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Bénin-Témoignages - Page 23

  • L'agression contre le MALI dénoncée

    Déclaration du Conseil mondial de la paix sur le Mali
    par Réseau breton des Partisans de la Paix (Articles), dimanche 12 mai 2013, 16:54

    Le Conseil mondial de la paix (CMP) dénonce l'intervention militaire brutale de la France au Mali réalisée avec le soutien de l'Union européenne et de l'Otan.

    Elle constitue la poursuite de la mise en œuvre des plans impérialistes pour le contrôle géostratégique de territoires toujours plus importants de l'Afrique, comme nous l'avons vu en 2011 avec l'intervention sanglante et le bombardement de la Libye.

    Leurs objectifs sont les ressources énergétiques, objet de la rivalité féroce entre les forces et les centres impérialistes lesquels vont cependant main dans la main pour, à chaque fois, massacrer les peuples sous divers prétextes.

    Le CMP exprime son indignation à propos de ce nouveau crime impérialiste de la France qui se prépare aussi, en collaboration avec ses alliés de l'Otan, à attaquer et à intervenir contre la Syrie et qui menace l'Iran.

    Nous exigeons la fin immédiate de l'agression et le retrait des forces militaires françaises ainsi que celui des armées européennes et de l'Otan.

    La grande majorité de l'humanité et des peuples rejette les missions de « paix » de l'Union européenne et de l'Otan qui font la promotion des intérêts des multinationales tout en apportant la mort et plus de misère pour les peuples.

    Nous dénonçons le massacre du peuple du Mali par les forces impérialistes et appelons les peuples pacifiques du monde à réagir par diverses actions contre les plans impérialistes en Afrique.

     

    Le secrétariat du CMP, 16 Janvier 2013


  • PREMIER MAI, LA GRANDE FETE!

     

     

    VOICI UN TRES BEL ARTICLE QUE jACQUES M'A FAIT DECOUVRIR.MERCI JACQUES ET BONNE FETE DU 1ER MAI A TOUS CEUX QUI SE BATTENT CONTRE L'ORDRE ANCIEN!

    Mardi 30 avril 2013

     

     

    rosa-lux.jpgRosa Luxembourg, le 1er mai 1913 : « Un moment d'unité internationale des travailleurs, pour la paix et le socialisme »

    Nous vous présentons un article écrit par la révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg, pour le 1er mai 1913. Cent ans après, en période de crise capitaliste et de guerres impérialistes, son analyse n'a pas pris une ride.

    Le 1er mai est plus que jamais la Fête combative et internationale du travail, le moment d'unité des travailleurs dans la lutte contre ce système fauteur de guerres, producteur de guerres. Vive le 1er mai !

    Traduction AC (traduction libre d'extraits de l'article originel - repris par la JC Paris 15 dans le numéro 2 de son journal) pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    Au moment du premier 1er mai, en 1886, la crise semblait dépassée, l'économie capitaliste de nouveau sur les rails de la croissance.

    On rêvait de d'un développement pacifique : les espoirs et les illusions d'un dialogue pacifique et raisonnable entre travail et capital germaient ; le discours de la « main tendue à toutes les bonnes volontés » perçait ; les promesses d'une « transition graduelle au socialisme » dominaient ».

    Crises, guerres et révolution semblaient des choses du passé, l'enfance de la société moderne : le parlementarisme et les syndicats, la démocratie dans l’État et la démocratie sur le lieu de travail étaient supposées ouvrir les portes d'un nouvel ordre, plus juste.

    L'histoire a soumis toutes ces illusions à une épreuve de vérité redoutable. A la fin des années 1890, à la place du développement culturel promis, tranquille, fait de réformes sociales, commençait une phase de violent aiguisement des contradictions capitalistes – un boom avec ses tensions électriques, un krach avec ses effondrements, un tremblement de terre fissurant les fondements de la société.

    Dans la décennie suivante, une période de dix ans de prospérité économique fut payée au prix de deux crises mondiales violentes, six guerres sanglantes, et quatre révolutions sanglantes.

    Au lieu des réformes sociales : lois de sécurité, répression et criminalisation du mouvement social. Au lieu de la démocratie industrielle : concentration extraordinaire du capital dans des ententes et trusts patronaux, et plans de licenciement massifs. Au lieu de la démocratie dans l'Etat : un misérable écroulement des derniers vestiges du libéralisme et de la démocratie bourgeoise.

    La classe ouvrière révolutionnaire se voit aujourd'hui globalement comme seule, opposée à un front réactionnaire uni des classes dominantes, hostile mais ne se maintenant que par leurs ruses de pouvoir.

    Le signe sous lequel l'ensemble de cette évolution, à la fois économique et politique, s'est consommée, la formuleà la quelle elle renvoie, c'est l'impérialisme.

    Rien de nouveau, aucun tournant inattendu dans les traits généraux de la société capitaliste. Les armements et les guerres, les contradictions internationales et la politique coloniale accompagnent l'histoire du capitalisme dès sa naissance.

