Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Bénin-Témoignages - Page 20

  • SOUTIEN A TASK-FORCE OUEME /PLATEAU

     

     

    ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO, VILLE CAPITALE.

           APG/PORTO-NOVO  Tel :2290944550/97761720

     

     

            DECLARATION

     

    Soutien total  à   Task –Force

           Ouémé Plateau dans sa lutte pour l’Université kowétienne à Porto-Novo.
     

    Dans une « LETTRE OUVERTE AU PEUPLE BENINOIS   

          A l’attention

    De Monsieur Boni YAYI
    Président de la République
    Chef del’Etat
    Chef du Gouvernement »

      
    les membres de Task –Force Ouémé Plateau
     dénoncent en douze points  le

    « Détournement du projet de construction d’une Université intégrée par le Koweit » à Porto-Novo.
       Les auteurs de la lettre crient avec raison    le ras le bol des    «    filles et fils des départements de l’Ouémé et du Plateau en général et de Porto-Novo en particulier ». Ils dénoncent  une        « conspiration larvée et permanente de tous les gouvernements dahoméens comme béninois contre l’Ouémé et le Plateau à travers Porto-Novo.»

    En lisant avec attention    la   Lettre ouverte, nous découvrons les informations  suivantes :

     -Le dossier de cette Université est ouvert depuis    dix ans.(cf point3 du document.)

    Nous citons in extenso tout le point 5 du document qui montre que le gouvernement est non seulement au courant du projet mais qu’il a aussi donné son accord.

         Point 5 de la lettre : «  Qu’il vous souvienne, Monsieur le Président, que, dans le but d’en savoir davantage et pour approfondir les négociations liées au projet, vous aviez commis une mission exploratoire au Koweit mission conduite par le Pr Mathurin Coffi Nago, alors ministre de l’enseignement supérieur. Ce dernier devait du reste confirmer dans une réunion de restitution tenue en son Cabinet le 06 février 2007 que « la vision du Gouvernement pour l’installation des zones universitaires, c’est dans la région d’Abomey-Bohicon et la région de Porto-Novo ». Et de faire suivre la précision : « pour cette université koweitienne, ce serait dans la région de Porto-Novo car la municipalité de Porto-Novo a déjà envoyé une lettre au Gouvernement, mettant à sa disposition un domaine de 100 hectares pour abriter l’université ». Ces propos du ministre ont été confirmés par la correspondance      N° 096/MESFP/DC/SGM/DGES/SP du 21 février 2007 adressée au président du Conseil d’Administration de l’Agence des Musulmans d’Afrique (AMA). »

    Plus loin,dans le point 6 du document, nous lisons :

     

        Point 6 de la lettre :  « Qu’il vous souvienne encore, monsieur le Président, des propos de Dr Abdul Rahman H. Al Sumait, Président du Conseil d’Administration de l’AMA, dans son adresse de bienvenue le 09 Juin 2008 lors de votre visite au Koweit, en ces termes parlant du projet de construction d’une université au Bénin : « Nous saluons déjà le geste important de votre ministère de l’éducation de mettre à disposition un terrain à Porto-Novo pour accueillir ce projet important et vous confirmons, monsieur le Président, notre détermination à concrétiser ce projet qui devra, une fois abouti, à consolider davantage les relations qui existent entre nos deux pays sous le commandement sage de votre auguste personne et celle du Sheikh Sabah Al Ahmad Al Ja bir Al Sabah, Emir de l’état du Koweit ».

         

              L’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale   considère que les informations contenues dans la Lettre ouverte sont suffisamment précises pour que subsiste le moindre doute quant à leur véracité.

    C’est pour cette raison  que l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale soutient entièrement les positions exprimées par les membres de Task Force Ouémé-Plateau.

    Porto-Novo est la capitale du Bénin, c’est  elle qui devrait abriter la première université de notre pays. Aujourd’hui, la ville qui a le plus construit notre pays, la ville  qui a le plus donné à notre pays,  n’a pas son Université. Pour nous, membres de l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, ce n’est pas seulement une injustice, c’est une honte parce que les gouvernants de notre pays  ne veulent pas nous donner une capitale dont nous puissions être fiers. Et c’est l’une de nos exigences fondamentales comme nous l’avons indiqué dans notre déclaration du 21 Novembre 2013.

