATION DU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DU BENIN

    FACE A LA SITUATION NATIONALE

    Le Comité Central du Parti Communiste du Bénin, réuni le samedi 15 août 2015 à Cotonou en session extraordinaire, après avoir examiné la situation nationale, a adopté la déclaration dont la teneur suit :

    I-                   IL FAUT SE LEVER POUR SAUVER LE PAYS DE LA CATASTROPHE

          Dans quelques mois, YAYI Boni va finir son deuxième et dernier mandat à la tête du Bénin. En 2006, après 10 ans de gestion scabreuse du Président KEREKOU avec tous les scandales que personne n’a oubliés, le peuple béninois a vu en YAYI Boni, quelqu’un qui pouvait remettre d’aplomb, le pays appauvri et traumatisé. YAYI Boni a promis le changement pour se faire élire. Neuf ans et demi après, le rêve du changement s’est transformé en cauchemar de la refondation et le peuple béninois abasourdi, se demande ce qui lui arrive. Si avec les 10 ans de KEREKOU notre peuple croyait avoir touché le fond, il était loin d’imaginer que le pire était devant lui. Le dernier putsch constitutionnel à travers la décision DCC 15-156 du 16 juillet 2015 sur l’âge minimum à avoir pour être candidat à la présidentielle et qui promet un sacré cafouillage dans le système juridique béninois en est une manifestation patente. Le pays traverse une crise économique, sociale, politique et morale aux conséquences imprévisibles.

    1°- Sur le plan économique

          Tout le programme du gouvernement c’est la vente des secteurs vitaux de l’économie nationale ; d’abord, par une gestion crapuleuse, il contribue à fragiliser ces secteurs par des ponctions financières anarchiques pour ensuite montrer qu’ils ne sont pas viables dans le secteur public et qu’il faut s’en débarrasser. Il en a été ainsi du port, des cimenteries, des brasseries, et aujourd’hui de l’OCBN et de Bénin Télécoms etc. Au cours de ces privatisations, la priorité est donnée aux groupes étrangers au détriment des opérateurs nationaux comme on le voit dans les chemins de fer avec Bolloré contre DOSSOU Aworet. L’économie tourne au ralenti puisque les opérateurs économiques travaillant pour l’Etat sont pris à la gorge avec un pouvoir débiteur, incapable d’honorer ses engagements. En l’absence du pouvoir de contrôle des travailleurs et des peuples, le patrimoine public est bradé et les deniers publics pillés.             

    2°- Sur le plan social

          Le désarroi au sein de la société a atteint des niveaux jamais égalés. Frappée par un chômage massif,  la jeunesse béninoise désemparée ne sait pas à quel saint se vouer. Avec des concours truqués à répétition et des nominations partisanes, le pouvoir de YAYI Boni a contribué à désorganiser complètement l’administration béninoise. Les derniers examens aussi bien au Bac qu’au BEPC, la situation dans les universités notamment à Abomey-Calavi, montrent à satiété l’ornière dans laquelle est plongée l’école béninoise. Les femmes des marchés sont frappées par la mévente de leurs produits, la paysannerie vit mal, tandis que beaucoup de travailleurs comme ceux de l’OCBN, des catégories d’enseignants attendent des mois voire des années d’arriérés de salaires et que les dockers au port sont confrontés à d’énormes difficultés.

    3°- Sur le plan de l’éthique et de la morale

    En arrivant au pouvoir en 2006, YAYI Boni avait promis d’éradiquer la corruption ; à la fin de ses deux mandats, il se retrouve lesté de dossiers de corruption les uns plus gros que les autres. Le dernier en date, celui dit de l’eau qui touche au moins un des ministres les plus proches de YAYI Boni, montre la putréfaction du système YAYI. Machines agricoles, Avion présidentiel, Icc-services, affaire CEN-SAD, nouveau siège de l’Assemblée Nationale, Maria Gléta, la liste est longue des crimes économiques non punis sous le pouvoir de YAYI Boni.