    Nous ne sommes que dans la phase d'intensification maximale de ces contradictions. Dans une interaction dialectique, à la fois la cause et l’effet de l'immense accumulation de capital, par l'intensification et l'aiguisement de ces contradictions tant internes, entre capital et travail, qu'externes, entre Etats capitalistes – l'impérialisme a ouvert sa phase finale, la division du monde par l'offensive du capital.

    Une chaîne d'armements infinis et exorbitants sur terre comme sur mer dans tous les pays capitalistes du fait de leurs rivalités ; une chaîne de guerres sanglantes qui se sont répandues de l'Afrique à l'Europe et qui a tout moment peut allumer l'étincelle qui embrasera le monde.

    Si on y ajoute le spectre incontrôlable de l'inflation, de la famine de masse dans l'ensemble du monde capitaliste. Chacun de ces signes est un témoignage éclatant de l'actualité et de la puissance de l'idée du 1er mai.

    L'idée brillante, à la base du Premier mai, est celle d'un mouvement autonome, immédiat des masses prolétariennes, une action politique de masse de millions de travailleurs qui autrement auraient été atomisées par les barrières des affaires parlementaires quotidiennes, qui n'auraient pour l'essentiel pu exprimer leur volonté que par le bulletin de vote, l'élection de leurs représentants.

    La proposition excellente du français Lavigne au Congrès de Paris de l'Internationale ajoutait à cette manifestation parlementaire, indirecte de la volonté du prolétariat, une manifestation internationale directe de masse : la grève comme une manifestation et un moyen de lutte pour la journée de 8 heures, la paix mondiale et le socialisme.

    Et cette idée, cette nouvelle forme de lutte, a donné un nouvel élan au mouvement cette dernière décennie ! La grève de masse a été reconnu internationalement comme une arme indispensable de la lutte politique.

    Comme action, comme arme dans la lutte, elle revient sous des formes et des nuances innombrables dans tous les pays, ces quinze dernières années.

    Pas étonnant ! Le développement dans son ensemble de l'impérialisme dans la dernière décennie conduit la classe ouvrière internationale à voir plus clairement et de façon plus tangible que seule la mise en mouvement des masses, leur action politique autonome, les manifestations de masse et leurs grèves ouvriront tôt ou tard une phase de luttes révolutionnaires pour le pouvoir et pour l'Etat, peuvent apporter une réponse correcte du prolétariat à l'immense oppression que produit les politiques impérialistes.

    En cette période de course aux armements et de folie guerrière, seule la volonté résolue de lutte des masses ouvrières, leur capacité et leur disposition à de puissantes actions de masse, peuvent maintenir la paix mondiale et repousser la menace d'une guerre mondiale.

    Et plus l'idée du Premier Mai, l'idée d'actions de masse résolues comme manifestation de l'unité internationale, comme un moyen de lutte pour la paix et le socialisme, s'enracinera, et plus notre garantie sera forte que de la guerre mondiale qui sera, tôt ou tard, inévitable, sortira une lutte finale et victorieuse entre le monde du travail et celui du capital.

    In Liepziger Volkszeitung, 30 avril 1913

    Mardi 30 avril 2013

     

  • COMMEMORATION DE L'ESCLAVAGE


    VOICI UN TEXTE QUE J'AI TROUVE CHEZ JACQUES TOURTAUX.




    Jeudi 25 avril 2013
    Transmis par Claude RIBBE

    Il est temps de se prendre en charge et de se rassembler !

      

    par Claude Ribbe

     
     
     
     
     
    La loi Taubira, votée en 2001, a permis de fixer une date : le 10 mai, journée de commémoration de l’esclavage. En France hexagonale et aussi en Corse où moururent plusieurs centaines de patriotes déportés en 1802 par Bonaparte, l’homme glorieux qui a remis l’outre-mer en esclavage.
     
    Cette loi, pourtant symbolique, est ouvertement contestée depuis 12 ans par une frange de racistes de tous bords qui demandent régulièrement l’abrogation des lois « mémorielles ».  Surtout de celle qui concerne les Afro-descendants .
     
    Une division sciemment organisée depuis 2006
     
    D’autres, plus subtils, s’attachent à minimiser la portée pratique de la loi Taubira en tentant de faire de la journée du 10 mai l’anniversaire de l’octroi de la liberté par les bourreaux à leurs victimes.
     
    Ceux-là, tous les 10 mai depuis 2006, organisent la division en multipliant de prétendues actions commémoratives en région parisienne pour que les Afro-descendants apparaissent divisés, insignifiants, en un mot dominés.
     
    Mais les descendants d’esclaves n’ont pas à dire merci. La liberté ne s’octroie pas. Elle est le propre de l’humanité.
     
    Les esclaves n’ont jamais été libérés par la République française. La République française  n’a fait que prendre acte de leur résistance qui n’a jamais cessé.
     
    La logique de l’esclavage était d’aboutir à une mort rapide de l’esclave et à son remplacement. Tout survivant était, du fait même de son existence, un résistant.
     