       Nous exprimons donc aux membres de Task-Force Ouémé-Plateau notre soutien ferme et indéfectible pour ce combat et   nous resterons à leurs côtés dans toutes les actions qu’ils seront amenés à initier dans ce sens,  si nous sommes informés. Nous gardons la conviction que Porto-Novo triomphera  dans cette lutte pour son émancipation et sa grandeur pour l’émancipation et la grandeur du peuple Béninois.

    En tout état de cause, l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale estime que l’Université kowétienne appartient à Porto-Novo et qu’elle restera à Porto-Novo.  

     

                          Porto-Novo le 14 Mai 2014  

          Pour l’Alliance pour la Grandeur  de Porto-Novo,Ville Capitale ,

                          Le  Président Provisoire

                                                                                               

                        

                                     Goras GAGLOZOUN
      
     

     

  • YAYI Boni Docteur es Dilatoire

     

              EDITORIAL

      Yayi Boni, docteur es Dilatoire

     

     Le 27 Décembre 2013, les centrales et Confédérations  syndicales  ont   décidé d’organiser une marche pacifique à Cotonou. Le pouvoir fasciste de Boni Yayi  a exercé une répression sanglante sur les marcheurs blessant plus d’une vingtaine d’entre eux. La plupart des Secrétaires Généraux des  confédérations syndicales ont été blessés. Les travailleurs ripostent par le déclenchement de la grève et exigent la démission du Préfet  Azandé Placide et du Commissaire Agossadou Pierre

    Depuis le mois de Janvier 2014 les travailleurs de notre pays sont en grève pour exiger la liberté.

    Face aux travailleurs en grève Yayi Boni use de dilatoire sous plusieurs formes.

    Il utilise le dilatoire  sous une forme tout à fait grotesque et indigne.

     *Il dit à la télé et à la radio qu’il n’y avait pas de sang, que ce que les gens avaient  vu le 27 décembre était du sang de mouton, du mercurochrome mais pas du sang humain. Comment peut ont comprendre de tels propos de la part d’un chef d’Etat ? Avant qu’il ne prononce ces mots d’une rare violence morale, des délinquants l’avaient précédé et avaient dit la même chose. Les propos de ces délinquants nous avaient paru si inhumain que nous ne nous attendions pas à ce  que le président de la République  lui-même s’empare cette idée et l’exprime publiquement face au Bénin et au monde entier. A présent nous avons de véritables doutes sur les intentions réelles du chef de l’Etat. Voilà un dilatoire  tout à fait grossier dans la gestion de la crise actuelle.

    *Pour briser la grève des travailleurs, il décide d’opérer des défalcations sur les salaires des  travailleurs. Cela aussi  relève du dilatoire. Cette méthode avait fait ses preuves au cours des années passées. Les travailleurs avaient alors été pris au dépourvu. Mais cette fois-ci , les travailleurs s’en sont royalement moqués et lui ont même dit de prendre tout le salaire. Ce dilatoire lui aussi n’a donc pas fonctionné. 

    **Contraint de négocier avec les travailleurs, Yayi invite à la négociation des Centrales qui non seulement ne sont pas signataires de la motion de grève, mais sont ouvertement et publiquement opposées à la grève. Il y a là un autre aspect du dilatoire de Yayi. La vigilance des travailleurs a eu raison de ce dilatoire malveillant. Ils ont chassé les malotrus et ont continué les négociations.

    **Pour conduire les négociations côté gouvernement Yayi envoie des  personnes sans aucune  autorité et il ne leur donne aucun pouvoir pour négocier. Ces personnes sont obligées de lui téléphoner constamment, ce qui montre aux yeux des travailleurs que Yayi ne veut pas négocier. 

     

    **Puis Yayi et les siens commencent à remuer l’idée que la grève est illégale et qu’il va falloir qu’une institution la déclare illégale. Les travailleurs ont dit qu’ils attendent l’institution qui va faire la sale besogne. Là aussi le dilatoire n’a pas marché.Aucune  institution de la République n’a pu déclarer cette grève illégale.

    **Coincé par les travailleurs, Yayi  décide de retourner aux travailleurs en grève les sous qu’il leur a volés et il leur demande de reprendre  le travail. C’est là naturellement du dilatoire  que les travailleurs  ont  tout aussi naturellement dénoncé et combattu en montrant qu’ils n’ont pas déclenché leur mouvement pour réclamer la restitution des défalcations sur salaire.