    Les discours sur la lutte contre la corruption se sont révélés faux, tous les organes se sont révélés incapables et instruments pour duper et endormir le peuple. Au demeurant, des couvertures pour les pilleurs pour voler tranquille. Comme la LEPI qui n’est que l’informatisation de la fraude. La mafia a compris qu’il n’y a rien de mieux pour elle que de créer au sommet des organisations de lutte contre la corruption et ensuite de s’y glisser, de les prendre d’assaut pour les utiliser pour se protéger.

    Les mafieux se reproduisent à une vitesse stupéfiante et nous inondent de leurs rejetons prêts à remplacer leurs pères biologiques ou spirituels. Dans l’affaire PPEA2 (le vol de l’argent donné par les Hollandais pour l’eau potable), le présumé chef bandit, en fait le tuyau par lequel on a siphonné les sous de l’eau n’a que 32 ans. Que 32 ans et déjà complice de vols de plusieurs milliards. Les vampires se reproduisent et se répandent dans toutes les générations,  du grand-père au petit-fils déjà.

    L’impunité règne partout. Des crimes crapuleux comme l’enlèvement de Dangnivo et l’assassinat de magistrats et d’anciens ministres sont restés impunis jusqu’à ce jour.

    Le développement et l’exacerbation de l’ethnocentrisme et du régionalisme par celui-là même qui est chargé de la préservation de la cohésion nationale à savoir le Président de la République ont mis à mal l’unité nationale.

    4°- Sur le plan politique

    Le pays est plus que jamais sous la botte de l’impérialisme, notamment français. Le pacte colonial jamais rompu est remis au goût du jour avec les grandes institutions du pays qui sont prises d’assaut par des agents ou des binationaux directement envoyés par l’ancien colonisateur. Les dernières élections législatives, communales et locales ont montré la putréfaction et l’impasse dans lesquels le pays est tombé. Une liste électorale non fiable, faite de bric et de broc, qui laisse de côté des centaines de milliers de Béninois ; des cartes distribuées jusqu’au jour des élections avec des candidats qui ont pu en mettre de côté et fabriquer des dizaines de milliers de procurations pour se faire élire. L’argent, distribué de manière indécente et scandaleuse a contribué à abêtir nos populations. On ne doit donc pas s’étonner que les scandales de détournement de deniers publics s’étalent à la une de la presse car tout cet argent doit bien provenir de quelque part. Mais le plus grave, c’est ce à quoi on a assisté lors de la désignation des organes dirigeants de certaines institutions du pays. Que ce soit au niveau de l’élection du bureau de l’Assemblée ou des mairies, ce à quoi on a assisté est tout simplement ahurissant ; contre de l’argent, on arrache des procurations aux élus en les obligeant à rester chez eux ou en les kidnappant, afin de s’assurer du résultat de cette élection. Cette pratique inaugurée par YAYI Boni en 2007 s’est donc généralisée et est devenue désormais  la norme dans le fonctionnement du régime du Renouveau Démocratique.

    5°- Les élections présidentielles de 2016.

    C’est dans les conditions décrites plus haut que vont se dérouler les élections présidentielles. Une crise économique, sociale, un désenchantement généralisé, une administration détruite, une jeunesse déboussolée et sans perspective, un pays rongé par le régionalisme et l’ethnocentrisme.

    Aujourd’hui la presse est prise d’assaut pour en mettre plein la vue au peuple sur des candidats dont tous les hauts faits montrent simplement qu’ils ont toujours œuvré ou œuvrent pour l’étranger contre le Bénin : Fernand AMOUSSOU, GBIAN, Bio TCHANE, KOUKPAKI, TALON, Lionel ZINSOU bien sûr, etc.

    Tous ces candidats qui parcourent nos rues et qui s’achètent des pages entières dans les journaux et sur les antennes ont gagné leurs galons et/ou argent avec le système en place et en faillite ; pour la plupart, ils ont soutenu et financé, après celle de Mathieu KEREKOU2 l’arrivée au pouvoir de Boni YAYI, promettant monts et merveilles au peuple, et/ou ont activement travaillé à ses côtés pour piller le pays et réprimer les populations. Bon nombre d’entre eux, sans l’impunité des crimes économiques et politiques ne pourraient même pas prétendre aux fonctions de chef de village. Hélas, ils bénéficient de la triple protection du gouvernement, des députés au parlement et de la Cour Constitutionnelle, championne dans le tripatouillage des textes. 