    Les descendants d’esclaves en sont la preuve vivante. Ils doivent être fiers de leurs ancêtres.
     
    Tous les 10 mai le même scénario : la parole confisquée aux associations.
     
    La forme de la commémoration est bien souvent consternante : des politiques non-descendants d’esclaves disposant d’une parole «officielle» systématiquement confisquée aux descendants d’esclaves auxquels le système de représentation ne permet pas de se faire entendre dans les assemblées, ni dans les médias, sauf allégeance à un système dont le racisme est caricatural.
     
    Un système où le nègre, pour inspirer confiance, doit être le plus incompétent, le plus bête, le plus négatif possible à l’égard de ses frères et sœurs. La France ne s’est jamais débarrassée de ses vieilles lunes paternalistes et coloniales.
     
    Les descendants d’esclaves ne peuvent être représentés que par leurs associations, lesquelles sont ouvertement méprisées des politiques de tous bords qui n’y voient que des instruments électoraux.
     
    On aura tout enduré : jusqu’aux descendants d’esclavagistes se faisant passer pour des descendants d’esclaves et tentant, sans qualification, mais par la seule autorité du népotisme, de faire de la mémoire de l’esclavage un monopole rémunérateur.
    Des descendants d’esclavagistes poussant à la politique du pire qui consiste à agiter, sans débat préalable dans le cadre des institutions, le spectre des réparations afin de discréditer à jamais dans l’opinion l’aspiration des Français descendants d’esclaves à un minimum de respect.
     
    Les Africains, pourtant victimes, désignés comme coupables.
     
    La commémoration de l’esclavage négrophobe, reconnu en 2001 crime contre l’humanité, ne peut s’accorder avec le révisionnisme qui rejette la faute sur les Africains et désigne une infime poignée de collaborateurs comme les responsables d’un crime pourtant organisé depuis l’Europe et  l’Amérique coloniale.
     
    La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l’occasion de stigmatiser telle ou telle religion, en particulier l’Islam. Si l’Islam a pratiqué l’esclavage, cela ne s’est jamais produit d’une manière qui puisse être comparée aux pratiques racistes et déshumanisantes organisées de manière génocidaire par les autres religions monothéistes à partir du XVe siècle.
     
    La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l‘occasion de banaliser l’esclavage transatlantique en comparant ce crime déshumanisant et raciste perpétré à grande échelle par l’Europe et  l’Amérique avec des formes de servitude antiques, médiévales ou contemporaines qui, tout en étant atroces et condamnables, n’ont rien à voir.
     
    La prétendue « concurrence des mémoires » invoquée par les racistes.
     
    La commémoration de l’esclavage négrophobe n’a pas à susciter la crainte des représentants des victimes d’autres crimes contre l’humanité. Tout crime contre l’humanité est unique. Et aucun crime n’est plus unique qu’un autre, tout simplement parce que l’humanité est une et indivisible.
     
    En mai 2012, les descendants d’esclaves, dont les suffrages n’appartiennent à personne, ont librement et massivement voté, non pas pour un homme ou un parti, mais pour le changement.
     
    La persistance de l’idéologie de la race dans la constitution de la République.
     
    Le symbole le plus évident de ce changement, qui ne coûte rien à l’État et ne peut léser que les racistes,  est la suppression du mot de «race» de l’article 1 de la constitution de la République française. Cette suppression, annoncée dans le cadre de la campagne électorale du candidat socialiste, devait être portée devant le Parlement dès le lendemain de l’élection.
     
    Un an plus tard, on peut espérer que le Président de la République n’a pas oublié ses promesses vis-à-vis des descendants d’esclaves.
     
     
    Le général Dumas toujours discriminé plus de deux siècles après sa mort.

     

    Outre Atlantique, l’histoire du général Dumas est ouvertement évoquée dans le dernier film de Tarantino et vaut un prix Pulitzer à un biographe. À Paris, c’est toujours un refus de Légion d’honneur pour délit de gueule. D’aucuns vont jusqu’à tenter de le dissocier de la mémoire de l’esclavage.
     
    En réponse à ces injustices, rassemblement unitaire et populaire à 18 heures le 10 mai 2013 place du général-Catroux Paris 17e métro Malesherbes.
     
    Dans ces conditions, on ne peut que s’écrier : non au révisionnisme, non au racisme, non aux tentatives de récupération de la mémoire de l’esclavage !
     
    Ne craignons pas d’être considérés comme «incontrôlables» par les esprits qui se déclarent négrophiles parce qu’au fond d’eux-mêmes ils ne supportent les descendants d’esclaves qu’enchaînes dans leurs têtes.
     
    La date du 10 mai appelle à se rassembler et à se prendre enfin en charge.
    Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés, au lieu de se diviser, doivent converger vers un rassemblement populaire  autour d’un symbole non pas octroyé, mais obtenu de haute lutte à l’issue d’un combat opiniâtre.
     
    En ce sens, les chaînes brisées de la place du général-Catroux sont le pôle d‘attraction incontournable pour toute cérémonie populaire rendant hommage aux esclaves et à leurs descendants.
     
