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Bénin-Témoignages - Page 24

  • L'HUMANISME DE HUGO CHAVEZ

     

    Mercredi 13 mars 2013

    VOICI UN TRES BEL ARTICLE QUE J'AI TROUVE SUR LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX: LISEZ-LE ET DECOUVREZ LE GRAND HUMANISME DE CHAVEZ!

     

     

     

    2013-03-06T113305Z_869312953_GM1E9361HVI01_RTRMADP_3_VENEZU.JPGLe Bronx, un des quartiers les plus pauvres de New York, rend hommage à Hugo Chavez

     

     

    Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

     

    « Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s'en réjouissent, vous aurez votre réponse ! » (Fidel Castro)

     

     

    Tandis qu'à Miami, une poignée d'émigrés ont fêté dans l'allégresse la mort de Chavez, dans le Bronx, des milliers d'habitants de ce quartier populaire de New York, ont rendu un dernier hommage à Hugo Chavez.

     

     

    De l'initiative de Chavez, entre 2007 et 2010, l’État vénézuélien a donné 1 million de $ par an, via l'entreprise CITGO, filiale de Pétrole du Vénézuela (PDVSA) pour soutenir la mise en place de projets sociaux dans ce quartier.

     

     

    L'organisation PetroBronx fut chargé de mettre en œuvre 30 plans qui ont profité à des écoles, des coopératives alimentaires ou encore à l'épuration de la rivière Bronx.

     

     

    « L'argent qu'a donné Chavez a eu un impact énorme », pour le porto-ricain Félix Leo Campos, qui fait partie du comité PetroBronx. « Il a proposé un modèle social différent, une solution alternative, et il a soutenu les efforts locaux pour résoudre les problèmes chroniques du quartier ».

     

     

    De son côté, l'enseignante Lucia Solano, dominicaine, a souligné que le président vénézuelien était une personne humaniste, préoccupée par le bien des pauvres : « Il n'y a guère de président américain qui ait visité le sud du Bronx ces dernières années ».

     

     

    Elle a rappelé que durant sa visite dans ce quartier populaire new-yorkais en 2005 : « Chavez nous a dit que nous devions lutter et que nous ne devions pas nous décourager parce que nous étions pauvres. Il fallait mettre un petit grain de sable et il l'a mis.

     

     

    « Le socialisme, c'est la liberté »

     

     

    A l'invitation du parlementaire démocrate José Serrano, Hugo Chavez s'est rendu dans la banlieue new-yorkaise en septembre 2005 pour prendre connaissance de la réalité de ses habitants, après avoir participé à la 60ème Assemblée générale de l'Organisation des nations unies (ONU).

     

     

    « Le socialisme, c'est la liberté, l'amour et le Christ », a assuré le Président aux jeunes qui se réunissaient dans les locaux du centre de Développement communautaire « The Point » dans le Bronx.

     

     

    « La lutte des jeunes est très importante, car c'est la lutte pour la planète », leur a-t-il dit, au moment où il exprimait son avis sur l'importance d'arrêter le processus destructeur provoqué par le modèle capitalisme dans le monde.

     

     

    « Au début, j'ai pensé que l'on pouvait humaniser le capitalisme, mais le capitalisme, c'est le diable. C'est Judas qui a vendu le Christ pour quelques pièces. Le socialisme c'est le Christ, qui donne sa vie pour les autres, qui nous appelle à nous aimer les uns les autres, voilà ce qu'est le socialisme », a confié Chavez à cette occasoion.

     

     

    Du chauffage pour les nécessiteux

     

     

    Entre 2005 et 2013, près de 2 millions de nord-américains ont profité du programme de livraison gratuite de combustible pour le chauffage qu'a mis en place le président vénézuélien et qui a permis de venir en aide aux familles qui n'ont pas les moyens pour se doter de ce service pendant l'hiver.

     

     

    Ce plan, élaboré par l’État vénézuélien, via la CITGO et la Citizens Energy Corporation (Entreprise d'énergie pour les citoyens), a pu compter sur des ressources de l'ordre de 465 millions de $, et est venu en aide à des habitants de 25 états de la nation nord-américaine.

     

     

    Cela comprend en outre les membres de plus de 240 communautés indigènes et plus de 200 refuges pour sans-abris.

     

     

    Le journal argentin El Clarin a recueilli le témoignage de John Fritz, président de Mount Hope Housing, une organisation à but non-lucratif qui garantit des logements à loyer modéré, et qui a compté avec le soutien de ce plan de livraison de combustible pour le chauffage. :

     

     

    « La majorité de nos locataires sont des immigrés, fondamentalement latinos, arrivés récemment, et qui n'ont même pas assez d'argent pour manger. Mais grâce à Chavez, pendant l'hiver, ils ont eu le chauffage gratuit. C'est une aide inestimable ».

     

     

    De son côté, le fondateur de la Citizens Energy Corporation, Joseph P. Kennedy II, a exprimé sa peine face à la disparition physique du président vénézuelien.

     

     

    Chavez était un dirigrant « qui se préoccupait énormément des pauvres du Venezuela et de toutes les nations du monde et de leurs besoins, surtout les plus fondamentaux, pendant que certaines personnes, parmi les plus riches du monde, ont plus d'argent que ce qu'ils pourraient raisonnablement en dépenser dans toute une vie », a affirmé le neveu de l'ex-président J.F. Kennedy et ancien parlementaire à la Chambre des représentants des États-Unis.

     

  • Le MENSOGE DANS LES MEDIAS OCCIDENTAUX

    Voici un texte que j'ai trouvé sur le blog de  mon ami Jacques Tourtaux et qui montre que nous ne pouvons et ne devons pas attendre la vérité de l'occident. Nous devons aller la chercher  ailleurs sauf dans les médias occidentaux.

    VENEZUELA : GARDEZ VOTRE ARROGANCE

     

    Gardez votre arrogance

     

    L’arrogance d’une frange de l’élite politico-médiatico française n’est plus supportable. Elle vient de s’exprimer à nouveau avec le décès d’Hugo Chavez : un mélange d’inculture, de bêtise et de haine. La politique de Chavez et du Venezuela peut ne pas être partagée. Mais pourquoi tant de mensonges, de violences ? La politique de répartition de la richesse pétrolière est la raison principale de l’hystérique campagne des médias ignorants et des réactionnaires de tous poils.

     

     

    Une dictature ? Quatorze consultations électorales sur quinze remportées par Chavez et ses compagnons. Aucune manifestation de l’opposition réprimée, aucune arrestation. C’est au mois de février 1989 que remonte la dernière répression de masse dirigée par l’ancien président et vice-président de l’Internationale socialiste, Carlos Andrès Perez, lors des émeutes de la faim. Des milliers de manifestants, la plupart descendus des bidonvilles et des étudiants avaient été abattus par l’armée sur ordre du gouvernement de l’époque. C’est au lendemain de ces événements que le « chavisme » commença à émerger.