    Avec Lionel ZINSOU, c’est un retour en arrière de plus de 50 ans au temps des gouverneurs coloniaux.

    Souvenons-nous ! Depuis 25 ans, les élections n’ont été que fraudes, fraudes qui ne font que croître année après année. Les dernières élections sont un modèle du genre. Des occasions où l’on vient souiller et droguer le peuple avec l’argent du pillage des ressources nationales. Le plus grand bandit devient le héros et le gagnant des périodes électorales et produit les « honorables » députés, les conseillers communaux et le Président de la République qui, chacun à son poste, s’évertue à piller de nouveau et constituer le trésor de guerre pour les échéances suivantes.

    L’argent des détournements achète les électeurs, les cartes d’électeurs, les candidats des partis rivaux, les organes de presse, les organes chargés d’organiser et de contrôler les élections. L’argent achète même les scrutins exprimés transformant les perdants en gagnants ; des suppléants de dernière zone et même des non candidats se métamorphosent en titulaires vainqueurs à la surprise générale des électeurs.

    Des conseillers sont vendus à 100 millions frs. cfa l’unité. Un électeur peut collecter et voter à la place de 12 000 personnes en une journée, sans que cela ne choque ni n’émeuve les organes chargés du contrôle de la régularité des votes.

    Il n’y a pas jusqu’au Président actuel de l’Assemblée Nationale qui ne soit le trophée du plus fort enchérisseur au marché à la criée des plus grands mafieux, le résultat de l’affrontement reporté en direct à la télé des plus grosses fortunes mafieuses. Et les journaux et le Président de la République nous ont décrit comme dans un film de gangsters comment nos députés électeurs se faisaient acheter par le plus offrant, agissaient et réagissaient aux ordres de télécommandes d’ici et d’ailleurs, du Bénin et de Paris et aux effluves plus ou moins fortes de l’argent dont on sait qu’il est mal acquis.

    On l’a vu : des conseillers séquestrés ou exilés pour éviter qu’après avoir vendu leur vote en donnant des procurations, ils ne réapparaissent brusquement dans la salle du Conseil pour prendre part aux votes et perturber les prévisions. Des Chefs d’Arrondissement (CA) au Président de l’Assemblée Nationale, il n’y a presque que des postes achetés ; il n’y a pas d’élus. Il en a toujours été ainsi du Président de la République et il en sera encore ainsi en 2016. Sauf si le peuple se lève.

    Tout cela s’étale sans pudeur partout, dans toutes les conversations et dans toutes les presses.

    Si on ajoute à cette situation les agissements de certains organes de régulation et de contrôle et notamment la Cour Constitutionnelle qui s’est convertie en appendice du pouvoir exécutif en révisant régulièrement la Constitution au profit de ce dernier, on peut conclure que le Renouveau Démocratique né de la Conférence Nationale de Février 1990 est en fin de course. Après cinq ans d’illusions sous le Président Nicéphore SOGLO, les 20 ans suivants ont été des années de catastrophe. Les règles de fonctionnement du pays élaborées en 1990 sont manifestement en faillite ; il faut avoir le courage de le dire. Notre Constitution aux mains de la Cour HOLO est morte. Le seul recours contre toutes ces turpitudes, c’est le peuple.

     

    II-                IL FAUT UN SURSAUT NATIONAL

    Dans ces conditions, avec les prochaines élections présidentielles de l’année 2016, le pays court à la catastrophe. La seule manière de l’éviter, c’est la réunion des Etats Généraux du peuple pour refonder les règles de notre vivre ensemble et pour une nouvelle gouvernance qui tourne le dos aux errements actuels du Renouveau Démocratique. Laisser le pays continuer dans la voie actuelle, c’est tourner le dos aux idéaux que nos illustres patriotes ont rêvé pour ce pays. On ne peut pas continuer ainsi sans cautionner l’abêtissement d’un peuple. On ne peut pas continuer ainsi à participer à des élections dans ces conditions sans contribuer à l’avilissement de la conscience et de la dignité humaine. Laisser le pays continuer dans la voie actuelle, c’est un crime que ne nous pardonneront pas les générations futures.