    Elles permettent, à travers un héros toujours discriminé malgré les promesses de changement - le général Dumas - de réunir des Français de toutes couleurs, de toutes croyances et de toutes opinions autour d’un héros républicain né esclave et encore victime  des séquelles de l’esclavage.
     
    Car si la République, sous des prétextes fallacieux, refuse la Légion d’honneur à un héros de la trempe du général Dumas - qui est honoré outre Atlantique - on peut imaginer le mépris qu’elle peut avoir pour tous les anonymes discriminés.

    C’est pourquoi toutes les associations, quelles que soient leurs divergences, doivent relayer cet appel pour que leur présence, 

    témoigne de la résistance à la négrophobie, au racisme et au mépris.

  • Bonne fête

     

       Aujourd'hui 6 Avril 2013, c'est l'anniversaire de la prestation de serment de Boni Yayi pour son second et dernier mandat ( en tout cas c'est ce qu'on dit !) Deux ans de souffrances pour le peuple, deux ans d'errance, deux ans de cafouillage, deux ans de provocation! Et les journalistes de l'ORTB parlent de fête! Ils ont raison, je ne leur demande pas de dire autre chose, mais il convient de leur rappeler, au cas où ils l'auraient oublié, que le pays marche très mal.


  • NON A LA FURIE FASCISTE DU PARTI-ETAT FCBE CONTRE LES LIBERTES

    • CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE


      Tout le monde a constaté avec quelle hargne les FCBE (Parti-Etat) ont attaqué "Alternative Citoyenne" pour sa déclaration sur la situation nationale.La Convention Patriotique des Forces de Gauche condamne cette attitude des FCBE qui massacrent les libertés individuelles et collectives et emprisonnent des citoyens innocents.Voici le texte de notre position

      NON A LA FURIE FASCISTE DU PARTI-ETAT FCBE CONTRE LES LIBERTES.

      Le 07 mars, paraissait dans les journaux une déclaration signée de "Alternative Citoyenne" intitulée « Trop, c’est Trop » et dénonçant les dérives dans tous les domaines du pouvoir de Boni YAYI. Pour tout démocrate, il ne s’agit là que d’une jouissance légitime des droits démocratiques, d’expression, de manifestation, d’association et de presse, conquises au prix de sacrifices contre la dictature sanguinaire de Mathieu KEREKOU et consacrés par la constitution en vigueur.
      Mais l’on observe que la Coordination Nationale des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), dans une déclaration, à l’issue d’une réunion le samedi 16 mars, s’en prend violement à cette déclaration et pire tente des amalgames tendant à lier le groupe "Alternative Citoyenne" aux auteurs accusés et détenus pour tentative supposée d’un coup d’Etat contre le pouvoir. On apprend que des menaces d’intimidation ont été proférées contre les éléments de ce groupe.
      Face à ces déclaration et menace des suppôts du pouvoir de Boni YAYI, la Convention Patriotique des Forces de Gauche,
      1- Condamne la furie fasciste des FCBE contre les libertés démocratiques au Bénin ;
      2- Proteste contre les intimidations en l’encontre des éléments de "Alternative Citoyenne" ;
      3- Appelle tous les démocrates, les travailleurs et tout le peuple à poursuivre ses luttes contre le pouvoir autocratique et mafieux.

      Cotonou, le 26 mars 2013

      Pour la Convention Patriotique des Forces de Gauche
      Luc AGNANKPE

  • LUTTE CONTRE LA PAUVRETE:UNE VASTE ESCROQUERIE

    Vendredi 29 mars 2013

    Voici un article  pris sur le blog  de JACQUES TOURTAUX.Il reflète la situation réelle dans les pays développés.

     

     

     
           
                       
      La pauvreté atteint des niveaux records en Europe
     

    Pourtant connu pour son système de sécurité sociale, de santé, de bien-être et de qualité de vie, le continent le plus riche du monde glisse peu à peu vers la pauvreté.

     

    Les derniers chiffres indiquent que 120 millions de personnes, soit 25% de la population de l’UE, sont pauvres ou socialement défavorisées.


    Depuis le début de la crise économique actuelle, de plus en plus de gens à travers toute l’Europe, y compris ceux appartenant à la classe moyenne, sombrent dans la précarité. Des personnes qui se privent de tout plaisir pour assurer les fins de mois, des familles dans l’insécurité, des jeunes sans travail, des sans-abris qui se retirent de la vie sociale, des personnes âgées sans aucun appui vivent en marge de la société et beaucoup d’autres pourraient les rejoindre.


    La crise, la récession, l’austérité mais aussi les pertes d’emplois, les pensions insuffisantes et l’augmentation du cout de la vie figurent parmi les causes principales de cet appauvrissement.


    Chômage de masse


    Ce qui inquiète le plus les autorités et les citoyens, c’est le chômage de masse  qui frappe les 27 pays de l’union européenne. Des dizaines d’entreprises ferment leurs portes, le taux de chômage ne cesse de croître, et pour les personnes sans emploi, il devient de plus en plus difficile d’en trouver un nouveau.


