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Bénin-Témoignages - Page 4

  • MESSAGE DE L' APGP-N

     

    ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO, VILLE CAPITALE

    (APG/Porto-Novo) Tél : (229) 90 94 45 50

     

     

     

    DECLARATION DE L’ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO, VILLE CAPITALE AU MEETING DELA CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE DU JEUDI 24 MARS 2016 A LA BOURSE DU TRAVAIL

     

                                                                         Camarades et amis,

    Je vous adresse les salutations amicales de l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo , Ville Capitale. Nous nous retrouvons au lendemain du scrutin du 20 Mars 2016 dont la CENA a publié les grandes tendances le 21 Mars. Ces tendances sont largement en faveur de Patrice Talon et indique la débâcle lamentable du camp de l’indignité. Lionel Zinsou est battu et il est surtout battu à Porto-Novo. E n effet la ville de Porto-Novo , notre capitale altière a donné plus de 60% des suffrages exprimés au camp de la dignité, le camp du combat pour la souveraineté, le camp de l’émancipation du peuple. Les populations de notre capitale ont rejeté la camisole de force que certains dirigeants politiques ont tenté de leur mettre pour les conduire à l’abattoir. Comment ne pas comprendre que la candidature  de Lionel Zinsou était à la fois une insulte à notre conscience nationale et une négation de existence en tant que peuple souverain ? Comment ne pas comprendre que la candidature de Lionel Zinsou est un piège de la France colonialiste contre notre pays ?Comment ne pas comprendre que l’âme de Porto-Novo est une âme rebelle, qui cherche à respirer l’air frais de la liberté, de la dignité, de la fierté, de la souveraineté ? Les élections de Mars 2016 ont démontré que les populations de notre pays et particulièrement de Porto-Novo sont largement en avance sur les dirigeants de notre pays. Ces élections qui ont mis en lumière la faillite totale du Renouveau Démocratique sont en même temps un appel à la rupture d’avec cette gouvernance démentielle qui nous accable, qui aggrave tous nos problèmes et qui nous donne envie de fuir le pays. Les élections de Mars 2016 ont redonné à notre peuple et à chaque citoyen béninois la fierté qui n’aurait jamais dû quitter le sol de Béhanzin, de Kaba, de Bio Guera, des populations Holli, des populations Sahouè, des populations de Porto-Novo sous la direction de Louis HUNKANRIN et de l’ensemble de l’indomptable et invincible peuple du Bénin. Nous avons recouvré notre fierté notre dignité et surtout nous avons dit à la France officielle que sa politique ignoble d’agression coloniale ne peut plus marcher. Chaque peuple africain a le devoir d’indiquer aux autres peuples la voie de l’émancipation. Le Bénin vient de remplir sa mission africaine et internationale. Porto-Novo appelle les peuples du monde à rejeter toute les tentatives de recolonisation.

    Et maintenant, le Bénin doit rester vigilant parce que ses ennemis héréditaires sont capables de lui voler sa victoire ou de la lui dénier. Les Béninois , soumis à la pauvreté et à l’ignorance ont utilisé ces petits bouts de papier sans valeur pour dire non à sa politique d’agression coloniale de la France officielle criminelle .

    Les Béninois doivent rester vigilants à propos de tout, de notre patrimoine qu’il faut préserver, de notre victoire qu’il faut élargir à d’autres aspects de la vie sociale.

  • LE FRONT DU REFUS DU BENIN-WAXALA.

    Je publie le texte   du président  de la Convention Patriotique  des Forces de Gauche et Président du Comité Préparatoire de la rencontre constitutive du FRONT DE REFUS DU BENIN-WAXALA.  Bonne lecture.

     

    FRONT DE REFUS DE BENIN-WAXALA

    Allocution d’ouverture

    par le Professeur Philippe NOUDJENOUME

     

    Mesdames, messieurs, chers concitoyennes et concitoyens

    Au nom du Comité préparatoire, je vous remercie d’avoir répondu massivement à notre appel.

    En effet, l’heure est grave. Le Bénin traverse un moment difficile et délicat de son histoire. De quelque côté que l’on soit, que l’on soit de la mouvance ou de l’opposition, de la classe politique dirigeante ou non, que l’on s’annonce candidat à la prochaine élection présidentielle ou non, le consensus est réalisé sur le fait que le Bénin notre chère patrie, est déjà plongé dans le « waxala », c’est-à-dire dans le scénario catastrophe. Tous les indicateurs sociaux sont au rouge.

    Décadence économique : Vente des secteurs vitaux de l’économie nationale à l’étranger ; destruction systématique de tout le tissu économique par une gestion crapuleuse à l’image du port, de Bénin-Télécoms Sa, etc. Le scandaleux contrat de concession des rails à Bolloré- qui restera sûrement l’un des plus lourds passifs du pouvoir de YAYI Boni- atteste du désastre économique et de la perte totale des valeurs où notre pays est plongé.

    Au plan social : misère généralisée, concours frauduleux à répétition avec des auteurs jamais punis ; hier si un Garba YAYA auteur de la fraude massive de 2012 a été promu et s’est désormais couvert d’immunité à l’Assemblée Nationale, pourquoi aujourd’hui un Aboubakar YAYA n’en ferait-il pas de même ? Conséquence : chômage généralisé de la jeunesse,fermeture de l’université aux enfants des pauvres etc. ; combien de mortssilencieux (de faim et de maladies bénignes) n’enregistre-t-on du fait de la politique ruineuse des gouvernants ? Développement exacerbé du régionalisme et de l’ethnocentrisme. Le virus de la division a fait son entrée partout jusques-y compris dans les maisons.

    Faillite éducative : les écoles sans maîtres et sans infrastructures au primaire avec des groupes scolaires à six classes mais ne disposant que d’un ou de deux maîtres ; au secondaire : 85% des enseignants sont vacataires ; au supérieur, des amphis de 4000 étudiants et au surplus l’exclusion des bacheliers du droit d’entrer à l’université ; ce qui ne se fait nulle par dans la sphère francophone.