     

     

    La presse bâillonnée ? 80% de la presse écrite, la majorité des radios et des chaînes de télévision restent entre les mains de l’oligarchie vénézuélienne.

     

    La pauvreté ? Alors qu’elle augmente en Europe et en France, elle a considérablement diminué depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, selon les chiffres de l’ONU.

     

     

    La santé ? Jamais les couches déshéritées de ce pays n’avait bénéficié de moyens aussi importants pour se soigner.

     

     

    L’enseignement ? L’analphabétisme a spectaculairement reculé depuis dix ans, selon l’Unesco.

     

     

    La solidarité latino-américaine ? Elle s’est déployée avec tous les pays particulièrement avec Cuba, l’Argentine, l’Equateur, la Bolivie.

     

     

    La souveraineté nationale ? Le pays n’est plus une colonie yankee.

     

     

    La rente pétrolière ? Elle ne va plus dans les poches de l’oligarchie corrompue mais finance les plans sociaux.

     

     

    Voilà ce que ne disent pas les médias. Voilà ce que combattent les droites françaises et certains caciques socialistes. Un jour viendra où les peuples vénézuélien et latino-américains nous riant au nez diront à la France : gardez votre arrogance nous n’avons pas besoin de vous.

     


     

    José Fort

     

     

     

     

  • PAUL KPOFFON

        A l'occasion du DECES du Camarade PRESIDENT  HUGO CHAVEZ, je publie cette oraison funèbre prononcée  lors de l'enterrement de notre camarade PAUL KPOFFON. C'est une partie de mon message à tout le peuple vénézuélien, à tous les combattants vénézéliens, à tous les progressistes du monde!

     

     

    MESSAGE DE LA MASPECO  A L’OCASION   DES  

     

                                     OBSEQUES DE

     

                    PAUL KPOFFON

     

    Aujourd’hui  24 Avril 2004  nous venons accomplir envers toi un de ces devoirs qu’on accomplit  avec émotion,  un de ces devoirs qu’on accomplit le plus souvent en larmes,.Ce n’est pas à la MASPECO  de dire aux hommes ,aux femmes et aux enfants présents ici  aujourd’hui  quand tu es né, où tu es né  et les différentes professions que tu as  exercées. C’est là une mission dont beaucoup d’autres peuvent valablement se charger avec plus de bonheur que la MASPECO.

     

    Que  peut donc  dire la MASPECO  qui soit valable à tes yeux ?

     

    Certainement  que toi tu nous dirais de continuer  à nous battre pour  le BIEN   bien  que tu saches toute la difficulté qu’implique un tel combat..

     

    Tu nous dirais certainement  de continuer à cultiver en nous et autour de nous  le BEAU du point de vue moral alors que tu sais très bien que  la culture du BEAU   dans notre pays aujourd’hui , la culture du BEAU   est , disons- nous  une mission presque impossible.

     

    Tu nous dirais certainement de  continuer à cultiver en nous et autour de nous  le GRAND  comme valeur, de tout faire pour donner du  Bénin une grande idée.

     

    Tu nous dirais très certainement  de continuer,  comme par le passé,  à défendre  la VERITE par tous les moyens et quoi que  cela puisse nous coûter.

     

    Tu nous dirais certainement de combattre sans concession le mensonge qui actuellement dans notre de notre pays prend l’allure d’un véritable fléau. 

     

     Oui, nous savons ce que tu veux de nous pour nous l’avoir dit et redit  tant de fois.. Mais nous  de la MASPECO ,  nous ne savons pas ce qu’il faut dire à tes enfants, aux membres de ta famille et à tes amis rendus extrêmement tristes par ton départ.

     

    Peut-être pourrons- nous trouver  quelques mots  en te regardant.

     

    Chers parents et chers  amis ,  derrière ce visage faussement austère se cache, chacun le sait , un homme très affable qui adore rire et faire rire. Nous ne nous sommes jamais lassés de l’écouter et nous gardons dans notre mémoire  les nombreuses histoires qu’il  nous a si souvent racontées et qui paraissaient toujours nouvelles dans sa bouche. Des compétitions  incroyables avec des vainqueurs surprenants. Nous allons essayer de sortir de notre mémoire une ou deux de ces petites histoires  si instructives   que tu prenais plaisir à nous raconter afin que nous soyons toujours sur nos gardes et que jamais nous ne relâchions notre vigilance. 

     

    Un  roi très riche décide de marier sa fille. Comme lui-même est très riche  il n’a plus besoin de biens matériels, c’est pourquoi il décide de donner sa fille en mariage au prétendant  qui sera le plus rapide .Le  cheval se porte candidat et il pense qu’enfin il va avoir la femme de son rêve, ne voyant dans le royaume aucun  homme capable de l’affronter à la course. Et c’était vrai. Tous les autres citoyens qui  venaient postuler  faisaient effacer leur nom dès qu’ils  apprenaient  que le cheval était candidat et qu’il s’était d’ailleurs  mis à s’entraîner depuis plusieurs jours. Tous les matins en effet  le cheval faisait le tour du royaume au galop. Il ne restait  plus que trois jours pour que la belle princesse FIWA soit donnée en mariage au prétendant le plus rapide. Vers le soir BESE  est allé se faire inscrire. BESE  c’est la grenouille. BESE ne pouvait pas résister à l’attrait qu’exerçait  sur lui l ‘incomparable beauté de la princesse FIWA. Quand il se portait  candidat, il ne regardait  pas les autres prétendants.

     

    Lorsque la couse commence le cheval  fait dix galops  et demande :   «BESE  A DJA A ? »

     

    ( BESE  est-ce que tu viens ?)

     

    Et BESE  de  répondre «  N’ DJA . »( je  viens ! ) Encore dix galops : même question, même  réponse.

     

    Le cheval est surpris de la résistance de BESE et c’est pourquoi il accélère sa course. Cent galops. Le cheval pensait avoir enfin liquidé définitivement BESE de la compétition mais lorsqu’il pose la question à son  concurrent il est encore plus surpris puisque  BESE  a  répondu entre ses jambes. Le cheval accélère de plus belle et lorsqu’ au bout de deux cents galops  il pose la question, il entend la réponse non plus derrière, mais devant.  Désormais et ce,  jusqu’à la fin de la compétition ,   le cheval ne pourra plus rattraper  BESE. BESE  gagnera la course et recevra la main de la Princesse FIWA. Compétition incroyable, vainqueur  surprenant.        