    Aujourd’hui 26 millions d’européens sont à la recherche d’un emploi, soit 10,7% de la population active (1). En outre, même un emploi n’est plus suffisant pour échapper à la pauvreté. On parle aujourd’hui de travailleurs pauvres.


    Cette situation a été mise en évidence par l’Eurostat, l’agence des statistiques de l’UE, qui a rendu en décembre dernier un rapport officiel confirmant que près du quart de la population européenne, soit 120 millions de personnes, était  menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2011. Selon le rapport, la précarité touche plus particulièrement les populations les plus vulnérables comme les femmes au chômage, les familles monoparentales, les retraités, les jeunes et les enfants. L’étude  se penche sur trois formes d’exclusions sociales : les personnes dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (16 % de la population) , celles qui vivent dans des ménages à très faible intensité de travail (10 %)  et celles qui souffrent de privation matérielle grave  comme l’impossibilité de payer ses factures, de chauffer sa maison ou de s’offrir un repas accompagné de viande un jour sur deux (8%).


    Au sud surtout


    Le phénomène de pauvreté devient insoutenable surtout dans les pays du sud   de  l’Europe tels que l’Espagne, la Grèce et le Portugal.  Celles-ci connaissent un cercle vicieux du chômage qui atteint parfois les 40%. Beaucoup de familles ont du mal à joindre les deux bouts et la classe moyenne est en train de disparaitre en laissant les portes ouvertes aux nouveaux pauvres. Ceux-ci sont obligés de faire un choix entre payer un médicament, préparer un repas chaud ou chauffer la maison. La situation est si grave qu’il y a davantage de personnes qui vivent grâce aux aides alimentaires et scolaires. Ils mangent à la soupe populaire et obtiennent des médicaments ou des vêtements distribués par les associations caritatives.


    Au nord aussi


    La pauvreté  secoue non seulement les pays endettés du sud de l’Europe, mais aussi les plus grandes économies de la zone euro. L’Allemagne a beau être le premier plus riche pays européen, elle connait une augmentation de la pauvreté.


    En 2011, 15,8% des habitants, soit 12,8 millions d’Allemands, vivaient sous le seuil de pauvreté fixé à 940 euros par mois (2). Similairement, la pauvreté gagne du terrain en Belgique, un pays qui proclame une des meilleures qualités de vie au monde. Environ 2,3 millions de personnes, soit un belge sur cinq, qui jusqu’ à présent avaient un niveau de vie décent, seraient proches de la précarité (3). La France, non plus n’est pas épargnée. Le taux de pauvreté s’élève à 14 % soit plus de 11 millions français sont touchés par l’exclusion sociale. Le nombre de personne vivant dans la précarité a augmenté entre 400 000 et 1 million entre 2008 et 2011 permettant de révéler que la différence entre les pauvres et les riches s’est accentuée(4).


    En dépit des mesures prises par les gouvernements et des stratégies élaborées par l’UE pour réduire la pauvreté, le problème est loin d’être maitrisé. Le nombre de pauvre continue d'augmenter de jour en jour et l’écart se creuse entre la classe moyenne et les ménages les moins favorisés. Les premiers chiffres disponibles pour l’année courante annoncent  une détérioration de la situation et les experts prédisent que la crise va s’aggraver dans les années à venir.

    Jihane Hindi

     

    (1) Eurostat (office européen de statistique), janvier 2013.
    (2) Destatis (office fédéral allemand des statistiques), 2012.
    (3) « Pauvreté en Belgique, annuaire 2013 », CERIS (centre de recherche en inclusion sociale) de l’Université de Mons et POS (Participation, Opportunities and structures) de l’Université de Gand.
    (4) Insee (institut national de la statistique et des études économiques), décembre 2012.

     
     


     


     

  • LETTRE DU PARTI COMMUNISTE SYRIEN UNIFIE

     

    Samedi 23 mars 2013

     

     

    Lettre du Parti communiste Syrien unifié qui vient d'être adressé à tous les partis communistes et ouvriers du monde

    Parti communiste Syrien Unifié: Une lettre à tous les partis communistes et ouvriers du monde
    Chers camarades,

    Le Parti communiste Syrien (Unifié) vous transmet ses chaleureux et cordiaux souhaits, en vous souhaitant une nouvelle année pleine de victoires qui servent la cause du socialisme dans le monde entier.

    Vous savez que notre pays- la Syrie - a été exposé depuis plus de vingt mois, à une guerre déclenchée contre elle par un tas de pays impérialistes, aux côtés d'autres pays qui tournent autour d'eux comme des satellites. Leur but est de détruire l'Etat Syrien qui se tient comme un obstacle sur le chemin de ceux qui essaient d'imposer le plan d'un " grand Moyen Orient" , après avoir brisé les états de la région en les partageant en petites entités combattant les unes contre les autres, afin d'imposer une domination absolue sur les ressources pétrolières et en gaz; et éliminer le problème Palestinien d'une manière entièrement opposée aux intérêts du peuple Palestinien.