    Déchéance morale : tous les ressorts pour un effort libérateur sont cassés dans la jeunesse.« A quoi bon travailler puisque de toutes les façons seuls les bien nés roulent carrosse, réussissent même s’ils sont paresseux et fainéants,etc. ».Toute l’administration notamment financière est actuellement remplie de ces agents ignares et insolents, recrutés à la pelle à des concours truqués. De la sorte, toute la jeunesse est démotivée. Et en place il ne reste que la morale du moindre effort, la morale de l’argent facile, de l’argent mal acquis que l’on distribue insolemment à l’occasion des opérations électorales à un peuple affamé à dessein, bestialisé à souhait.

    Au plan politique, l’impunité règne en maître.Nous avons à faire à un groupe au pouvoir qui se croit détenteur du titre foncier sur le Bénin, arriviste, arrogant qui s’engraisse d’autant plus que le peuple plonge davantage dans la misère. Les crimes économiques et de sang sont impunis ; toutes les institutions de la République ont perdu toute crédibilité.La Cour Constitutionnelle, clé de voûte du système avec les tripatouillages incessants de la Constitutionmontre que celle-ci aux mains de la Cour HOLO est morte. L’entrée en scène des  hommes d’affaires (Talon et Ajavon) jusque-là « télécommandes secrètes » comme candidats à la prochaine élection présidentielle révèle la faillite de la classe politique.

    Tous ces paramètres révèlentau grand jour la fin du système né de la Conférence nationale d’il y a 25 ans. Oui notre système politique est fini ; Il est au bout du rouleau ; autre chose est appelée. Sur ce point aussi le consensus est désormais réalisé que le renouveau démocratique a fini son parcours.

    Dans ces conditions, rien de bon pour le peuple ne sortira des prochaines élections présidentielles; aucun homme en dehors du peuple rassemblé ne peut sauver le pays de la catastrophe qui s’annonce. Le scénario catastrophe, le scénario « waxala » est là.

    La seule manière d’éviter cette catastrophe, c’est la réunion des Etats Généraux du peuple pour refonder les règles de notre vivre ensemble et pour une nouvelle gouvernance qui tourne le dos aux errements actuels du Renouveau Démocratique.

    Béninoises, Béninois, chers compatriotes !

    Vous saurez illustrer, par vos témoignages poignants, les affres du Waxala. Et je pense que vous conviendrez avec nous qu’il importe de prendre ici et dès maintenant et courageusement- les mesures urgentes et conséquentes- qu’exige la gravité de la situation politique, sociale, économique et culturelle actuelle de notre pays.

    Toi qui as dans ta tête l’Esprit pays, toi qui veux que notre Chère patrie le Bénin prenne la voie de la prospérité, du développement rapide, accéléré et harmonieux, de la fraternité retrouvée entre tous ses fils sans distinction d’origine et de région, gage de la paix ; toi qui veux l’instruction gratuite, l’emploi pour tes enfants, nous t’invitons à notre audace: la seule qui vaille aujourd’hui : la création du Front du Refus de Bénin- Waxala. 

    Oui à un Bénin debout, uni et confiant en lui-même !

    Vive le Front du Refus de Bénin-Waxala !

    Vive le Bénin.

    Cotonou, le 29 Octobre 2015.

     

  • A PROPOS DES ELECTIONS! (suite et fin)

     

     

    Voici la dernière partie du document!
    QUE FAIRE ?
    Face à cette situation grave que vit notre pays face aux problèmes FONDAMENTAUX qui restent posés depuis 10 ans, la LIGUE NATIONNALE DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE propose solennellement la convocation immédiate d’une Conférence Politique du Peuple (CPP)

    a) LES OBJECTIFS DE LA CPP
    1° Permettre au peuple de discuter lui- même des problème fondamentaux du pays ;
    2° Définir la ligne générale de la Politique Nouvelle d’Indépendance Nationale
    3° Définir le programme d’action sur la base de cette ligne générale, et cela sur les plans :
    - politique
    -économique
    -social
    -culturel
    -militaire
    4° définir les conditions de mise en place d’un Gouvernement Patriotique d’Union Nationale chargé de mener à bien l’exécution de la Politique Nouvelle d’Indépendance Nationale.

    b) CONPOSITION DE LA CPP
    1° LES Forces Armées Dahoméennes : officiers, sous- officiers, soldats, gendarmes et policiers
    2° les organisations syndicales
    3°les représentants des Paysans
    4° les organisations de Jeunes
    5° les représentants du PRD, du RDD et de L’UDD.
    6° les représentants des Anciens
    7° les représentantes des Femmes
    c) PREPARATION DE LA CPP
    1° Les différentes organisations partici- pantes doivent se préparer en faisant l’étude critique de notre action passée depuis 10 ans et en dégager les conclusions conséquentes.
    2° les différents services administratifs doivent élaborer des propositions à transmettre a la CPP .
    3° les ministères doivent présenter à la CPP un exposé détaillé sur le bilan de leurs actions respectives depuis 10 ans et sur les nouvelles perspectives.
    4°l’armée doit organiser de larges consultations pour hâter la convocation de la CPP
    d) DE QUELQUES CONDITIONS POUR
    LA REUSSITE DE LA CPP
    1° Les organisations participantes doivent observer une grande vigilance à l’égard des impérialistes français et américain qui, devant la détermination du peuple dahoméen d’aller de l’avant, feront tout pour empêcher la convocation de la CPP ou en saboter les travaux. Ils vont user de ruse et de chantage, ils vont soudoyer certains de nos compatriotes pour atteindre leur sinistre objectif.
    2° Nous n’ignorons pas que toutes les organisations concernées, y copris l’armées sont divisées. Cependant nous leur demandons instamment de s’en tenir à l’essentiel à savoir : le Dahomey face à tous ceux qui nous exploitent et font obstacle à notre marche en avant.( souligné par nous)
    3° nous sommes convaincus que l’Armée comprendre son rôle et favorisera le déroulement normal de la CPP en évitant toute attitude inamicale et toute méthode d’intimidation à l’égard des participants
    COMPARTRIOTES DE TOUT LE PAYS DEBOUT !
    Encore une fois la LIGUE NATIONALE DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE s’adresse a vous. II est temps que nous puissions voir clair : que nous distinguions nos vrais ennemis de nous- mêmes et que nous reconnaissions nos vrais amis. Le Dahomey est à un tournant historique vraiment important.
    Au lieu de la supercherie des Elections, nous vous proposons la Conférence Politique du Peuple.
    Compatriotes de l’armée, des syndicats, des organisations de paysans, d’anciens et de femmes unissons - nous pour barrer la route aux machinations impérialistes et marchons victorieusement vers la convocation de la Conférence Politique du Peuple
    HALTE AUX ELECTIONS
    En avant pour LA CONFERENCES POLITIQUE DU PEUPLE
    VIVE la Conférence Politique du Peuple
    VIVE la POLITIQUE NOUVELLE D’INDEPENDANCE NATIONALE !
    VIVE le DAHOMEY souverain et démocratique !
    VIVE LA LIGUE NATIONALE DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE !
    COTONOU LE 17 FEVRIER 1970 1970