    Yayi ne veut  toujours pas régler  les problèmes posés par les travailleurs c’est pourquoi il introduit une autre forme de dilatoire.  Il demande en effet  un moratoire de trois mois pour étudier  les problèmes posés par les travailleurs en grève. Le fait que Yayi parle de moratoire après plusieurs semaines de grève des travailleurs démontre le peu de sérieux qu’il met à traiter les questions de la nation. Les travailleurs ont opposé une fin de non recevoir à cet autre dilatoire yayiboniaque.

    **Toujours pour ne pas aborder de façon sérieuse les problèmes posés par les travailleurs, Yayi  décide d’aller rendre visite à  Bruno Amoussou et à Rosine Soglo. Personne ne nous a dit à quoi ses visites ont bien pu servir, des visites sans aucun lendemain dans un pays en crise. C’est un dilatoire bidon vite mis de côté par toute la population. Elle a en effet compris que cela ne servait à rien et que c’était toujours pour tromper la vigilance des travailleurs et des lutteurs. 

    **Yayi se rend compte que ses dilatoires ne marchent pas, que les travailleurs et le peuple  ont découvert tous ses subterfuges. Alors il invite les secrétaires généraux  pour le lundi 11 mars 2014  puis il  s’envole pour Abidjan. La rencontre  avec les secrétaires généraux a fini par avoir lieu le mardi 12 Mars 2014.

         A  cette rencontre Yayi  présente les excuses de la  République aux  secrétaires généraux  blessés le 27 décembre 2013.Encore un autre dilatoire. Que signifie  « excuses de la République » ? Cette expression dans la bouche de Yayi      signifie exactement que Yayi Boni ne regrette pas ce qu’il a dit à propos du sang versé le 27 Décembre 2013 sur les antennes. Yayi s’amuse avec la République puis qu’après avoir présenté des excuses, il ne dit rien de ceux qui ont commis la faute.

    Le 26 Mars 2014  le conseil des ministres annule les concours organisés pour le compte du Ministère des Finances et de l’Economie en 2012.Si nous n’étions pas dans un pays mal gouverné, est-ce qu’il fallait attendre trois mois de grève avant de dire  que ces concours sont frauduleux ? Même en reconnaissant que les dits concours sont frauduleux, Yayi fait du dilatoire puisqu’on ne sanctionne pas ceux qui ont commis la faute.

    A partir de cette date du 26 Mars 2014,   Yayi Boni et les siens se mettent à dire que les travailleurs devraient reprendre le travail. Les journalistes stipendiés embouchent la trompette du gouvernement et propagent partout que les travailleurs devraient regarder les enfants  et ils ne demandent pas à Yayi de regarder les enfants, lui seul a, le droit de ne pas être patriote ! Lui on ne lui demande pas d’être patriote et d’avoir pitié des enfants. Depuis qu’il a annulé les concours frauduleux, Yayi ne dit plus rien. 

    **Le dilatoire dont il use maintenant    consiste   à faire comme s’il ne se passait rien dans le pays. Comme s’il n’y avait pas de grève des travailleurs dans le pays. Il envoie ses ministres se promener dans tout le pays contre récompenses pour parler de la LEPI et pour tenter de corrompre les travailleurs.

    Il fête le troisième anniversaire de son deuxième mandat, et au lieu d’envoyer les Béninois au travail et de leur montrer la bonne voie, il les envoie  dans les églises, les mosquées, les temples, les couvents et autres lieux de prières. Il suscite le dénigrement des travailleurs en grève par les artistes et les journalistes  dont les plus idiots prennent la parole sans retenue et déversent  sur les grévistes leur haine de  corrompus. Les travailleurs ont toujours trouvé les ressources pour renverser et liquider les différentes formes de dilatoire que crée constamment Yayi  contre leur grève. Même la lettre de Yayi au COS-LEPI pour  demander que soient organisées les élections municipales et communales    d’ici à trois mois relève du dilatoire pour ne pas donner de suite  aux revendications des travailleurs regarder en face les problèmes du Pays.

      Notre expérience nous a déjà enseigné que les idiots  se mettent toujours du côté des oppresseurs pour assouvir leur  faim, leur soif   et ce, par lâcheté et par trahison . C’est ce que nous observons de la part d’un grand nombre de journalistes qui ne sont même pas suffisamment intelligents pour comprendre que le combat des travailleurs pour la liberté d’expression est leur combat.   