    Ces pays ont manipulé les erreurs et les défauts du régime d'un côté, et les mouvements s'opposant à ces défauts. Les mouvements étaient au début pacifiques, ensuite certains se transformèrent en mouvements armés, qui ont reçu le soutien sur une vaste échelle de l'alliance qui a émergé comprenant les USA, la Turquie, le Qatar et l'Arabie Saoudite. La Turquie a occupé la frontière existante avec la Syrie, pour aider la contrebande des armes , l'entrée de milliers de mercenaires se nommant eux-mêmes Jihadistes. Ils ont instauré des camps pour l'entraînement de leurs soutiens et de leurs alliés. Des milliards de pétrodollars US ont été dispensés dans ce but. Ils ont eu recours aux formes les plus provocantes de la guerre psychologique afin qu'elles soient utilisées par les services d'environ une centaine de stations de TV pour semer dans les esprits le sectarisme et les conflits ethniques parmi les membres du même peuple. Ensuite, les prétendus groupes djihadistes ont agi pour détruire l'économie syrienne; ils ont déclaré la guerre contre le peuple syrien en employant l'embargo économique et les sanctions. Des attaques armées furent déclenchées contre les propriétés populaires et privées. Des explosives et des cars chargés d'explosifs furent aussi utilisés.

    Les stations génératrices d'électricité ont été dynamitées, des câbles des réseaux aériens transportant l'électricité ont été sabotés, les puits de pétrole ont été incendiés, les tankers transportant le pétrole ont été brûlés. Des milliers de tonnes d'acier ont été dérobés et passés en contrebande en Turquie. Environ un millier d'usines et ateliers à Alep ont été pillés. Les machines appartenant à ces usines ont été vendus en Turquie à de bas prix sous la forme d'accessoires, les projets d'irrigation et également les centres d'élevage des animaux ont été attaqués, les routes reliant les villes et les cités entre elles à travers la Syrie ont été fermées ; les centres de santé, les écoles et les universités ont été ciblées. Des scientifiques, des docteurs ont été ciblés , kidnappés ou capturés et souvent assassinés.

    Des milliers de soldats et également des civils ont été kidnappés. Il a été découvert que les gangs armés ont mis à exécution des massacres. Les corps des victimes ont été jetés dans les rivières.

    Certaines victimes ont été décapitées. D'autres ont été mutilées. Ces formes de crimes appartiennent au moyen âge.

    Peu de jours après, les criminels mettaient à exécution une série de crimes par les moyens de cars chargés d'explosifs, particulièrement à Alep où 85 étudiants de l'université ont été tués et des centaines blessés.

    Chers camarades,

    Aujourd'hui la Syrie est directement la cible de la Turquie à travers une guerre directe. La Turquie a admis publiquement qu'elle fournit aux terroristes et aux criminels, des armes de toutes sortes, des assassins qui appartiennent à 20 pays.

    Ces actions sont opposées d'une manière flagrante au droit international qui interdit à tout pays d'utiliser ses territoires pour attaquer ses voisins. Nous savons que la Turquie, seule, ne peut pas du tout accomplir ces choses sans le soutien des Etats Américain, Européens et du Golf. De toute manière, la Syrie qui est un pays d'auto-défense résiste à cette agression et inflige de lourdes pertes à ces gangs. En conséquence, les criminels et aussi bien les terroristes ne sont pas en mesure d'atteindre tous leurs objectifs. Mais les Syriens paient un lourd prix dans leur résistance.

    La Syrie ne croit pas non plus que la solution du problème est militaire, au contraire, elle s'est prononcée depuis la naissance du problème pour une solution pacifique et politique à travers un dialogue national d'ensemble. En même temps, l'alliance agressive impose des conditions préalables au dialogue national de façon à rendre impossible la solution politique.

    D'une manière assez importante, le gouvernement Syrien s'est déclaré pour une nouvelle initiative pacifique qui est complètement en accord avec le droit international qui interdit l'ingérence dans les affaires des pays voisins. Les initiatives, soulignent encore plus le besoin de réformes démocratiques, une nouvelle constitution, à côté d'un nouveau pacte général et national qui serait préparé par toutes les forces y compris l'opposition. Le pacte insisterait sur la fin de toutes les opérations militaires conduites d'une part par l'Armée Syrienne, et d'autre part la cessation de l'infiltration de mercenaires en Syrie. Malheureusement, l'initiative a été immédiatement refusée par les groupes armées terroristes et par ceux qui les soutiennent et ils demandent que la violence et le terrorisme continuent.

    Il y a deux jours, un nouveau développement s'est produit et il est susceptible de changer la direction des événements en Syrie. En effet, que signifie l'agression soudaine d'Israël contre le centre de recherche scientifique de Syrie près des frontières Syriennes et Libanaises. Avec une telle agression Israël démasque son essence réelle et ses tentatives de manipuler les événements actuels en Syrie pour affaiblir l'armée Syrienne et ouvrir de nouveaux fronts.