  • A PROPOS DES ELECTIONS! (suite)3

    VOICI la suite de la publication d'il y a 45 ans qui appelait à une conférence politique du Peuple alors que tout le monde s'affairait autour des élections.Aujourd'hui les hommes politiques se préparent à offrire au Pays le spectacle affligeant des élections qui ne résoudront aucun problème.Nous appelons tous les hommes de bonne volonté à rejeter les élections et à préparer activement les assises nationales.C'est ce que nous avons de mieux à faire.Il y a 45 ans ils avaient fait la sourde oreille! Ne les laissez-pas refaire la même chose cette année.

    La supercherie des élections !
    Face à ces problèmes importants et sérieux, l’Armée propose la formule électorale pour choisir un président et 41 députés qui se chargeront de les résoudre. Le système électoral préconisé, c’est d’élire le président sur la base d’un découpage départemental et les députés dans le cadre des sous-préfectures.
    La réforme électorale proposée comme solution à nos problèmes n’a rien de nouveau. Le peuple dahoméen est allé aux unes en 1959 pour élire 40 députés. En 1960 les élections présidentielles ont été organisées. Il y a eu en 1964 un référendum constitutionnel et des élections pour élire un Président, un vice-président, 40 députés flanqués de 40 suppliants. En 1968, nouveau référendum constitutionnel avec des élections présidentielles : annulation de ces élections.
    Nous avons connu aussi des expériences non électorales
    -1963 gouvernement provisoire de Soglo ;
    -1965 Régime militaire de Soglo avec ses technocrates, sans Assemblée Nationale élue mais avec son comité d’appellation différente.( Renovation, Vigilance)
    -Régime des Jeunes Cadres avec son Comité militaire Révolutionnaire sans Assemblée Nationale
    Il y a eu aussi en 1965 l’Assemblée du peuple de AHOMADEGBE. Il y a eu enfin en 1968 la désignation de ZINSOU par l’armée « toute entière » !
    Toutes ces formules ont eu pour but de résoudre les problèmes fondamentaux de notre pays. Mais comme l’a longuement montré notre Déclaration du 17 Janvier 1970 (N°1 de Jeunesse Patriotique) chacune de ces formules, chacun de ces régimes s’est soldé par un échec ! Au lieu de s’attaquer aux problèmes fondamentaux, les différents régimes issus de ces formules les ont au contraire aggravés en tournant le dos au peuple pour se jeter dans les bras de l’impérialisme français ou de l’impérialisme américain.
    Comment donc sur la base de cette pratique qui dure depuis 10 ans et sans réfléchir sérieusement sur les causes profondes de nos échecs répétés pouvons-nous revenir à la formule des élections sans inquiétude ? Surtout que dans le contexte politique actuel, l’Etat-Major politique qui réunira le plus de suffrage , aura contre lui les autres états-majors individuels ou coalisés qui n’arriveront jamais à s’entendre.
    l’Etat-Major politique qui réunira le plus de suffrage arrivera-t-il à panser les plaies qu’ouvriront nécessairement les oppositions régionalistes , les tensions tribales l’exacerbation des particularismes régionaux voire les mouvements séparatistes ?
    - l’Etat-Major qui sortira vainqueur de la bataille électorale va-t-il pouvoir résoudre le problème de l’armée ou va-t-il s’engager dans la voie desdestitutions des chefs militaires ?
    Face à ce grand désordre créé par les élections et la paralysie qui en découlera nécessairement, l’Etat-Major présidentiel pourra-t-il aborder les problèmes fondamentaux que nous connaissons bien ? L’Etat-Major présidentiel paralysé de surcroit par son incapacité de servir deux maîtres avec une égale fidelité pourra-t-il aborder nos problèmes sur la base de la nécessaire Nouvelle Politique d’Indépendance Nationale ?
    L4Etat-Major élu qui regroupera inévitablement les mêmes éléments physiques, les mêmes individus que nous avons vu défiler depuis dix ans qui connaissaient parfaitement ces problèmes , qui les ont même aggravés du fait de leur de loeur nature de valets de l’impérialisme pourront-ils et par quelle baguette magique, aborder et résoudre nos problèmes fondamentaux ?
    Il est temps, il est grand temps de sortir des sentiers battus. Nous sommes sûrs que si nous refusons de faire l’effort de réflexion nécessaire, si nous refusons de trouver une formule nouvelle, la décennie qui s’ouvre avec l’année 1970 sera des plus sombres pour notre peuple et pour sa jeunesse.
    Vous « les leaders » vous vous jouez les uns des autres et vous trompez les masses.
    Votre exil doré ne vous a même pas permis de vous entendre , pour proposer sur la base d’un programme politique , un processus nouveau en vue de résoudre nos problèmes.
    Chacun de vous sait que les élections , la énième, ne constitue pas la solution à nos problèmes. Chacun de vous sait que le peuple dahoméen en a assez des déchirements, des affrontements et des querelles..
    APITHY :Vous n’êtes pas pour les élections, vous êtes pour un gouvernement de coalition mais pour assouvir vos intérêts et défendre ceux de vos maîtres vous êtes pour la bagarre, vous cautionnez les élections , vous êtes candidat.
    MAGA :Vous savez bien que les élections ne constituent pas une solution. Vous souhaiteriez être le seul candidat et pour cause !Voici que vous êtes candidat pour satisfaire vos intérêts personnels et défendre ceux de vos maîtres.
    AHOMADEGBE :Vous, porte-parole des leaders en exil, vous vous proclamez leader des leaders .Vous voulez seul aller aux élections .Mais aujourd’hui , vous acceptez le grand combat électoral au mépris des conséquences graves de cette situation.
    Tous les trois, vous considérez le peuple comme le moyen de satisfaire vos intérêts personnels et de défendre ceux de vos maîtres impérialistes. N’est-ce pas le lieu de rappeler les conclusions de notre Déclaration du 17 Janvier 1970 :Les rivalités inter-impérialistes et votre rôle de valets dans ce cadre et ce, depuis 10 ans, expliquent que vous ne pourrez jamais mener une politique conforme aux intérêts des masses laborieuses et fondée sur le principe intangible de la souveraineté nationale
    Quant à ZINSOU vous n’êtes pas un « leader » vous n’êtes qu’un usurpateur au service des Américains. Nous ouvrirons ce dossier prochainement quand le moment viendra.
    Nous dévons enfin conclure que les élections avec leurs lourdes conséquences et le danger des affrontements tribalistes que favorise le mode électoral proposé conduiront inévitablement à l’affaiblissement du peuple Dahoméen face a l’ennemi principal et créeront les conditions favorables pour une nouvelle intervention grave des impérialistes dans la vie politique de notre pays.En ce sens, elle constitue une grosse supercherie et un véritable traquenard pour le peuple Dahoméen (Suite demain)