     

    Pour  toi cher et regretté ami  KPOFFON PAUL si un roi veut marier sa fille, s’il dit que c’est au plus rapide qu’il va la donner, si les deux concurrents retenus sont le cheval  et la grenouille  tout le monde sait que le cheval part gagnant. Et pourtant c’est bien lui qui perdra et c’est la grenouille qui gagnera. Comment cela était-il possible ? Comment se tirer d’affaire dans une situation  aussi difficile ? Tu en savais le secret  et c’est ce que tu tenais à nous communiquer : lorsqu’à la fin  tu proclamais le vainqueur tout le monde se mettait à  se creuser le  cerveau. Compétition incroyable, vainqueur  surprenant.        

     

     

     

               HA a perdu  son beau –père. HA c’est le Gorille. Chacun sait ce qu’une telle information implique. C’est souvent plus que de la mer à boire. HA sait que toute défaillance dans l’accomplissement d’une telle tâche  entraîne une honte dont on ne se défait pas  jusqu’à la fin de  sa  vie. C’est pourquoi il décide de prendre les choses en main. Il va voir la belle-famille et   lui demande  de lui attribuer une place afin qu’il y  reçoive ses invités. Ses beaux-parents ont accueilli la demande avec beaucoup d’ironie et de ricanement : puisque chacun sait  que HA n’a aucun moyen financier et donc son histoire de se préparer pour  recevoir  des invités devait relever d’une gigantesque blague. Mais qu’importe, se sont- ils dit et ils autorisent  HA à occuper la place qui  lui plaira.

     

    HA  est allé inspecter toute la maison  et a  choisi sa place. Il restera juste à l’entrée de la maison  mortuaire. Les gendres qui  sont très riches  ont promis de déployer toute leur force afin d’écraser les pauvres et humilier  les filles qui sont allées épouser des hommes sans moyens. Beaucoup de gendres  sont allés louer les services  de dizaines de femmes pour transporter les bagages jusqu’à la maison mortuaire,  pour préparer les repas   et assurer   la distribution des mets. Pendant des jours personne n’a revu HA dans les environs, chacun  imaginant qu’il est  entrain de se préparer.  Trois jours avant les obsèques HA  est allé demander  le programme des obsèques. Puis il retourne à la maison. Et le jour des obsèques il s’installe sur sa place avec son groupe et commence à faire ses numéros. Tous ceux qui arrivent  s’arrêtent pour regarder HA  dans ses prouesses. Bientôt il devient impossible d’entrer dans la maison mortuaire  tant le public qui veut regarder le spectacle est compact., On se presse, on se bouscule ,on veut voir HA sauter ici ,  on veut le voir sauter là ,  on veut le voir se tenir debout sur un pied, on veut le voir tirer un meuble avec ses dents. On entend partout s’élever des acclamations  interminables avec des viva. Tous les riches  ont abandonné leur place pour aller acclamer HA  et même leurs invités ne savent plus où  retrouver ceux qui les ont invités.  Vous êtes certainement au faîte de votre gloire  si  vos adversaires   qui voulaient vous écraser ,  sont obligés de vous acclamer . Et  HA donc,   au faîte de la gloire demande,  triomphant,  à sa femme :

     

    « Qui donc est en train d’enterrer son beau-père ici et maintenant ? » La réponse est connue de tout le monde.         

     

     PAUL KPOFFON , 

     

    Tu avais le secret de ces histoires. Aujourd’hui   nous venons te dire au revoir parce que nous gardons l’espoir que nous nous reverrons et que notre union autour des valeurs que nous avons défendues ensemble  constitue déjà pour nous  une patrie.

     

    Que faut-il vous dire ,  à  vous qui êtes ses enfants ?

     

    Paul Kpoffon  ne vous a certainement pas laissé en héritage  beaucoup de biens matériels. Il ne vous a certainement pas laissé des dizaines de millions de francs  à vous partager. Mais il vous a laissé  une grande quiétude, une grande tranquillité . Vous n’aurez pas à baisser la tête  en voyant venir  des gens  connus ou inconnus de vous. En prenant  aujourd’hui le départ,   il a redressé votre tête et vous a appelés  à marcher la tête haute. Le respect qu’inspire  son nom  se répandra sur vous et bien des Béninois  de votre âge auraient souhaité avoir un père  tel que lui.

     

    Quant à vous  membres de sa famille et des familles  alliées , la MASPECO  n’a pas apporté des mouchoirs pour  vous essuyer les larmes, non. Ce n’est pas de cela que vous avez besoin. Nous venons unir nos pensées aux vôtres  pour saluer ensemble le départ d’un grand homme, grand par les idées qu’il a défendues toute sa vie , grand par la vie qu’il a menée, grand par l’indomptable fidélité dont il a fait preuve et le plus souvent en bravant l’adversité Devant la dépouille mortelle de tels hommes les larmes n’ont pas de place. La famille KPOFFON   peut être fière d’avoir donné un tel fils à la nation béninoise.  Nous venons donc en ces lieux avec une grande sérénité  pour  vous demander  de nous donner ,de donner à la nation béninoise d’autres KPOFFON  PAUL.

     

    Quant aux amis du défunt , la MASPECO  les félicite pour avoir choisi un tel homme comme ami. Le choix lui-même est révélateur de ce que vous êtes ou tout au moins de ce que vous aimez. Que Dieu vous comble tous, enfants , membres de la famille ,et amis et qu’il daigne accepter PAUL  dans sa demeure éternelle.

     

    Merci à vous tous.   

     

     

     

     

  • camarade et ami PRESIDENT HUGO CHAVEZ: MERCI POUR TOUT!

    Mercredi 6 mars 2013

    J'ai troué ce beau texte sur le blog de JACQUES TOURTAUX. Je n'ai pas pu résister.Lisez plutôt

     

     

     

    Chavez, aussi vivant que le peuple vénézuélien

    Ceux qui subissent jour après jour, depuis tant d’années, loin d’ici, la personnalisation médiatique des démocraties latino-américaines pour en faire des « dictatures » ou des «populismes» seraient sans doute étonnés de connaître les réactions des mouvements sociaux et des gouvernants latino-américains à l’annonce du décès du président Hugo Chavez à Caracas, ce mardi 5 mars 2013, à l’âge de 58 ans. Mais quel grand média dira le mélange de douleur, de fierté pour le travail collectif accompli, de mobilisation populaire et de volonté de vivre pour livrer les batailles de l’avenir, ce « tout ne fait que commencer » qui remplit ce soir les avenues, les places publiques du Venezuela ?

     

    evo morales

    Evo Morales parle au peuple bolivien dès qu’il apprend le décès de Hugo Chavez, La Paz, 5 mars 2013.