    Plus encore le peuple Syrien doit payer un très lourd prix, des dizaines de milliers de civils ont été tués. Aujourd'hui la Syrie est exposée à une catastrophe humaine.

    Environ trois millions de citoyens Syriens ont fui leurs domiciles et deviennent des réfugiés constamment déplacés dans les pays voisins vivant dans des conditions misérables incroyables et ils ont des besoins en nourriture et médicaux. Ces réfugiés en appellent à l'opinion publique internationale pour faire pression sur les gouvernements des USA et d'Europe, du Qatar et de l'Arabie Saoudite afin de mettre un terme au siège économique et aux sanctions imposées à la Syrie. En outre, ils demandent que le soutien armé aux gangs cesse immédiatement , parce qu'ils menacent non seulement la Syrie mais un grand nombres de lieux dans le monde.

    Chers camarades,

    Votre solidarité et votre soutien à notre peuple seront hautement appréciés par notre peuple en ces jours.

    Plus encore, ils représentent une autre preuve indiquant l'unité et la solidarité des forces révolutionnaires dans le monde entier.

    Damas, le 9/02/2013

    Le Parti communiste Syrien (Unifié)
    Nicolas Maury
    http://www.wmaker.net/editoweb/nicolas_maury/Parti-communiste-Syrien-Unifie-Une-lettre-a-tous-les-partis-communistes-et-ouvriers-du-monde_a6260.html

     

  • SITUATION DANS LA SOUS-REGION OUEST AFRICAINE

     

     

    DECLARATION CONJOINTE PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB) - PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE COTE D’IVOIRE (PCRCI) - PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE VOLTAÏQUE (PCRV, BURKINA FASO)

     Sur la situation de la sous-région ouest africaine et au Mali 

    Au regard de la gravité de la situation dans la sous-région ouest-africaine et particulièrement au Mali, les Partis politiques soussignés réunis à Cotonou ce jour 08 Mars 2013, ont décidé de rendre publique la Déclaration que voici :

    Le vendredi 11 janvier 2013, l’impérialisme français sous la conduite de François Hollande  a déclenché  une guerre d’agression néocoloniale au Mali avec le soutien des autres puissances impérialistes telles celles de l’Union Européenne et les USA.  Les gouvernements des pays membres de la CEDEAO servant d’appui dans cette intervention armée avec l’envoi des troupes comme forces supplétives de l’armée française. Les prétextes évoqués par l’impérialisme français pour tenter de légitimer et justifier cette guerre réactionnaire sont  entre autres :

                Stopper de toute urgence la progression des djihadistes terroristes vers le sud du Mali et vers Bamako-  Libérer le Nord du Mali et rétablir l’intégrité territoriale du pays ; Eviter la déstabilisation des Etats de l’Afrique de l’Ouest…

                En réalité, comme nos trois partis (PCB- PCRCI- PCRV) le soulignaient  dans leur déclaration conjointe du 10 décembre 2012, les enjeux véritables de cette guerre réactionnaire néocoloniale, sont :

    -          Politiques, géostratégiques, et militaires en rapport avec la lutte pour le repartage du monde et du continent africain :

    -          Economiques (accès au pétrole du golfe de Guinée, de l’uranium du Niger et des métaux précieux dont regorge la sous-région, de l’énergie solaire, du cacao, du café, etc.)

    -          La lutte des impérialistes anglo-saxons (USA, Grande Bretagne) et français pour contrer la pénétration dans la sous-région de nouveaux acteurs tels que la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. ;

    -          La volonté des puissances impérialistes d’étouffer toute sorte de contestation des masses populaires acculées à la misère et souffrant du manque de liberté politique, ainsi que de la répression exercée sur elles par des pouvoirs corrompus, leur volonté d’écraser tout mouvement révolutionnaire insurrectionnel.

    L’impérialisme français avait, en fait programmé et minutieusement préparé cette agression au Mali par une suite d’actes dont les principaux sont :

    - 1°- Aide aux régimes corrompus de Konaré et d’Amadou Touré dans la destruction de l’armée malienne.

    - 2°- Après le coup d’Etat de mars 2012, l’organisation par le biais des Etats pro-impérialistes français de l’UEMOA de l’embargo sur le Mali et principalement du blocus dans les ports voisins de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Sénégal, des armes payées par les sous maliens.

    - 3°- Enfin par l’organisation méthodique de la division du pays par l’intermédiaire de la créature française qu’est le MNLA. Rappelons que la proclamation de la fameuse république dite d’Azawad a été faite depuis Paris.