  • A PROPOS DES ELECTIONS! (suite)


    Voici la suite du document que j'ai commencé à publier hier. Il y a 45 ans face à la gravité de la situation du pays la LIGUE NATIONALE DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE a dit halte aux élections ,en avant pour la Conférence Politique du Peuple.Aujourd'hui face à la situation inacceptable que vit le pays la Convention Patriotique des Forces de Gauche appelle à des assises nationales.Il y a 45 ans les hommes politiques du pays n'avaient pas écouté l'appel de la Ligue.Ecouteront-ils l'appel de la Convention Patriotique des Forces de Gauche?
    Voici la suite de l'analyse de la Ligue!

    4° Sur le plan social : Les problèmes sont nombreux et bien connus :
    - Abattement des salaires du secteur public et privé (5 %, 10 %, 25 %)
    - Abattement des taux d’allocations familiales
    - Abattement des pensions allouées aux Retraités
    - Blocage des salaires et des avancements
    - Diminution continue des prix d’achat imposés aux paysans : coton, arachide, tabac… et appauvrissement continu des masses rurales.*****1
    - Multiplication et augmentation des impôts. En un mot, grave diminution du pouvoir d’achat et élévation contenue du coût de la vie.
    - Chômage endémique
    - Répression des grèves, liquidation des droits syndicaux par Zinsou etc.
    5° Sur le plan militaire. Une idée traditionnellement accréditée par le passé colonial est que « l’armée ne fait pas de politique ».Chacun sait que l’armée coloniale faisait la politique coloniale et depuis notre indépendance juridique, l’armée Dahoméenne est intervenue à plusieurs reprises dans la vie politique de notre pays.
    Nous estimons pour notre part que l’Armée doit faire de la politique. La question est de savoir quelle politique faire et sur quelle base ?
    En intervenant dans la vie politique, notre Armée a développé dans ses rangs, au lieu d’une conscience patriotique, un affairisme politique déterminé par le jeu des puissances impérialistes à travers leurs valets locaux. Encore une foi quelle politique faire, quelle doit être la ligne ? Affairisme politique (recherche du million, des galons, répression des grèves, intervention des paras contre les paysans…) ou soutien actif à la lutte du peuple travailleur contre l’exploitation et la domination étrangère.
    Au service de quelle politique l’Armée doit elle s’organiser ? au service de qui, du peuple dahoméen ou des impérialistes, Armée doit-elle mettre son fusil ?
    Le rôle de l’Armée, c’est encore essentiellement celui d’assurer la sécurité de la population et des frontières. Mais malheureusement, notre armée observe un silence coupable devant l’ingérence d’Israël dans nos affaires militaires et de sécurité : n’est ce pas ce qu’illustrent le contre courant militaire organisé par l’ambassade d’Israël , instrument de l’ambassade des Etats Unis, la distribution des fusils OUZI à l’insu de notre Armée etc. et la chose plus grave, la passivité de l’Armée devant l’organisation systématique de l’espionnage économique et militaire des Etats Unis à travers les nombreux groupes de corps de la paix, les missionnaires, favorisant ainsi les troubles et l’insécurité au sein de la population.(souligné par nous)
    Pourquoi notre Armée ne peut-elle pas se défaire de ces experts et instructeurs étrangers, français, Israéliens, américains, ces gens qui organisent la désunion des forces patriotiques au sein de l’Armée ? Le problème de la formation des cadres militaires est un aspect important du problème essentiel de la politique des cadres Nationaux. Qui doit poser et résoudre ces problèmes ? Tout ceci montre que nous avons le devoir de réétudier les problèmes relatifs à l’orientation, la structure, l’action de l’Armée sur la base des principes de la politique Nouvelle d’Indépendance Nationale. (suite demain)

     

  • A PROPOS DES ELECTIONS!