    Parmi les nombreux leaders qui voyageront pour être présents aux côtés du peuple vénézuélien, il y a le brésilien Lula da Silva qui dit « son sentiment de fierté d’avoir vécu et travaillé aux côtés de Chavez, pour l’intégration de l’Amérique Latine et pour un monde plus juste », l’ex-président hondurien Manuel Zelaya et l’ex-président paraguayen Lugo, tous deux renversés par un coup d’État de l’oligarchie, et pour qui « Hugo Chávez est un de ces hommes qui ne meurent jamais parce qu’il est dans le coeur du peuple latino-américain », le président de l’Uruguay José Mujica qui exprime « sa confiance dans le peuple et dans la démocratie vénézuélienne » et explique que sa « douleur prend une autre dimension parce qu’ il n’a jamais connu quelqu’un d’aussi généreux » et salue « un militant de première ligne, un des plus grands hommes d’État et visionnaires de notre Amérique », le président équatorien Rafael Correa pour qui « Hugo, ce guerrier invincible dans les urnes, sera plus vivant que jamais, éclairant, guidant, inspirant ces révolutions irréversibles pour la souveraineté, la dignité, la vraie liberté, la justice, la joie, le bonheur » ou le Président de Bolivie Evo Morales, ému jusqu’aux larmes : « Nous sommes blessés par le décès du frère, du compagnon Hugo Chávez, mon frère solidaire, mon compagnon révolutionnaire, latino-américain qui a lutté pour la Grande Patrie comme le fit Simón Bolívar en donnant sa vie pour la libération du peuple vénézuélien. Je regrette de dire que les oligarchies impériales sont sûrement en train de faire la fête, que les médias et l’opposition à Chavez ont démontré leur inhumanité, leur incapacité de respecter un patient et un peuple qui souffre. Mais tant pis, le plus important est que nous luttons pour cette libération pour laquelle a lutté Chavez. Et les peuples qui luttent pour leur liberté, sont aujourd’hui unis : c’est le plus important. Chávez sera présent dans toutes les régions du monde, parmi tous les mouvements sociaux pour accompagner ces grands processus de changement, de construction de l’égalité, après tant d’années de soumission et de pillage ».

     

    Lire le récent message de Hugo Chavez : « Lettre à l’Afrique« ,

     

    http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/24/lettre-dhugo-chavez-a-lafrique-21-fevrier-2013-formons-un-seul-peuple-un-seul-continent-nous-ne-pouvons-rien-attendre-sinon-de-nous-memes/

     

    Hugo Chavez à la rencontre du peuple haïtien.

     31 de marzo de 2011. Hugo Chávez junto con su homólogo boliviano, Evo Morales, saluda a la gente durante su visita al país andino. © AFP Aizar Raldes

    31 mars 2011, en Bolivie.

     18 de diciembre de 2007. El presidente venezolano abraza a su homólogo boliviano, Evo Morales, durante la XXXIV Cumbre del Mercosur en Montevideo. © AFP Pablo Porciuncula

    Avril 2009. Hugo Chávez offre à Barack Obama le livre d’Eduardo Galeano « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine » lors d’un Somet des Amériques à Puerto España, Trinidad y Tobago.

    Mars 2008. Chávez salue son homologue argentine, Cristina Fernández de Kirchner, à Caracas.

    Concert à Caracas, août 2004. Photos publiées aujourd’hui par le chanteur cubain Silvio Rodriguez sur son Blog http://segundacita.blogspot.com/

     

    URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/06/chavez-aussi-vivant-que-le-peuple-venezuelien/

     

    Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique (21 février 2013) : « formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes »

    Publié par Venezuela infos dans Afrique, citoyenneté, Culture afro-vénézuélienne, impérialisme, Internationalisme/Solidarité, relation Sud-Sud, souveraineté, unité latino-américaine

    Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc…), les latino-américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée. La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1955…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ».

     

    Lorsque le président brésilien Lula da Silva signa avec la Turquie un Pacte appuyant le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire civile et qu’il critiqua « l’ ingérence des occidentaux dans les élections et dans la vie politique de l’Iran », quand les présidents Evo Morales, Cristina Fernandez ou Rafael Correa notamment, signent d’importants traités et contrats avec les iraniens, ils ne font qu’appliquer ce qu’il y a plus de trente ans un certain Régis Debray conseillait au prince à propos des pays du « socialisme réel ». Plutôt que d’entrer dans le Disneyland de la Guerre Froide en les ostracisant, développer une stratégie plus subtile et plus ambitieuse, garder des relations politiques et diplomatiques avec eux, pour les influencer dans le bon sens et garder son mot à dire.

     

    En Amérique Latine, la concrétisation par des gouvernements de gauche de la démocratie participative, des droits de la femme, de l’éco-socialisme, etc… ne peuvent qu’influencer dans le bon sens la construction d’un monde multipolaire des trois-quarts de l’humanité. On ne peut qu’être frappé en comparaison par le néant idéologique qui caractérise le discours de gouvernants européens devenus simples « commis de commerce » vis-à-vis des nations du Sud (voir le récent sommet UE-CELAC à Santiago du Chili).

     

    Lorsque les occidentaux (y compris de gauche) raillèrent et rejetèrent la proposition de nombreux gouvernements latino-américains, soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), d’entamer des pourparlers diplomatiques en Libye afin d’éviter une guerre meurtrière, la présidente argentine sut exprimer le sentiment d’un continent : « Quand je vois les gens dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je suis fière d’être latino-américaine ».

    africa

    Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)

    Caracas, 22 février 2013.

     

    Frères et sœurs,

     

    Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce III° Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

     

    Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples. Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

     

    Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.

     

    De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

     

    Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances. Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

     

    Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XX° siècle.

     

    Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio « Lula » da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (1).

     

    Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

     

    C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

     

    Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : « Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-même ». Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

     

    Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

     

    Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

     

    Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce III° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce II° merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Venezuela, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta. Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

     

    Depuis le Venezuela, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat Permanent de la Table Présidentielle Stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

     

    Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

     

    Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ont eu comme objectif principaux de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

     

    La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIX°, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Venezuela s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Venezuela réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

     

    Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : « Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne. » Notre Gouvernement renouvelle, en ce III° Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée Equatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposées à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita. Energie, Education, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples. Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Venezuela, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

     

    Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce III° Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles. Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : « Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens ».

     

    Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : « Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable. »

     

    Vive l’union sud-américaine et africaine !

     

    Vive l ’ASA !

     

    Jusqu’à la victoire toujours !

     

    Nous vivrons et nous vaincrons !

     

    Hugo Chavez Frias

     

    Note :

     

    (1) ASA : América del Sur/Africa.

     

    Traduction Gaston Lopez

     

    URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/24/lettre-dhugo-chavez-a-lafrique-21-fevrier-2013-formons-un-seul-peuple-un-seul-continent-nous-ne-pouvons-rien-attendre-sinon-de-nous-memes/

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    Le troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, qui a réuni une soixantaine de chefs d’État à Malabo (Guinée Équatoriale) du 20 au 23 février 2013 a permis la signature de 27 accords de coopération sud-sud dans tous les secteurs d’activité. La réunion se poursuivra à Caracas le 26 avril 2013.