    Rien de bon pour le peuple ne sortira des prochaines élections présidentielles; aucun homme en dehors du peuple rassemblé ne peut sauver le pays de la catastrophe qui s’annonce.

    Voilà pourquoi, le Comité Central du Parti Communiste du Bénin appelle tous les patriotes, toutes les organisations démocratiques, toutes les bonnes volontés de ce pays à travailler d’arrache-pied pour la réunion d’une grande Assise Nationale afin de refonder les bases du pays pour lui permettre de prendre un nouveau départ.

    Avec nous, Tous les patriotes !

    Enfants du Bénin Debout !

    Cotonou, le 15 août 2015

    Le Comité Central du Parti Communiste du Bénin

     

  • LETTRE D'UN AMI

     

     

     

       
         
     

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  • 25 Mai!

     

    Aujourd’hui 25 Mai 2015 ! Le 25 Mai 1989 alors qu’il était interdit d’écrire et de lire quoi que ce soit, plus de 900 ENSEIGNANTS du Secondaire ont signé une pétition pour exiger l’ouverture d’un dialogue sur la situation dans le pays.   « Nous lançons enfin un appel au pouvoir ……pour qu’il comprenne que nous restons ouverts au dialogue que nous exigeons d’ailleurs comme un droit  et un devoir pour autant qu’il s’inscrit dans la perspective de la construction nationale et de l’édification de la patrie » Ce document fut à l’origine de ce que nous avons appelé mouvement des  Bureaux de Liaison(BL). Les Bureaux de Liaison  ont été un très puissant mouvement qui a contribué à préparer l’avènement du renouveau démocratique. Lorsque le mouvement  a commencé à prendre d’envergure, Kérékou et son gouvernement ont fait arrêter les membres des  Bureaux Provinciaux de Liaison (BPL) de l’ATLANTIQUE  et de l’OUEME. Aussitôt les commissariats ont été submergés par les militants venus exiger la libération de leurs dirigeants. Ainsi, ils obligèrent Kérékou à libérer tous les dirigeants et à demander l’instauration d’un dialogue. Le mouvement des Bureaux de Liaison est, avec les combats des Comités d’Action dirigés par le PCB,  les véritables acteurs  de l’émancipation à  l’origine   de la conférence nationale de février 1990.L’identité des  acteurs de ce grand et puissant  mouvement émancipateur ? Nestor GUEDENON, Gervais KISSEZOUNON,SETANGNI André, Nicaise HOUETO, Marie-Victoire MEDENOU, François C. ALLANGBA, ,   Paul ABITAN, François SOUNOUVOU, Janvier AVLESSI, Denise TOUDONOU, Alain ZOTTI-COUAO,  Hamidou SAKADJI, Bayane V.PHILIPPE, Charles BANGBOLA, Désiré AGBOIGBA, Alexis BALLEY, Michel ATCHOGNON, Pierre Tchouba DOSSOU,HOUESSOU C.G. et des centaines et des centaines d’autres. Parmi eux certains ont disparu depuis. Nous garderons dans nos cœurs et dans nos cerveaux leur mémoire pour leur contribution véritable au combat émancipateur de notre peuple. Aucun de ceux que vous avez vu diriger le renouveau démocratique n’a participé de près ou de loin  aux batailles qui ont conduit à instaurer la liberté et la démocratie dans notre pays. La plupart de ceux que vous voyez se pavaner aujourd’hui   se cachaient. C’étaient et ce sont toujours des lâches   qui n’attendaient que le moment propice pour se présenter à table. Si vous connaissez les braves citoyens  des Bureaux de Liaison et des comités d’Action, offrez- leur un demi-verre de bière pour ce grand anniversaire  et ayez une pensée pieuse pour ceux qui ne sont plus là. La lutte continue pour d’autres victoires. Bonne journée à vous et autour de vous.     