     

    Je suis allé consulter  les archives   et voici      le document  que j’ai  trouvé  et  que je   propose  à votre  lecture. Hier  en 1970, les Patriotes de la Ligue Nationale de la Jeunesse                Patriotique,  face à une situation  chaotique  de notre pays  ont pris courageusement  position pour dire  HALTE AUX ELECTIONS ,  EN AVANT POUR LA CONFERENCE POLITIQUE DU PEUPLE.  Aujourd’hui ,tout le monde sait  que le pays  est     face à une situation catastrophique. Face à cette situation,  les patriotes regroupés au sein  de la Convention Patriotique des Forces de Gauche et d’autres compatriotes béninois disent Halte aux élections  en avant pour les Assises Nationales . Hier personne n’a entendu l’avertissement de la Ligue Nationale de la Jeunesse Patriotique. On connaît la suite .Aujourd’hui les hommes politiques de notre pays vont-ils entendre l’appel des patriotes béninois ? C’est le souhait du parti Social Démocrate Le Bélier, PSD-BELIER,  Parti Liguiste.

     

      A PROPOS DES ELECTIONS

      Comme nous lavons montré dans notre Déclaration du  17 Janvier 1970, depuis 10 ans, les gouvernements qui se sont succédéà la tête de notre pays, ont été incapables, a cause de leur  allégeance aux  puissances impérialistes, de résoudre les problèmes fondamentaux qui se posent au Peuple dahoméen dans son  ensemble. Rappelons que ces problèmes sont dordre politique, économique  social, culturel et militaire.

            Les problèmes fondamentaux de notre pays

    1° Sur le plan politique : depuis 76 ans nous navons jamais été les maitres de notre destinée. Jusquen  1960, la  colonisation a fait de notre Pays une chasse gardée de limpérialisme français ; les gouverneurs, les commandants et larmée française organisaient au  vu et  au su de tout le monde,  la domination politique de notre peuple et son exploitation économique. Dès notre Indépendance juridique, limpérialisme français nous a lié les mains par des « Accords de Coopération » : militaires, diplomatique, culturels accords monétaires et autres Tous ces accords ont vidé lIndépendance de son contenu, cest pourquoi nous parlons de Néocolonialisme. Depuis 1964, la pénétration Américaine nous a imposé de nouveau accords qui ont aggravé notre vassalisation et ont fait de notre Pays la vache à traire et de la France et des USA ; convention inégale sur le pétrole ; Accords miniers, Accords culturels ; le tout assortit dune action criminelle despionnage directe et de provocation, de trouble menée par les « Corps de la paix » et les missionnaires Américaines qui sillonnent notre Pays.

    2° Sur le Plan économique : la situation de notre Pays est dominée par deux faites essentiels :

    -         Lexploitation continue de limpérialisme français : notre économie est un appendice de l’économie française, notre pays est un fournisseur en matières agricoles (coton ; tabac ; huile de palme etc.) nécessaires pour faire tourner les industries françaises.

    Il(notre paysNDLR) constitue avec les autres pays du continent Africain, le déversoir  des produits manufacturés français. En outre, la France jouit dun tarif douanier préférentiel dans nos échanges commerciaux. De plus, les grosses sociétés françaises telles que : la  CIE FAO, la  SCOA, RENAULT, MONOPRIX, la  CCDEE, les Assurances, les BANQUES etc. réalisent des surprofits énormes quelles expatrient quotidiennement et cela sans payer dimpôts réels.

    -Dans le domaine agricole, nos paysans ont été  dépossédés de leur meilleures terres au profit des sociétés  françaises dites  dIntervention telles  que la  SATEC, la CATTA, le BDPA, et la SONADER, société prétendument « nationale » mais en réalité instrument dintervention de la CEE

    -La  pénétration en grand de limpérialisme Américain : ce nest plus  un secret pour personne que lunion œil  a déjà commencé a exploité notre pétrole sur la base dune convention inégale signée en 1964 et renforcée par les récents contrats antinationaux de ZINSOU. Le pétrole est devenu un problème nodal  pour notre Pays et tant que notre Peuple naura pas défini et exprimé clairement ce qui est conforme à ces intérêts fondamentaux, notamment  quant à lexploitation de notre pétrole, nous serons  toujours un champ dintervention des puissances impérialistes pour laccumulation de surprofits sur notre dos et aussi un champ de guerre.

    3° Sur le plan culturel

    En matière de culture et d’éducation, peut-on dire que nous savons  jamais défini et mis en œuvre  une politique de la culture et de l’éducation qui tienne compte des besoins réels et des nécessites de notre développement économique ? Ou bien  sagit-il là dun problème mineur ?

     -Au  lieu dune politique de cadres nationaux on développe une politique dassistance technique française  et Américaine.

    -         Au lieu dune reforme adéquate  de lenseignement on met servilement en application des programmes d’éducation conçus et élaborés à Paris,  on réorganise le BAC à Paris, on le réorganiseà Porto-Novo on lève le petit doigt à Paris,  on sagite et tout s’ébranle au Dahomey.

    Laboutissement de ce suivisme à la baguette cest la prolifération de  cadres inutilisés : bacheliers, brevetés, certifiés en chômage !

    4° Sur le plan social : Les problèmes sont nombreux et bien connus :

    -         Abattement des salaires du secteur public et privé (5 %, 10 %, 25 %)

    -         Abattement des taux dallocations familiales

    -         Abattement des pensions allouées aux Retraités

    -         Blocage des salaires et des avancements

    -         Diminution continue des prix dachat imposés aux paysans : coton, arachide, tabac et appauvrissement continu des masses rurales.(la suite demain)