     

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    Au Venezuela, la marche vers la démocratisation des médias

     

     

     

     

    Après la nouvelle loi du travail (1) élaborée et promulguée en mai 2012 sur la base de plus de 19000 propositions venues des syndicats et d’autres organisations de travailleurs, les vénézuéliens discutent, élaborent une nouvelle loi fondamentale pour la démocratie. Son but sera de renforcer les droits de la communication populaire dans un paysage encore dominé par les médias privés (2). Ce texte sera soumis en 2013 au vote des député(e)s de l’Assemblée Nationale. Conversation avec Jesús Suárez, actuel président de Catia TVe, télévision communautaire enracinée dans l’ouest populaire de Caracas.

     

    Jesus Suarez

    Jesús Suárez, président de Catia Tve, Caracas février 2013. Photo : T.D.

     

     

     

    Thierry Deronne – Jesús, tu es un des organisateurs des assemblées citoyennes qui façonnent la loi de la communication populaire. Peux-tu nous parler de ce processus ?

     

     

     

    Jesús Suarez - Au Venezuela nous avons souvent commencé « à l’envers ». C’est le cas des télévisions communautaires comme Catia Tve qui fut parmi les premières à sortir de la clandestinité et à être légalisées, avec Teletambores. Tout ça grâce à une astuce qui nous a permis de contacter le président en 2000. Celui-ci a intuitivement saisi l’enjeu. Il a commencé à connecter les fils d’une solution au problème de l’illégalité des médias populaires : il fallait créer un cadre pour autoriser les émissions de notre télévision à laquelle participaient les habitants de notre quartier depuis des années.

     

    Entre ce premier règlement légal de 2000, et le 30 mars 2011 où nous avons relancé le débat populaire autour d’une nouvelle loi, plus ambitieuse, dix ans ont passé, dix ans d’efforts permanents d’apprentissage des outils mais aussi de formation à un nouveau concept de communication. Après leurs actions de résistance face au black-out des médias privés lors du coup d’État contre Chavez en 2002, nos médias populaires ont perdu une part de leur visibilité, ont perdu de l’importance pour certains fonctionnaires. Dans certains secteurs de l’État on s’est dit : « ils sont en train de s’éteindre, laissons-les disparaître ». Notre loi va recouvrer cette visibilité, réaffirmer notre présence après tout ce travail de fourmis, nous avons résisté à tout et nous continuerons à tenir bon. En 2013, nous revenons tous ensemble, avec des idées différentes, parfois opposées, vers cet espace de discussion qu’est l’Assemblée Nationale, pour qu’elle contribue à propulser le débat sur la communication populaire au plan national. La conjoncture actuelle est historique : il est possible d’impulser des lois d’initiative citoyenne, depuis la base populaire. C’était une des promesses des dernières législatives : que les lois ne soient plus faites d’en haut mais que les citoyens puissent les rédiger depuis leurs espaces de vie, de travail, de production.

     

     

     

    T.D. – Quels sont les principaux points en discussion ?

     

     

     

    J. S. - Nous parlons d’organisation : pourquoi créer des médias ? Comment servent-ils les luttes, l’organisation ? Le second thème, qu’on a souvent tendance à reléguer en bas de liste, c’est l’aspect économique. Impossible de parler des ressources nécessaires sans d’abord répondre clairement à la question de l’objectif du média. Beaucoup d’espaces étaient en voie d’asphyxie par faute de moyens, à deux doigts de fermer. La loi viendra à leur secours, pour leur dire « tenez-bon, il y a une lumière au bout du tunnel ». Pour nous, politiquement, ce qui est non-négociable, c’est de continuer à subir la dictature commerciale sur le patrimoine public des ondes, il est temps de changer. Eux savent que nous voulons les substituer et dès qu’ils en auront l’occasion, ils chercheront à nous écraser de nouveau, comme lors du coup d’État de 2002.

     

     

     

    T.D. – Comment évolue le débat ?

     

     

     

    J.S. - Dans le débat qui a lieu aux quatre coins du pays et qui est organisé par des courants, des génération très différentes, au-delà des accords de fond sur les besoins techniques, il y a une grande diversité d’opinions. Par exemple, sur comment écrire un scénario, comment le réaliser avec les gens. Il y a une grande discussion sur le rythme, les couleurs, l’esthétique mais aussi sur les niveaux de décision du mouvement des médias populaires, du local au national. En 2013, nous avons fait approuver cinq premiers articles de cette loi. Le processus d’approbation a été freiné à cause des différents processus électoraux mais aussi parce que le travail de l’assemblée s’est porté d’abord sur la loi du travail.

     

     

     

    T.D. Au Brésil les Sans Terre parlent d’une nécessaire « réforme agraire des ondes ». Seule l’Argentine a osé légiférer pour redistribuer les fréquences quasi monopolisées par le latifundio commercial et pour équilibrer l’espace public hertzien, en octroyant un tiers au privé, un tiers au public et un tiers aux associations. Que proposez-vous pour démocratiser le spectre radio-électrique ?

     

     

     

    J.S. - La discussion a été dure. Mais pour nous un contrôle du spectre hertzien à la manière des argentins ne garantirait rien de plus que : « tu as droit à un tiers ». Cela signifierait que beaucoup de collectifs devraient se battre pour entrer dans ce tiers. Et quand ce tiers arrivera à saturation, où entreront les autres ? Notre réflexion part du principe de refuser le confinement à un « morceau » du spectre. Battons-nous pour 100 % de spectre citoyen. Il y aussi débat sur la puissance de transmission. Nous revendiquons le droit de transmettre non plus seulement à l’échelle locale mais nationale. Nous sommes 560 radios et un peu plus de trente télévisions communautaires. Le problème est que parfois la puissance ne te permet pas de transmettre au-delà de deux pâtés de maison. Les médias sont faits pour atteindre un grand nombre de personnes, la faiblesse de transmission revient à sous-utiliser un outil tel que la télévision.

     

     

     

    T.D. – Lors de discussions des collectifs avec la Commission Nationale des Communications en 2000, certains défendaient le concept de communauté de travail plutôt que celui d’une communauté limitée à un espace réduit. Par exemple, une communauté de pêcheurs s’étendant sur toute la côte ou comme en Bolivie, une radio des mineurs fonctionnant sur toute une cordillère. D’autres redoutaient une perte d’identité communautaire si l’échelle de transmission passait du local au national… Qu’en est-il aujourd’hui ?