  • DECLARATION DE LA CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE 1

    L'opposition parlementaire a vaincu la mouvance dans un duel à mort pour le perchoir.Les résultats des élections avaient indiqué ce que voulait le peuple.Il ne voulait plus du Parti-Etat FCBE. Pour une fois la majorité des députés est allée dans le sens de ce que voulait le peuple.Mais cela ne suffit pas Il faut aller plus loin! Lisez la Déclaration de la Convention Patriotique des Forces de Gauche!

    CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)
    PCB, CDP, PSD-Bélier, CSTB, FESYNTRA-Finances, UNSEB, UNAPEEB, ANADEC, ODHP, CCUMAB, CPCM, MFLPP
    Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97/ 97 98 35 65

    YAYI BONI BATTU A NOUVEAU, HOUNGBEDJI HISSE AU PERCHOIR :
    UNE VICTOIRE DU PEUPLE A CONSOLIDER.
    Après moult tractations, compromissions, négociations et trafics de tous genres avec usage massif de procurations, la mouvance a perdu le perchoir. L’opposition parlementaire a gagné ; HOUNGBEDJI élu Président de l’Assemblée Nationale et l’ensemble du Bureau de l’Assemblée Nationale est acquis à l’opposition parlementaire.
    Le peuple a exulté de joie à travers l’image de la population de Porto-Novo qui a manifesté toute la nuit. La veille médiatique, en dehors de ORTB pris dans les mailles du parti-Etat FCBE, ainsi que le soulèvement populaire des 4 et 6 mai 2015 à Cotonou pour défendre les libertés ont payé.
    En effet, il fallait battre YAYI Boni couvert de tous les crimes économiques et politiques depuis son arrivée au pouvoir en 2006. Comme nous le disions dans notre communiqué du 15 mai 2015 : « Le peuple qui en a marre de la gouvernance scabreuse de Boni YAYI attend que les comptes soient réglés à la mouvance … Avec ces faits, le peuple a le droit d’exiger que Boni YAYI soit battu dans sa volonté d’avoir la Présidence de l’Assemblée Nationale ». Le peuple a exercé sa pression jusqu’à des menaces de représailles sur tous les Députés qui pouvaient être tentés sous le pouvoir de l’argent de trafiquer le mandat à eux donné par le peuple et vouait aux gémonies tous les traîtres à la démocratie. Jusqu’à la dernière minute, les marchandages les plus odieux ont été observés indiquant la pourriture des hommes au Parlement ; le nombre de procurations de part et d’autre en est indicateur. Il s’agit donc là d’une victoire sous la pression du peuple.
    Maintenant que faire ?
    Par cette défaite du camp YAYI Boni, c’est le rejet du Parti-Etat FCBE. Le combat doit se poursuivre contre la gouvernance de Boni YAYI et ses effets néfastes pour le pays. Aussi le peuple est-il en droit d’espérer que le nouveau Bureau et la nouvelle majorité au Parlement répondent à ses attentes. C’est pourquoi nous devons exiger du nouveau Bureau correspondant à la nouvelle majorité parlementaire les points suivants :
    1) La constitution immédiate de commissions parlementaire chargées de faire la lumière sur
    a. les crimes suivants : disparition de DANGNIVO, assassinat de Dame AGBOSSOU SOHOUNDJI Bernadette, du Professeur DJENONTIN, du jeune El Hadj FAWAZ,
    b. affaire ICC Services, Bénin Télécom SA, turbine à gaz de Maria-gléta, ICC Services et consorts, affaire SONACOP, Avions présidentiels, Bénin Télécom SA, siège de l’Assemblée Nationale, aéroport de Cotonou, élaboration de la LEPI, affaire Bolloré et boucle du chemin de fer, fonds PPEA des Pays-Bas, la gestion des primes des soldats ;
    et d’en publier les résultats au peuple et faire mettre les auteurs en jugement ;
    2) la prise de lois rectificatives portant sur :
    a. interdiction du droit de grève aux douaniers ;
    b. Statut de la Fonction Publique (contractualisation, etc.) ;
    3) la prise urgente de lois portant :
    a. interdiction de la transhumance politique au Parlement ;
    b. priorité aux opérateurs économiques béninois dans les marchés publics ;
    c. protection du patrimoine national contre les bradages intempestifs ;
    d. instruction dans les langues maternelles ;
    e. élection par les magistrats eux-mêmes du Conseil supérieur de la Magistrature.
    Pour une Nouvelle Gouvernance !
    Cotonou, le 20 mai 2015
    LA CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE

     

  • DECLARATION DE LA CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE


    CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)
    PCB, CDP, PSD-Bélier, CSTB, FESYNTRA-Finances, UNSEB, UNAPEEB, ANADEC, ODHP, CCUMAB, CPCM, MFLPP
    Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97

    A propos de la bataille pour la présidence de l’Assemblée Nationale :
    LE PEUPLE A DES EXIGENCES

    Après les élections législatives marquées par la fraude, par l’achat massif des consciences et les tripatouillages du scrutin, la bagarre pour la Présidence de l’Assemblée Nationale fait rage entre les diverses fractions. Le peuple qui en a marre de la gouvernance scabreuse de Boni YAYI attend que les comptes soient réglés à la mouvance.
    Les rumeurs d’achat de députés, confirmées par les discours publics de certains comme Rosine SOGLO du haut de la tribune de l’Assemblée confirment le fait que les députés qui ont acheté des voix pour se faire élire se font acheter à leur tour.
    Dans ce jeu d’achat, Boni YAYI a une longueur d’avance et c’est normal que le peuple fasse pression jusqu’à des rumeurs de représailles contre ceux qui ont fait campagne conte YAYI et qui le rejoindraient maintenant.
    En effet, Boni YAYI a commis tellement de crimes et son règne est jalonné de scandales sans fin.
    1- Scandales politico-financiers : avions présidentiels, hélicoptères, CEN-SAD, Aéroport de Tourou, machines agricoles, usines de transformations agricoles, PVI, filière coton, turbine à gaz de Maria-gléta, ICC Services et consorts, affaire SONACOP, Bénin Télécom SA, siège de l’Assemblée Nationale, aéroport de Cotonou, élaboration de la LEPI, affaire Bolloré et boucle du chemin de fer, etc. Chaque fois, ce sont des milliards de francs qui sont engloutis sans que le peuple ne sache jamais les tenants et aboutissants, les auteurs et complices de ces détournements et pillages crapuleux. Il est temps que l’on voit clair pour que s’amorce une nouvelle gouvernance.
    2- Les crimes de sang : où en est-on dans l’affaire DANGNIVO, qui sont les assassins du jeune El Hadj FAWAZ, de dame AGBOSSOU SOHOUNDJI Bernadette, du Professeur DJENONTIN ?
    3- Les violations grossières et flagrantes des libertés : interdictions de marches pacifiques, tirs à balles réelles sur des manifestants. Pourquoi les auteurs ne sont jamais punis ?
    4- Les disfonctionnements flagrants des services publics aux populations : école, eau, électricité, carburant, GSM, concours et marchés d’Etat sans que les responsables et autorités de régulation ne soient jamais interpellés ni sanctionnés.
    Avec ces faits, le peuple a le droit d’exiger que Boni YAYI soit battu dans sa volonté d’avoir la Présidence de l’Assemblée Nationale.
    Mais la question d’une nouvelle gouvernance restera entièrement posée, et vu la manière dont les députés actuels ont été élus (par achat de voix et fraude), aucun bureau de l’Assemblée Nationale ne résoudra les problèmes cruciaux (chômage, impunité, gestion chaotique, bradage du patrimoine national, …) posés au peuple et à la jeunesse. Seule la poursuite du combat populaire ouvrira les voies de leur résolution.
    ALORS, PEUPLE, JEUNES, POURSUIVEZ VOS PRESSIONS ! POURSUIVEZ VOS COMBATS POUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE !
    Cotonou, le 18 mai 2015
    La Convention Patriotique des Forces de Gauche