  • A PROPOS DU DECES DE KEREKOU

    Les télés et les radios  ont annoncé le décès de Kérékou ce jour Mercredi, 14 Octobre 2015. Je présente à sa  femme, à ses enfants, à ses petits-enfants  et à ses amis, mes sincères condoléances. Je compatis à leur douleur légitime face à la perte d’un être cher. J’ajouterai ceci : La  jeunesse des années 70, dans sa partie la plus saine,  a servi avec loyauté et beaucoup de sacrifice  la révolution béninoise. Les sacrifices que nous avons consentis ont produit des fruits  qui n’ont pas profité ni à la jeunesse, ni au peuple travailleur, ni  à notre pays. Nous ressentons profondément  la   trahison dont nous avons été victimes et c’est Kérékou  qui est le premier responsable de cette trahison. Le pays aujourd’hui n’offre pas  le visage d’un pays  dont les fils  puissent se sentir fiers. Kérékou à cet égard a une grande responsabilité et ce n’est pas en fermant les yeux sur sa responsabilité première que nous allons  nous   engager sur la route du développement et de l’émancipation. On ne peut pas remettre le pays dans les mains  des fauves et des rapaces et espérer offrir au plus grand nombre une vie meilleure. La disparition de Kérékou doit être une occasion pour faire le point ce qu’il a pu donner  de bon au pays.  La disparition de Kérékou doit être l’occasion de voir les possibilités qui lui avaient été offertes pour développer notre pays, possibilités qu’il a gaspillées en pures pertes pour le pays, pour  sa jeunesse et pour le peuple travailleur. Sa disparition doit être une occasion de dénoncer les méchancetés que Yayi a copiées chez lui et qui font tant de mal à notre pays. Par exemple, c’est sous Kérékou que l’impunité s’est institutionnalisée et est apparue comme un méchant folklore. On licenciait en effet  des gens qui ont pris deux cents francs au bord de la route, mais on ne disait rien  aux détourneurs de millions et de centaines de millions. On ne disait rien à ceux des  ministres  qui étaient plus qu’indélicats ! On peut continuer les exemples. Ceux qui s’assemblent  pour continuer  à manger grâce  à Kérékou ne seront pas d’accord, mais je n’ai pas eu besoin de leur accord pour dénoncer  en  2013  dans  mon petit fascicule la trahison des intérêts du peuple béninois par Kérékou. Que personne n’oublie que le Bénin est un  pays et qu’il a ses intérêts propres. J’ai  depuis toujours la conviction que ce qui est bon pour la    France et ses intérêts,  ne peut pas être bon   pour le  Bénin et ses intérêts. A un moment donné, Kérékou a été bon pour le Bénin. A partir d’un autre moment il  a été bon pour la France, à partir de ce moment Kérékou ne pouvait plus  être bon pour le  Bénin. Yayi est bon pour la France. Yayi ne peut pas être bon pour le Bénin.   Kérékou est décédé,  mais la lutte continue pour la jeunesse éternelle, pour le vaillant  monde du  travail, pour l’émancipation de l’intrépide et invincible peuple du Bénin.

     

     

  • A PROPOS DES RAILS AU BENIN

    Voici le point de presse  sur le combat de notre peuple  à propos de la question des rails au Bénin.

     

    COMITE DE SUIVI DES ORGANISATIONS POUR DES RAILS MODERNES AU BENIN

    98 96 12 62 / 96 32 47 09 / 97 76 18 29 / 97 26 36 20

     

     

     

    POINT DE PRESSE SUR LA CONCESSION FERROVIAIRE A BOLLORE

    Bourse du Travail de Cotonou, le 03 Septembre 2015

     

    Mesdames et Messieurs les journalistes,

    Nous vous remercions d’avoir répondu à notre invitation. Le sujet qui nous réunit aujourd’hui ici, est la question du contrat ferroviaire avec BOLLORE. Comme tout un chacun de nous sait, le chemin de fer représente un axe central de développement d’un pays et nous pouvons dire qu’il n’y a pas de développement sans rails. C’est dire que nous nous situons dans la logique de l’exigence des rails comme facteur de développement au Bénin. Notre propos ici s’articulera en les points suivants :

    1.      Historique de notre combat contre le contrat de concession ferroviaire au groupe français Bolloré ;

    2.      Pourquoi ce combat est vital pour le Bénin et appelle au regroupement de toutes les forces patriotiques de ce pays et Pourquoi notre combat rejoint celui du groupe Pétrolin du compatriote DOSSOU-AWORET

    3.      Que faire ?

     

    1°) HISTORIQUE DE NOTRE COMBAT

    Vers la fin de l’année 2014, j’ai été alerté en tant que Chef d’Organisation Patriotique par des béninois patriotes sur le complot que constitue la concession en cours des chemins de fer à Bolloré en ce qui concerne notamment les options techniques choisies par ce groupe et qui ont pour conséquence de plomber notre pays pour des générations. En effet, au lieu des rails modernes, c’est-à-dire des rails à écartement standard de 1,435 mètres en vigueur dans la plupart des pays du monde et recommandé par l’UEMOA, la CEDEAO, Bolloré décide de la réhabilitation et de la construction des rails sur le modèle 1910 à écartement métrique qui ne disposent plus nulle part ni de wagons, ni de locomotives modernes.

    A ce sujet, le 18 mars 2015, la Convention Patriotique des Forces de Gauche a sorti une alerte au peuple intitulé "Non au sabotage de la ligne ferroviaire Bénin-Niger, Burkina-Abidjan’’ Il y est dit notamment « Il ya environ quatre ans, les Chefs d’Etat, Hautes Autorités des quatre Etats que sont le Bénin, le Burkina-Faso, le Niger et la Côte d’Ivoire se sont réunies pour décider dans le cadre de l’intégration régionale des quatre pays, la construction d’une boucle ferroviaire moderne reliant Cotonou –Niamey- Ouaga- Abidjan, longue de 2950 km environ avec raccordement au Togo soit une distance de plus de 3000 km au total...L'écartement des rails est la distance séparant le flanc interne des deux files de rails d’une voie ferrée. L'écartement standard de 1.435 mm (soit 4 pieds 8 pouces et demi), définit la voie « normale »Avec la ligne métrique- ou voie étriquée- comme ce que nous avons en ce moment, on n’aura pas facilement de locomotive ni de wagon moderne pour circuler. La vitesse  des trains sera très limitée au risque d’accidents ferroviaires…

    Les Chefs d’Etat ont mis sur pied un Comité de pilotage à présidence tournante annuelle chargé de l’étude et de la réalisation de cet ambitieux projet. C’est-à-dire que chaque Etat assurera la direction de ce Comité pendant un an. A la fin des quatre le projet sera terminé. Un Secrétariat a été installé..