     

     

     

    J. S.In fine, c’est le téléspectateur qui choisit, qui zappe. Mais la fréquence doit offrir une qualité de transmission. Un émetteur de télévision exige beaucoup plus de puissance qu’une radio. Par exemple ici à Catia Tve nous avons besoin de 2,5 KiloWatts ou plus pour atteindre tout Caracas. C’est pour cela que nous avons besoin d’une loi. L’autre jour je discutai avec Angel Palacios et je lui disais que la télévision est un phénomène massif, plus lent que la radio en termes de production, qu’elle est un phénomène culturel en soi et qu’elle est aussi un média pour temps de paix. En cas d’agression militaire, nous ne pourrions pas faire grand chose. Nous ne pourrions pas déménager tous nos équipements, et même ainsi, au premier essai de transmettre, on nous localiserait et on nous détruirait. Contrairement au Salvador où la guérilla déplaçait en permanence son émetteur de radio, lançait les nouvelles et changeait de lieu. La radio peut mieux résister en temps de guerre. Mais la télévision a besoin de temps pour produire. En temps de paix les gens peuvent voir une multiplicité de chaînes simultanément et notre proposition est simplement que toutes les chaînes soient disponibles pour le téléspectateur. Pourquoi ne pourrions-nous voir ce que font les habitants de Petare ou de Barlovento ou de Mérida ?

     

     

     

    Si produire prend du temps, imagine combien de temps il faut pour produire huit heures de production inédite par jour. Faute de capacité de production beaucoup sous-utilisent leur fréquence. Quand est sorti le règlement des médias communautaires en 2000 tout le monde dans le pays s’est dit : « je peux monter ma télévision, il me suffit d’une antenne, d’une caméra et d’un émetteur ». Sauf que beaucoup ont sous-estimé la base opérationnelle, le comment et le pourquoi faire une télévision. A quoi bon tant d’efforts pour ne transmettre que deux heures par jour ? Ensuite est venu le choc avec la culture dominante d’une télévision commerciale aux images brillantes, aux fonds simplifiés, au rythme rapide.

     

     

     

    T.D. – Vous proposez que chaque fois qu’une concession donnée à un média pour exploiter le patrimoine public du spectre hertzien arrive à son terme, l’État octroie la concession prioritairement à un média communautaire.

     

     

     

    J.S. - Exactement.

     

     

     

    T.D. – A ce rythme ne faudra-t-il pas attendre longtemps pour que la proportion de médias populaires puisse soulever la chape de plomb commerciale ?

     

     

     

    J.S. - La puissance de transmission des télés populaires est déjà en train de passer de 25 Watts à 750 Watts, puis à 1 KiloWatts et enfin à 2,5 KiloWatts. On n’a pas eu besoin de loi pour le faire ! La loi permettra de recadrer la vision des fonctionnaires d’État mais il n’y aucun texte qui nous a interdit de monter en puissance ! La seule limite se trouvait dans ce règlement de 2000 qui obligeait le média à ne transmettre que sur sa communauté locale. A présent une communauté ne va pas se voir seulement chez elle, elle va être visible pour les autres. Fondamentalement notre discussion est : ouvrons le spectre hertzien, ouvrons les ondes radio et TV, mais ouvrons aussi la puissance.

     

     

     

    T.D. – Le Venezuela vient de faire un bond technologique en passant à la télévision numérique, ce qui multiplie le spectre quasi à l’infini, avec de nouvelles chaînes en tout genre, une haute définition et une plus grande facilité de réception pour la population. Cela veut dire aussi que le secteur privé peut croître à l’infini…

     

     

     

    J. S. - Débat difficile ! Les concessions données au secteur privé ont augmenté en effet, en même temps que les concessions octroyées aux médias communautaires. La question fondamentale serait : comment nous organiser pour produire des contenus au point que les gens nous regardent plus que les chaînes privées. Nous pouvons disposer de mille chaînes mais il s’agit de la relation avec le public. Les gens reçoivent des dizaines de fréquences via DirectTV mais les statistiques montrent qu’ils ne regardent vraiment que 4 ou 5 chaînes. C’est un grand thème de notre débat : le processus de la formation audiovisuelle. Comment faire pour que le plaisir qu’éprouve une famille à se voir ici puisse être ressenti par une autre famille qui n’a rien à voir avec elle, là-bas, à l’autre bout du pays.

     

     

     

    Si on rassemble les talents, les forces productives sur une seule fréquence communautaire sur Caracas, pour pouvoir créer chaque jour des programmes inédits, on peut imaginer que cette chaîne va captiver davantage que les chaînes séparées actuelles. L’oeil va pouvoir sauter d’une télénovéla populaire réalisée dans la Pastora, à ce que fait mon ami à Petare, au récit d’une expérience passionnante qui se déroule à Gramoven.

     

     

     

    Par rapport à l’État le thème fondamental de notre loi est de réaffirmer notre lutte, notre vision historique : l’État doit apporter les moyens, les ressources suffisantes et conséquentes, pour que la propriété publique, citoyenne, démocratique des ondes radio et de télévision, devienne réalité, c’est-à-dire pour que nos médias puissent produire beaucoup plus et puissent émettre avec toute la puissance, sans limite.

     

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    Rencontre de télévisions communautaires à Barlovento du 20 au 22 février 2013 pour discuter de la loi de communication populaire : Teletambores, TV Limón et Zamora TV (État d’Aragua), Selva TV (Amazonas), Calipso TV (Bolívar), TV San Joaquin et TV Mora (Carabobo), ALBA TV, TV Caricuao, Catia TV, TV San Agustin (Caracas), Coro TV (Falcon), Lara TV et Kabudare TV (Lara), TV Bailadores et Tatuy TV (Mérida), Afro TV, TV

     

    Petare, Guatopo TV et Telecimarron (Miranda), Montaña TV, Rubio TV, Jaureguina TV, Alternativa TV (Táchira), Tarmas TV (Vargas), Bolívar TV et Camunare Rojo (Yaracuy) et Canal Z et Quijote Tv (Zulia). Photo : Alba TV.