    Le déroulement même de la guerre en ce moment au Mali conforte ces assertions. Les objectifs politiques et militaires sont fixés unilatéralement par l’impérialisme français sans considération pour ses laquais de la CEDEAO, de l’UA et pour ceux au pouvoir à Bamako ; au mépris des intérêts et de aspirations du peuple malien. Les informations sur le déroulement de la guerre sur les fronts sont monopolisées par les impérialistes français qui les manipulent à leur guise. Les journalistes étant éloignés du champ de bataille. La collusion de l’impérialisme français avec le MNLA aujourd’hui à Kidal où même l’armée malienne est interdite d’entrée et ce par la décision de l’armée française révèle clairement la fausseté de la volonté de François Hollande du rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

    Ainsi, l’armée française d’occupation a décidé de mener des opérations conjointes avec les troupes du MNLA, sa créature instigatrice de l’agression qui a permis aux djihadistes (AQMI, Ansar Dine, MUJAO, Boko Haram) de s’installer au nord-Mali.

    En intervenant militairement au Mali, l’impérialisme français l’a fait pour réaliser un plan réactionnaire qu’il a élaboré depuis des années 1950 avec le projet de l’OCRS( Organisation Commune des Riverains du Sahara) pour diviser les peuples du Mali et d’autres pays de la zone sahélo-saharienne( Algérie, Niger, Mauritanie, Burkina-Faso) pour faire main basse sur les immenses richesses dont regorge cette zone.

    Les Etats membres de la CEDEAO et de l’UA ont été entraînés dans la guerre réactionnaire néocoloniale en cours au Mali par l’impérialisme français au mépris des aspirations et de la sécurité des peuples de ces Etats.

    La sécurité des peuples des pays membres de la CEDEAO et de l’UA est doublement menacée

    D’une part par l’impérialisme français et ses alliés qui  prennent des mesures liberticides pour museler les peuples et étouffer à leur niveau toute forme de contestation et toute forme de mouvement insurrectionnel populaire( proclamation de l’état d’urgence, désignation d’organes spéciaux d’espionnage et de répression etc.) d’autre part les groupes djihadistes terroristes qui menacent  de porter la guerre dans tous les pays qui ont envoyé des troupes  au Mali  pour les combattre (organisation d’attentats terroristes contre diverses cibles etc.)

    Les conséquences dramatiques de cette guerre réactionnaire (perte en vies humaines, destruction, catastrophes humanitaires etc) sont passées sous silence ou minimisées par l’impérialisme français dont l’armée d’occupation est seule habilitée à diffuser et à contrôler  et à autoriser informations à diffuser.

    L’inconséquence et le cynisme de l’impérialisme français et des impérialistes anglo-saxons( USA, Grande –Bretagne) sont patents ; eux qui prétendent combattre les djihadistes terroristes au Mali alors qu’ils se sont alliés avec des djihadistes terroristes qu’ils ont armés et financés en Lybie pour renverser Kadhafi et en Syrie pour tenter de renverser Bachar el ASSAD avec l’aide  des pouvoirs islamistes obscurantistes d’Arabie Saoudite et de Qatar (qui finance et arme les djihadistes opérant au Mali)

    Au regard de ce tableau d’ensemble nos trois partis le PCB, le PCRCI et le PCRV déclarent que la guerre déclenchée et dirigée par l’impérialisme français au Mali est une guerre d’agression impérialiste –comme celles menées en Côte –d’Ivoire et en Lybie en 2011- et vise essentiellement  à réaliser un plan réactionnaire des puissances impérialistes et de leurs alliés de la sous-région pour maintenir et renforcer leur domination et pour l’appropriation de ses immenses ressources.

     C’est pourquoi nous, PCB, PCRCI et PCRV, signataires de la présente Déclaration :

    1°- Condamnons cette guerre injuste menée contre la souveraineté du peuple malien et ses intérêts légitimes.

    2°- Déclarons que cette guerre n’est pas seulement dirigée contre le peuple malien mais contre l’ensemble des pays et peuples de la sous-région ouest-africaine

    3°-Dénonçons par conséquent la présence des troupes d’agression étrangère impérialistes au Mali, et dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest, (française, américaine, anglaise etc.) y compris celles des pays membres de la CEDEAO et de l’UA.et exigeons leur départ immédiat.

     4°- Exigeons par conséquent le retrait des troupes béninoise, ivoirienne et burkinabè du territoire malien et tiendrons pour responsables les Gouvernements de ces pays de tous les dégâts que subiraient ces militaires envoyés au Mali.

     5°- Soutenons le prolétariat et les peuples du Mali dans la situation difficile qu’ils connaissent et sommes convaincus qu’ils sauront trouver entre eux les formes d’organisation idoine pour une vie épanouie pour toutes les nationalités du Mali, sans exclusive aucune.

     6°- Lançons un appel au prolétariat, aux peuples, aux forces démocratiques et révolutionnaires d’Afrique et du monde pour qu’ils s’opposent à l’intervention militaire de leur pays au Mali ainsi que partout ailleurs en Afrique.

    7°- Déclarons solennellement que toute question politique, de quelle que nature que ce soit, doit être laissée avant tout à la souveraineté du peuple du pays concerné et que les interventions étrangères par expérience n’ont jamais résolu aucun problème dans l’intérêt des peuples.

    Fait à Cotonou le 08 Mars 2013

    Parti Communiste du Bénin (PCB)

    Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI)

    Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque (PCRV) Burkina Faso).