    Les premières études ont été réalisées par un consortium tchèque qui a retenu une boucle moderne avec construction de rail à écartement standard…  Par la suite un groupe français du nom de SOFRECO a fait les mêmes études et a conclu aux mêmes résultats.

    Toutes ces études étant terminées, des bailleurs de fonds se présentent pour le financement dont les Chinois. Les Nigérians qui sont en train de rénover leur système ferroviaire sur le système moderne … se sont mis de la partie pour apporter leur appui.  Venue ici pour exposer leur projet, la délégation nigériane n’a pas été reçue par le Chef de l’Etat.

    On était en  novembre 2013, lorsqu’intervient en ce moment le groupe Bolloré. Avec toutes les pressions et relents colonialistes dont on la sait  capable, elle balaie du revers de la main toutes ces études réalisées et fait imposer un mémorandum « d’entente » signé à Cotonou le 07 Novembre 2013 par lequel les Chefs d’Etat des quatre Etats lui confient le soin de construire la boucle ferroviaire. Ceci au grand désarroi d’autres accords antérieurs (tel avec le groupe de Dossou Aworet Samuel ; au grand désarroi de l’équipe des Experts, hauts Cadres et Techniciens béninois, comme de tous les Experts des autres  Etats concernés.  Car  l’on  sait que le groupe Bolloré n’est pas un groupe Constructeur mais d’Exploitation.

    Au lieu d’une Voie moderne, Bolloré retient  des rails de 1910 à écartement métrique. ..Au lieu d’une voie pour une durée de 200 ans environ, Bolloré veut nous imposer une ligne vieille, non compétitive pouvant poser d’énormes problèmes d’incompatibilités avec le réseau ferroviaire du Nigeria et nécessitant des réfections tous les cinq ans avec des surcoûts artificiels que l’on peut imaginer et ceci au profit de qui l’on sait. »

     Il faut signaler que déjà le 17 novembre 2014, le comité technique interministériel de suivi de la convention BENIRAILS, créé par l’arrêté N° 085/MDAEP/MTPT/MEF/MJUDH/DC/CTJ/SGM/DGIFD/DPF/SRC en date du 12 août 2014 avait envoyé au gouvernement un rapport d’étapes, où il préconise « - la prise en compte par le groupe Bolloré des normes techniques recommandées par l’UIC, par l’Union Africaine des Chemins de fer (UAC) et par l’UEMOA ;

    -          La mise en place par le groupe Bolloré du modèle financier à même de renseigner les Etats sur la hauteur des investissements, la période à partir de laquelle il y aura retour sur investissement et la durée des concessions. »

    Le 1er avril 2015, les membres du même comité Technique ont envoyé une lettre au Ministre du Développement et de l’Analyse Economique où ils soulignent l’élément suivant : «- Le Groupe BOLLORE propose de mettre en place une voie ferroviaire de type obsolète avec un écartement d’un mètre de vieux rails de réemploi de quarante (40) kilogrammes des années 1910. Par contre, le comité interministériel propose la construction d’une voie ferroviaire avec une plate forme de six(6) mètres de large et un écartement standard de 1,435 mètres avec des traverses à double écartement sur le tronçon Cotonou-Parakou-Niamey conformément à la directive n° 01/2014CM/UEMOA adoptée le 27 mars 2014 par l’UEMOA.

    -          Le Groupe BOLLORE n’entend pas que les Etats déterminent avant « le démarrage de la convention », la consistance du patrimoine immobilier et foncier de l’OCBN cependant que le comité propose qu’un inventaire du patrimoine soit fait avec détermination de la part à transférer au concessionnaire.

    -          Le comité a retenu que c’est à l’autorité concédante (à savoir les Etats du Bénin et du Niger) qu’il revient d’élaborer le cahier des charges techniques relatif à la construction et à l’entretien de la ligne, à charge pour le Groupe BOLLORE de s’y conformer et non la démarche inverse.

    -          Le comité n’a pas approuvé la proposition de la durée de la convention telle que esquissée par BOLLORE, durée qui s’établit à 30/40 ans alors même que toutes les études disponibles ont confirmé la rentabilité du projet avec un retour sur investissement sur vingt (20) ans…

    Il a relevé qu’en l’absence de tout cahier des charges, le Groupe BOLLORE mène des travaux qui ne respectent aucune norme contemporaine des chemins de fer…

    En outre, dans les conditions actuelles d’exécution des travaux en dehors de toute commande publique et d’un business plan qui renseigne sur le montant probable des investissements à faire par le Groupe BOLLORE, ni la République du Bénin, ni la République du Niger ne sont en mesure d’apprécier la qualité et la valeur des ouvrages en cours de réalisation ou à réaliser. La conséquence directe et prévisible de cet état de chose est que les Etats paieront pendant des dizaines d’années le coût de travaux mal réalisés avec le risque d’avenants répétés comme c’est souvent le cas lorsqu’il n’y a pas un minimum d’accord entre les parties contractantes sur les caractéristiques de l’ouvrage à réaliser et sur son coût. »

     

    Malgré cela, le gouvernement du Bénin avec le gouvernement du Niger s’entêtent et avaient retenu de signer à Paris le funeste contrat le 21 juillet 2015. Signalons qu’entre temps a été nommé 1er Ministre chargé justement du dossier, Lionel ZINSOU dont on sait qu’il est plus Français que Béninois et qui appartient au cercle fermé de l’establishment français au même titre que les BOLLORE Vincent, Laurent FABIUS etc.

    Pour faire face à cette situation, la Convention Patriotique des Forces de Gauche a sorti en date du 14 juillet 2015 un appel au peuple intitulé « Peuple du Bénin ; Lève-toi pour empêcher la signature de la funeste convention ferroviaire par le duo BOLLORE-YAYI". Surpris par la clameur populaire, les protagonistes ont sursis à leur complot, et l’on remit à plus tard.