     Le PSD-BELIER,PARTI LIGUISTE exprime sa solidarité sans faille avec les travailleurs en luttes. Il les félicite pour avoir su déjouer tous les artifices de Yayi et de son gouvernement. Le PSD-BELIER ,PARTI LIGUISTE  les encourage à continuer le combat, à renforcer leurs  différentes formes de luttes,à inventer de nouvelles formes organisationnelles pour faire face à la duplicité  de Yayi et de ses nervis dans le mouvement syndical. Courage et gloire  à vous tous bâtisseurs de la dignité béninoise !  

     

                                            GORAS GAGLOZOUN

  • PLACE Dè TOFFA DE PORTO-NOVO

    ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO,Ville Capitale.

          Tel :90944550-93433635

      Déclaration du 22 Avril 2014

                    Chers  Camarades    et  Amis,chers combattants de la liberté et de la justice,

     

    Je me suis fait un devoir et un plaisir de venir  ici aujourd’hui prendre la parole personnellement en raison de l’importance du lieu de chute de votre importante marche de ce jour. Je parlerai de deux questions qui touchent à notre ville.

    Votre marche est    organisée pour protester contre les actes de trahison posés ces derniers jours par les dirigeants de certaines Centrales Syndicales. C’est déjà devenu depuis bien longtemps une habitude de certains dirigeants qui déclenchent des mouvements de grève  pour ensuite les vendre au pouvoir, laissant aux travailleurs un goût amer d’inachevé et d’énormes  gâchis.  Une marche  contre de tels actes de trahison est naturellement bien venue. Elle ne peut cependant  avoir comme cible  les institutions  de la République  ou leur  démembrement dans notre département. Elle ne peut choisir qu’un endroit neutre pour son expression. Vous avez choisi avec raison de venir ici. Cette place où nous nous trouvons  est appelée  jusqu’à la date d’aujourd’hui Mardi 22 Avril 2014 Place Bayol. Bayol n’était pas un Porto-Novien, il n’était pas béninois, il était un militaire au service des intérêts français. Depuis 1960  aucun des gouvernements qui se sont succédé à la tête du Pays n’a pu comprendre que cette place qui est pour le moment la place la plus importante dans notre ville devrait porter le nom de l’un des   rois les plus prestigieux de notre belle ville. Des hommes de bonne volonté ont fait un immense travail et ont installé la belle statue du roi Toffa 1 er    LA Statue de Dè TOFFA que vous voyez dans l’enceinte de la Place. Malgré cette présence du roi Dè TOFFA , de Toffa 1er les gens ont continué   à appeler les lieux  de leur ancien nom.

    L’ ALLIANCE POUR LA GRANDEUR DE PORTO-NOVO,VILLE CAPITALE  estime que Dè Toffa, le roi Toffa de Porto-Novo, ne peut pas être locataire chez l’étranger Bayol à Porto-Novo.   C’est pour cette raison que nous autres  de l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, avons décidé de donner  à    cette Place, le nom de Dè TOFFA,  le nom du roi  Toffa 1er  et la place s’appellera désormais  Place Dè TOFFA  Place  Toffa 1er. L’amitié avec le peuple Français ne peut pas exiger de  nous notre  dépersonnalisation, notre indignité, notre vassalisation.

      Le deuxième point de mon intervention Porte sur une question qui loge dans notre subconscient collectif. Ici aussi  c’est notre devoir de commencer à remettre   les choses à leur place. Dè  Toffa était le roi du Royaume de Porto-Novo. Parmi les préoccupations qui étaient les siennes en tant que  Roi, il y avait la la question de la sécurité   de ses populations. Lorsque nous  nous replaçons dans le contexte de son époque, les moyens qu’il a utilisés pour faire face à ses ennemis et gouverner son royaume étaient tout à fait légitimes et l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale rejette  toutes les critiques malveillantes à son encontre   aujourd’hui. Le roi Dè Toffa, le roi TOFFA 1ER    avait le droit, comme tout souverain, de solliciter l’amitié de la France ou de tout autre pays  pour sauvegarder son pouvoir et  la sécurité des   populations du Royaume.

    Porto-Novo a produit d’autres fils de grande valeur, nous travaillerons à les sortir de l’oubli dans lequel on tente de les ensevelir. Honorons le Roi Dè  Toffa  honorons le roi TOFFA 1er  et que tous ceux qui se battent pour la Grandeur de Porto-Novo   travaillent constamment à rendre chaque jour la Place Dè TOFFA,la Place  Toffa 1er  toujours plus belle et plus attractive.