  • L'Idéologie dans le Prix Nobel

  • A bas la violence du gouvernement

    Le gouvernement béninois est un gouvernement de personnes violentes, qui sont contre la paix, qui agissent constamment contre la paix et qui provoquent tout le temps les travailleurs. Tenez ! Chacun sait que l’année scolaire 2013-2014 n’a pu être sauvée que grâce au patriotisme des enseignants de notre pays. Maintenant que la rentrée se prépare, et que tout le monde est prêt pour faire une bonne rentrée et aborder calmement les problèmes en suspens, ce gouvernement de provocateurs n’a rien trouvé de mieux que de licencier abusivement les vacataires et de chercher à disperser les autres enseignants par des affectations criminelles intempestives et punitives des grévistes. Si l’on voulait saboter la rentrée, on ne pouvait pas s’y prendre autrement et naturellement les enseignants organisent la riposte ! Il faut continuer à dénoncer la stratégie des provocateurs qui dirigent le Pays et qui consiste à développer l'ignorance dans les populations. Dans le même temps le gouvernement de Yayi Boni envoie les enfants des privilégiés à l'étranger!Nous devons continuer à dénoncer cette délinquance gouvernementale et la violence qu'elle impose aux populations de notre pays.

  • NOS PLAQUES Dè TOFA ONT DISPARU

     CONFERENCE DE PRESSE DE L'ALLIANCE POUR LA GRANDEUR  DE PORT-NOVO ET LE COMITE DES LUTTES  DE  L'OUEME-PLATEAU.

    Messieurs les journalistes, nous vous souhaitons la bienvenue à la Place Dè TOFA.Je dis bien à la Place Dè TOFA.

    Ce qui nous rassemble aujourd’hui est bien connu de tout le monde.

    Dans notre intervention liminaire  nous parlerons entre autres de la naissance de l’ALLIANCE  POUR LA GANDEUR DE PORTO-NOVO,VILLE CAPITALE, du Comité des Luttes des Travailleurs de l’Ouémé-Plateau, de la Débaptisation et des Plaques Dè TOFA.

    1-Naissance de l’ALLIANCE POUR LA      GRANDEUR DE PORTO-NOVO, Ville Capitale

    En 2013,  au cours des mois de Septembre et Octobre , un groupe  de citoyens s’est mis à réfléchir sur la situation de notre capitale,   la capitale du Bénin. Tous les Béninois sans aucune exception  ont envie  d’avoir une capitale dont ils puissent  être fiers. Que nous soyons du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest,  nous voulons une capitale digne de nous, digne des grands combattants de notre patrie, une capitale qui puisse attirer les citoyens d’autres pays, une capitale  qui puisse faire rêver. Pour toutes ces raisons  ces citoyens ont mis sur pied l’ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO, VILLE CAPITALE.

    Dans notre Déclaration  de Fondation  nous avons écrit ceci :

    Notre Ambition pour Porto-Novo.

    « Les habitants de Porto-Novo  font face à un véritable défi qu’ils doivent  relever à tout prix. En sont-ils capables ? Oui ! Ils en sont parfaitement capables.

    Pour  redonner à  Porto-Novo, Ville Capitale, la grandeur  et le prestige de jadis, il faut lever les yeux et regarder   vers l’horizon.

    Il faut faire en sorte que    ceux qui vivent à Porto-Novo soient  chaque jour plus heureux d’y vivre et que ceux qui  veulent y venir soient toujours plus  heureux  et plus nombreux à y arriver. Pour atteindre un tel objectif,  nous devons penser à de grandes choses pour notre Ville Capitale. Il est nécessaire que nous pensions à des infrastructures de développement telles que :

    -Un Port fluvial pour Porto-Novo.

    -Un  Aéroport de classe internationale

    -Une Université pour Porto-Novo.

    Le combat qui est mené dans ce sens   doit être soutenu par tous pour rendre justice à cette ville Capitale pour son rôle dans la vie  de la nation Béninoise.

    -Un Centre Hospitalier et Universitaire.