     

  • Mauel de déstabilisation de nos Etats

    Voici un très bel article publié sur le blog  de JACQUES TOURTEAUX. Lisez-le et ne soyez plus,  ignorant naïf et trop crédule

    PETIT MANUEL DE DESTABILISATION D'UN GOUVERNEMENT HOSTILE

     

    Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

    Marco Tugayé

     

    De l’Amérique latine à l’Asie en passant par l’Afrique ou le Moyen-Orient, les puissances, coloniales hier, néolcoloniales aujourd’hui, n’ont de cesse de faire et défaire les gouvernements au gré de leurs intérêts. La méthode est bien rodée. Explications… (IGA)

     

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    Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile
    1°) Être une puissance impériale
    2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.
    3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention
    4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.
    5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.
    6°) Placer quelques snipers sur les parcours des manifestants, et tirer à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.
    7°) Dénoncer la barbarie de la répression.
    8°) Armer clandestinement des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.
    9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.
    10°) Organiser aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme des camps de réfugiés.
    11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.
    12°) Organiser des coordinations d’opposants dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations provenant de cette source.
    13°) Bombarder, si le contexte international le permet, l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression du dictateur qui menaçait de massacrer son peuple. Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années, vous avez atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort face à vous, vous pouvez piller sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue. Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite. La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

     

    http://www.michelcollon.info/Petit-manuel-de-destabilisation-d.html

  • LE PEUPLE DEBOUT

                                Sabine Baudoin Ghebache 
    Le Venezuela a commémoré le vingt-quatrième anniversaire des émeutes populaires du 27 février 1989. Le « Caracazo », c’était cette réaction spontanée d’un peuple qui subissait de plein fouet l’application de politiques économiques responsables de la diminution des budgets sociaux, de la privatisation des services publics et de la hausse vertigineuse du coût de la vie. Cette politique était encouragée par le président d’alors, Carlos Andrés Perez, en échange d’un prêt de cinq milliards de dollars de la part du FMI (fonds monétaire international). Un « cadeau » soumis aux intérêts de la finance internationale…

    Le virage néolibéral impulsé par Carlos Andrés Perez entraîna très rapidement la libéralisation des prix et des taux d’intérêt. Mais le président, élu sur la base d’un programme de gouvernement social-démocrate (il était le candidat de l’Action démocratique), déçut la plus grande partie des classes populaires qui s’estimaient trahies lorsqu’il imposa encore plus de sacrifices en vue de réduire le déficit fiscal à moins de 4 % du PIB. L’augmentation de 30 % du prix des transports en commun, devant être suivie d’une autre augmentation de 100 % trois mois plus tard, mit le feu aux poudres. Les étudiants, ne pouvant plus payer leur transport, manifestent et se révoltent. La protestation se transforma rapidement et spontanément en affrontements avec la police locale puis gagna Caracas où elle prit la dimension d'émeute avec blocage des routes, bus incendiés et réappropriation des grands magasins : le « Caracazo » commençait…

    Le soir, les habitants des quartiers populaires viennent grossir le nombre des émeutiers et la ville reste entre leurs mains jusqu'à l'arrivée de renforts militaires. L'état d'urgence est décrété le 28 février à 16 heures. Le rétablissement de l'« ordre » dure jusqu'au 2 mars. Il y eut officiellement 300 morts mais la découverte de charniers plus d'un an après fait multiplier ce chiffre au moins par dix. Les victimes ont été tuées à plus de 90 % par balle.

    Cette situation favorisa l’entrée dans la vie politique d’Hugo Chávez, alors lieutenant-colonel dans l’armée vénézuélienne. Effrayé par la détérioration de la situation sociale et l’augmentation de la corruption dans l’administration, il tente un coup d’État le 4 février 1992. C’est un coup d’épée dans l’eau puisque la tentative échoue. Il est emprisonné pendant deux ans avant d’être libéré deux ans après à la faveur d’une grâce présidentielle. La graine avait cependant germé entre-temps. Candidat aux élections de 1998 qu’il remporta aisément, il n’a pas quitté le pouvoir depuis, en dépit d’une tentative de destitution forcée en 2002 fomentée par la Confédération des travailleurs du Venezuela, réputée être proche du parti politique de l’ancien président Carlos Andrés Perez, et par la puissante fédération patronale Fedecámaras.

    Le 27 février, des milliers de Vénézuéliens ont participé à une marche populaire en souvenir du « Caracazo », tandis que l’assemblée nationale a approuvé la création d’une commission qui sera chargée de déterminer les responsabilités des crimes commis durant ces jours sombres. Les coupables doivent aujourd’hui payer.
     
    Venezuela. Il y a vingt-quatre ans, le « Caracazo »
    www.resistance-politique.fr

  • A BAS LA FRAUDE

     

    FESYNTRA-FINANCES

    FEDERATION DES SYNDICATS DES TRAVAILLEURS MINISTERE CHARGE DES FINANCES

    CONCOURS DE RECRUTEMENT AU PROFIT DU MEF

    UNE LUTTE SELECTIVE CONTRE LA CORRUPTION AU BENIN

    S’il y a un doute dont le Président de la République du Bénin doit ôter les citoyens aujourd’hui, c’est le respect ou non de ce 3ème alinéa de son serment avant son entrée en fonction : « de nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l’unité nationale ».

    Avant ce fut seule la FESYNTRA-FINANCES. Mais après l’organisation des concours de recrutement dans la fonction publique au profit du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), les travailleurs, les parents d’élèves, les diplômés sans emplois et chômeurs, les étudiants l’OLC, ALCRERE , PCB, Convention Patriotique des Forces de Gauche, certains journalistes courageux à travers leurs plumes, leurs voix chaque matin, certains faiseurs d’opinions, des personnalités comme Wallis ZOUMAROU , Jean Kokou ZOUNON, certaines Centrales et Confédérations Syndicales,(CSTB et CSA) parlent de : Fraude, tripatouillage, substitution et d’ajout de noms, favoritisme, népotisme, ethnicisme, régionalisme, etc. etc. etc. Tous exigent l’annulation de ces concours et les sanctions appropriées aux auteurs de cette corruption à grande échelle.

    Face à tout cela personne ne sait comment une dite commission mise en place travaille sans que la FESYNTRA-FINANCES ne soit pas encore invitée. Le gouvernement joue ainsi comme d’habitude à l’usure, à l’abandon du problème par les victimes et le peuple, en faisant réprimer par la police et la gendarmerie toutes tentatives d’actions visant à prendre l’opinion publique et internationale à témoin par des marches pacifiques.

     Alors que les auteurs de ce scandale rasent le mûr au Ministère du Travail et de la Fonction Publique (MTFP), essaient de l’étouffer  par tous les moyens  mêmes occultes, certaines personnalités qui ont fait des placements, ont le courage et l’outrecuidance d’aller à Parakou souiller des gens qui ne connaissent rien de ce tripatouillage, et portent ainsi un soutien à la corruption, aux contre-valeurs, au piétinement del’éthique.

    Mme le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, doit à cet instant, donner au peuple Béninois et surtout aux conférenciers, les statistiques des concours organisés depuis son arrivée à la tête de ce département ministériel. Tenez, pour le concours des contrôleurs de travail, sur 20 places, elle sait que nous savons que 18 sont allées à une région bien précise ? De même pour le concours des inspecteurs du travail sur les 25 places que 20 sont données aux ressortissants d’une région ? Est-ce un hasard ? Ceci expliquerait t-il cela aujourd’hui ?