    La Convention Patriotiques des Forces de Gauche (dont est membre la CSTB) a aidé à faire prendre par la Conférence Syndicale Internationale des pays membres de l’UEMOA, réunie les 24 et 25 Juillet à Cotonou, avec la CSTB à une motion condamnant l’attribution à Bolloré du contrat de concession ferroviaire.

    Pour donner forme à cette mobilisation populaire contre le complot, nous avons au nom de la CPFG par un papier en date du 21 Juillet 2015, appelé les Partis politiques, organisations syndicales et de la société civile à une concertation. Ce qui fût fait le 28 juillet 2015. A cette occasion, une déclaration a été proposée et adoptée et un Comité de Suivi des Organisations pour des rails modernes au Bénin a été constitué.   Le 11 Août, une seconde réunion de concertation a eu lieu toujours à la Bourse du Travail de Cotonou où il a été retenu une adresse aux honorables députés pour leur demander de : « 1°- De se saisir de ce dossier patriotique et stratégique et interpeller le Gouvernement sur cette question vitale pour notre pays et ses hommes et de provoquer à ce sujet un débat public.

    2°-D’exiger à cet effet une autorisation parlementaire avant signature de tout contrat de concession ferroviaire qui devra respecter les normes légales, modernes et environnementales  en la matière. 

    3°- D’exiger à l’avenir la publication de tout Contrat avec cahier de charges concernant tout projet liant notre pays et cela avant exécution. ».

     De même, il a été retenu que la CSTB fasse une lettre de soutien aux travailleurs de l’OCBN soumis au non paiement des salaires depuis environ deux (02) ans.

    Le 1er Septembre 2015, une nouvelle réunion de concertation s’est tenue et a apprécié très positivement la réponse à notre appel et qui s’est concrétisée par l’interpellation du gouvernement  sur le projet de la boucle ferroviaire par le député Eric HOUNDETE, Vice-président de l’Assemblée Nationale et membre de la majorité parlementaire. Nous adressons aux députés, nos vives salutations patriotiques.

    Entre temps, face à la mobilisation populaire au Bénin, le groupe de Français constitué de Vincent BOLLORE, Lionel ZINSOU est allé signer le funeste contrat furtivement à Niamey, le 13 Août 2015.

    2) POURQUOI CE COMBAT EST VITAL POUR LE BENIN ET APPELLE AU REGROUPEMENT DE TOUTES LES FORCES PATRIOTIQUES DE CE PAYS ?

    C’est pour les raisons suivantes :

    Ce projet, si réalisé retardera notre pays pour des générations en ce que :

    -          Il isolerait notre pays ainsi que les autres concernés par le projet, des autres pays de la CEDEAO contrairement aux directives à la fois de l’UEMOA et de la CEDEAO qui préconisent la libre circulation des personnes et des biens.

    -           Par l’imposition de vieux rails de réemplois de 1910, notre pays serait dépendant pour des années encore, de la bonne volonté de BOLLORE, en fourniture en vieux locomotives et wagons jetés à la poubelle et repeints avec des coûts exorbitants pour notre pays.

     

    -          EN CE SENS  NOTRE COMBAT REJOINT CELUI DU GROUPE PETROLIN DU COMPATRIOTE DOSSOU AWORET

    Pour les raisons suivantes :

    -          Les gouvernements nigériens et béninois ont formellement accordé par lettre en date du 22 juillet 2010, la concession du réseau ferroviaire Bénin-Niger au groupe Pétrolin et qui fait l’objet d’une notification d’adjudication de la concession de réseau ferroviaire en cette date.

    -          Ensuite, dans le processus d’Appel  d’Offre, BOLLORE n’était pas soumissionnaire et à ce titre, ne pouvait être adjudicataire. Il s’agit là d’une violation manifeste des dispositions réglementaires de notre pays en matière de passation de Marchés Publics et cela ne saurait-être toléré.

    -          Le groupe Pétrolin selon leurs engagements, a retenu de construire des rails modernes selon l’écartement standard.

    -          Enfin, pour nous, dans les marchés publics de notre pays, il faut privilégier à compétence et surface financière égales, le compatriote et non l’étranger.

     

    3) QUE FAIRE ?

    Les protagonistes en charge du complot, le groupe BOLLORE et le gouvernement du Bénin, répandent partout que BOLLORE veut leur construire des rails pour zéro franc de charge pour notre pays. Et qu’il n’y a point de dette pour notre pays. Ce qui leur permettrait de contourner ainsi l’autorisation parlementaire. Il s’agit là d’un gros mensonge et d’un gros complot contre notre peuple. On n’a jamais vu dans ce monde d’aujourd’hui, des projets de cette envergure qui n’aient rien coûté au pays qui en serait bénéficiaire. Si tel est le cas c’est qu’il s’agit d’un complot pour enterrer ce pays.  C’est là que réside la plus grande inquiétude et nos interrogations au sujet des questions de contamination des populations du Niger et du Bénin par pollution radioactive. Rien que pour ça déjà, le peuple et ses représentants élus doivent s’en saisir.

    Pour toutes ces raisons, nous avons déclaré et réaffirmons que ce contrat constitue une violation des normes nationales et internationales en vigueur, une agression de notre peuple et qu’en conséquence, notre peuple se donne le droit de le combattre par tous les moyens. C’est dire que le contrat soit disant signé le 13 Août 2015, pour nous et le peuple béninois, est nul et de nul effet.

    En conséquence, nous avertissons les autorités aujourd’hui en charge de notre pays qui prennent le risque de participer à un tel crime, qu’ils endosseront à titre personnel et sur leur budget propre, les conséquences financières des dommages qu’ils auraient entrainés.

    Nous demandons aux Députés  et aux populations de continuer à s’opposer par tous les moyens à leur portée, à la construction de vieux rails dans notre pays à travers des interpellations, meetings, sit-in, marches, assemblées générales….

    Vive le peuple béninois en lutte !

    En avant pour la construction de rails modernes !

     

    Je vous remercie

    Philippe NOUDJENOUME