    Ici aussi, les luttes qui sont menées méritent d’être soutenues par tous les moyens. »

    2-Naissance du Comité des Luttes  des travailleurs des Départements de l’Ouémé et du Plateau

     Au cours des mouvements de Janvier 2014, les travailleurs ont remporté de très grandes victoires. Parmi ces victoires, il y en a une  qui relève des questions organisationnelles :  En effet pendant les mouvements de grève, les travailleurs de notre pays  ont procédé  à la mise en place, en leur sein, de  nouvelles structures  de concertation  et de gestion de la grève et de ses effets collatéraux. C’est ainsi qu’est né le Comité  des Luttes  des travailleurs de l’Ouémé-Plateau 

    C’est ce Comité qui  a conduit, dirigé et géré la grève à la base dans les deux départements pendant les quatre mois qu’a durés la grève des travailleurs.

     3 La nécessité de l’existence d’une Place  pour l’expression de la liberté à Porto-Novo

    Dans le cadre de ces luttes, les travailleurs ont senti la nécessité de se doter d’une place qui puisse abriter leurs manifestations dont les assemblées générales et autres.

    4-    La débaptisation :  Cérémonie  d’implantation des Plaques Dè TOFA :adieu la place de la honte


    C’est alors qu’ils ont jeté leur dévolu sur la place dite BAYOL pour régler leur problème et en  même temps laver la honte que constitue la présence de la majestueuse  Statue du Roi TOFA sur cette place qui fait de notre souverain, le locataire de BAYOL (ce colon militaire français) dans son propre royaume,à quelques encablures de son Palais  à Porto-Novo. Cette préoccupation étant la même que celle de l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale, c’est tout naturellement que les deux structures se sont donné  la main dans le combat pour procéder à la  débaptisation  de cette place de la honte devenue désormais Place Dè TOFA, le 22 avril 2014, à l’instar de la Place GOHO  où trône la statue tout aussi majestueuse du Roi BEHANZIN. Pour rehausser la valeur de leur acte, les travailleurs et l’Alliance ont fait fabriquer des Plaques.   Les plaques de débaptisation ont été apposées solennellement le 16 mai 2014 par les travailleurs et l’Alliance au grand bonheur des populations de Porto-Novo et environs. Les plaques nous ont redonné notre fierté et une sorte de dignité. L’amitié avec le peuple Français ne peut pas exiger de  nous notre  dépersonnalisation, notre indignité, notre vassalisation. Nul n’a le droit d’exiger de nous la renonciation à notre dignité et notre fierté. Nous devons désormais le répéter à tous les dirigeants de notre pays et de nos localités. 

    5-Visite de l’émissaire du Maire

    Le jeudi 17 juillet 2014, le Maire de PORTO-NOVO, Monsieur Moukharam OCENI dépêche un émissaire en direction du Président de l’Alliance pour lui demander de faire enlever les Plaques. Le Président de l’Alliance a fait savoir à l’émissaire du Maire que l’Alliance et le Comité des Luttes lui feront connaitre leur position  sur la question  le lundi 21 juillet 2014.

    6-Réponse à l’émissaire du Maire

    Ce qui fut fait ce lundi 21 Juillet 2014, à douze (12) heures. La délégation a fait dire à Monsieur le Maire de bien vouloir notifier sa sommation par écrit à l’Alliance. Nous avons exprimé cette position  afin que nous puissions comprendre en quels termes se posent les problèmes que veut régler le Maire de Porto-Novo lorsqu’il nous demande d’aller enlever les Plaques.

    7-Disparitition des Plaques Dè  TOFA
    Le même jour, à la surprise générale, nous avons constaté la disparition des plaques. Nous ne savons pas encore qui les a enlevées et emportées.
    C’est pourquoi l’Alliance et le Comité des Luttes lancent un appel vibrant à toutes les citoyennes et à tous les citoyens pour nous aider à retrouver lesdites plaques
    .

    8-Qui donc a enlevé nos Plaques   Dè TOFA ?

    La conférence de presse de ce jour  a un seul objectif : Informer les populations de PORTO-NOVO  et de l’ensemble du Bénin de la disparition des Plaques  Dè TOFA le Lundi 21 Juillet 2014.Les plaques sont une propriété de l’ALLIANCE et du Comité des Luttes et partant de toutes les populations de Porto-Novo et environs et de toutes les citoyennes et tous les citoyens du Bénin. Et de ce point de vue nul n’a le droit de les enlever et de se les approprier à moins d’être un apatride