    Pis, pour les concours à polémique actuels, Mme le MTFP sait que la FESYNTRA-FINANCES sait que GARBA ASSO AZIZ, n’est pas que le neveu du Directeur du recrutement des agents de l’Etat, Mr GARBA YAYA,  mais l’assistant qui s’est occupé du volet technique de l’organisation à savoir : épreuves, tirage, corrigés, informatique, etc. Malgré ce niveau d’implication, il a été candidat et lauréat. Au lieu du 1er rang, il occupe hypocritement  la 8ème place pour le concours des contrôleurs des impôts. Il a fait réussir beaucoup d’autres dont son beau-frère.

    La FESYNTRA-FINANCES rappelle au Président de tous les Béninois son serment d’entrée en fonction, sa responsabilité dans le maintien d’un environnement sain, satisfaisant, durable et favorable au développement comme le précise le dernier alinéa de l’article 74 de la Constitution du Bénin. La FESYNTRA-FINANCES continue d’espérer que toute la lumière sera faite autour de cette affaire des concours tout comme autour de l’affaire DANGNIVO comme il l’a promis voilà bientôt 03 ans.

                                                                                          

                                   COTONOU, LE 26 FEVRIER 2013

                          


                                           Pour la FESYNTRA-FINANCES

                                          Le Secrétaire Général Fédéral

     

                          Laurent METONGNON



  • GUERRE AU MALI

     

     

     

    PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

    01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

    Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site :www.la-flamme.org

     

    Le Premier Secrétaire

     

    ADRESSE AU PEUPLE DU BENIN

     

    A propos des menaces terroristes qui pèsent sur notre pays !

     

    Béninoises, Béninois

    Mes chers compatriotes !

    Le samedi 23 Février 2013, les média internationaux (France 24, RFI etc.) relayant un communiqué émanant du Ministère français des Affaires étrangères (Quai d’Orsay), font état de ce que le Bénin, notre pays est classé sur « la liste des pays à risque d’attentats et d’enlèvements dirigés contre les ressortissants français ». Le communiqué du Quai d’Orsay intitulé « Conseil aux Voyageurs » précise que « l’engagement de la France au Mali ainsi que celui des pays membres de la CEDEAO dont fait partie le Bénin est susceptible d’avoir les répercussions sur la sécurité des Français résidents ou de passage dans le pays ».

    Ce communiqué a soulevé de la part du gouvernement de notre pays une vive protestation par le communiqué du ministère des affaires étrangères en les termes que voici « Le gouvernement dément formellement ces allégations dénuées de tout fondement qui crée une psychose artificielle dans l’opinion publique nationale et internationale autour d’un pays pourtant reconnu pour sa stabilité et le bon fonctionnement de ses institutions démocratique »

    Femmes et Hommes du Bénin,

    Mes chers Compatriotes !

    Il n’est un secret pour personne que le Président YAYI Boni a- au mépris même des dispositions constitutionnelles exigeant l’accord de la Représentation Nationale- décidé de l’envoi (et a envoyé) des troupes béninoises au Mali après s’être montré le plus ardent défenseur de l’intervention française au Mali. J’avais, dans une adresse en date du 26 janvier 2013 aux députés de notre Parlement montré que les arguments avancés par le Chef de l’Etat pour justifier cet entrainement de notre pays malgré lui dans la guerre constituent une intrusion inacceptable dans des conflits intérieurs au Mali, aux côtés et au profit des forces françaises que le déroulement des opérations feront apparaître comme se foutant de la souveraineté du peuple malien et de connivence avec les éléments sécessionnistes du MNLA. Tout le monde sait aussi que les groupes islamistes et jihadistes du Mali ont menacé d’attentats tout pays qui enverrait des troupes étrangères au Mali. Troisième élément  à prendre en compte, les enlèvements de citoyens français au nord Cameroun, c’est-à-dire du côté est du Nigeria. Tout cela mis ensemble, démontre que le Bénin se trouve entraîné dans la guerre par une politique aventuriste et hasardeuse de soumission aveugle aux instructions de l’impérialisme français ; qu’en conséquence, on ne peut donc se dire épargné de tout risque d’attentats terroristes au Bénin et que les craintes du gouvernement français soient sans fondement.

    D’ailleurs le gouvernement du Bénin ne disait pas autre chose lorsque le Ministre de l’Intérieur, Benoît Dègla reconnaissait le 17 janvier dernier sur le plateau de la télévision nationale (ORTB) 1°-l’existence des groupes « dormants » boko haram sur le territoire béninois ; 2° des recrutements de jeunes béninois par les islamistes que l’on envoie se former au Pakistan via d’autres pays ; 3° Que des prêcheurs de l’islamisme « jihadiste » arrivent sur le territoire national et sont refoulés aux frontières ». Que des « groupes dormants » aient fini de dormir et se réveillent, il n’y aurait aucune surprise à cela.

    Ce qui pose effectivement problème entre deux pays dont les relations se veulent « excellentes », c’est le fait que le gouvernement français n’ait pas jugé utile d’informer son homologue du Bénin par l’intermédiaire de sa représentation diplomatique à Cotonou du contenu de ce communiqué – « conseil aux voyageurs » avant diffusion sur les mass media. L’on comprendrait alors la réaction « stupéfaite » du gouvernement du Bénin et « les éclaircissements » demandés. Ou le gouvernement français l’a-t-il fait et n’ait décidé de publier les choses, vu l’incapacité des autorités béninoises à faire face aux menaces ?

    De toutes les façons, la politique française vis-à-vis de ses ex-colonies comme le Bénin ne consiste-t-elle pas en un mépris souverain de la dignité des Etats africains et l’Ambassadeur Monchau,- pendant tout son séjour- n’a-t-il pas suffisamment démontré qu’il  se comporte en véritable « gouverneur » de la néo-colonie de la France qu’est le Bénin ?

    Mes chers compatriotes,

    Notre gouvernement a protesté contre le communiqué français et rassure « qu’il prend toutes mesures sécuritaires préventives pour faire face à toute éventualité ». C’est très bien et nous voulons bien le croire. La volonté collective d’un peuple comme le nôtre, c’est de vivre en sécurité – y compris avec les ressortissants étrangers. Le devoir de tout gouvernement est de lui garantir cette sécurité.

    Mais la seule condition pour assurer une sécurité durable à notre peuple dans les conditions présentes,  c’est que notre Gouvernement décide immédiatement du retrait de notre pays de cette guerre au Mali qui ne préserve en rien les intérêts du peuple béninois, qu’il décide du rapatriement de nos troupes du Mali.

    Autrement, tout dégât causé à nos concitoyens en armes expédiés au Mali, tout attentat et enlèvement éventuels  perpétrés  à l’intérieur du pays seront mis à la charge du Gouvernement de YAYI Boni et de son parrain, l’impérialisme français.

     

    Cotonou, le 27 Février 2013.

    Signature illisible

    Philippe NOUDJENOUME