    Je ne saurais terminer  mon propos sans stigmatiser une fois encore le comportement inadmissible  des dirigeants  de certaines centrale appelant à suspendre la grève. Ce comportement est un encouragement  à Yayi pour instaurer chez nous au Bénin la dictature. Ce comportement est aussi      un véritable  complot contre les travailleurs de notre pays et l’ensemble du peuple béninois.

        Quant à  combattants de la liberté et de la justice, l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale vous remercie de lui avoir donné l’occasion de pouvoir dire ces quelques mots aujourd’hui.

     

    Gloire à vous, combattants intrépides de la liberté et de la justice ! La victoire  couronnera votre combat !

      Pour l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo,ville Capitale

                        Le Président Provisoire

                               Goras GAGLOZOUN

  • Une minute pour les assassinés duPont de TANGUIETA

     

    La répression sauvage mais la lutte continue!

    « …les indigènes de l’Atacora n’avaient pas épuisé toute leur capacité de résistance dans les combats livrés au début de l’année dernière et l’agitateur GABA qui trouva la mort en Avril 1917 eut aussitôt un continuateur et un vengeur dans la personne de son frère OROGOROGOU dès le mois de décembre cet indigène faisait circuler un coussin de guerre , ordonnait des sacrifices, multipliait des allées et venues..Informé de ces menées le commandant SCALIER fit arrêter les plus notoires de ses partisans et de ses complices et, décidé à faire un exemple, terrible, il ordonna l’exécution sommaire et sans jugement de dix d’entre eux qui furent passés par les armes près du pont de TANGUIETA le 11 Avril dernier à sept heures du matin… » ( Extrait d’une lettre du Gouverneur Général à DAKAR au Ministre des Colonies à Paris en date du 15 -8-1918)

    Aujourd’hui cela fait 96 ans que cet acte odieux a été perpétré. Cela fait 96 ans que ce crime contre l’humanité a été commis. Puis la nuit de l’oppression coloniale et inhumaine est tombée sur le pont de TANGUIETA et sur les valeureux combattants de la liberté. A l’indépendance, la nuit profonde de la trahison est tombée sur leurs corps à côté du pont de TANGUIETA. L’entreprise coloniale est déjà considérée comme un crime contre l’humanité. Les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Je pense que notre amitié avec le peuple français ne peut pas se fonder sur le reniement aux valeurs universelles du respect de la vie et de la liberté. Je voudrais que vous ayez demain 11 Avril une pensée pour ces assassinés du Pont de TANGUIETA et pour tous ceux qui ont été assassinés dans notre pays et ailleurs pour leur combat pour la liberté, l’indépendance et la dignité. Demain 11 Avril à 12 heures, observez, s’il vous plaît une minute de silence en mémoire de tous ceux là qui ont construit avec leur sang la dignité de l'humanité!

  • SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS EN LUTTE

     

     

    L’ALLIANCE POUR LA GRANDEUR

    DE PORTO-NOVO, VILLE CAPITALE

                   DECLARATION

      Aux travailleurs et à la jeunesse combattante de                       

                         l’Ouémé/Plateau

    Depuis bientôt trois mois, vous êtes engagés dans  un mouvement revendicatif pour exiger du pouvoir de Boni Yayi la liberté, c'est-à-dire le respect des droits reconnus aux travailleurs  et à l’ensemble du peuple béninois  par  notre constitution. Vous êtes engagés dans  un mouvement de grève pour exiger la justice pour tous les     Béninois et surtout pour les pauvres  dans le déroulement des concours de recrutement à la fonction publique béninoise.Ce sont là des combats justes qui méritent qu’on leur sacrifie ce qu’il faut pour leur victoire.

    L’Alliance pour la grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale, a suivi avec beaucoup de joie et  une grande fierté votre combat et ceci  jour après jour. Elle a observé  votre détermination se renforcer jour après jour .Parfois la répression s’est abattue sur vous. Mais vous avez toujours fait montre d’une grande  combattivité qui a désarmé  vos ennemis, nos ennemis. Les diverses tentatives entreprises çà et là par les les hommes de l’administration  pour vous décourager  ont lamentablement échoué pendant que vous renforciez toujours davantage votre organisation et votre cohésion. Aujourd’hui tous les Béninois qui ont leur cerveau à sa place savent et apprécient hautement ce que vous avez apporté  à l’organisation de la grève dans notre pays. Le Comité des Luttes  des  travailleurs de l’Ouémé/Plateau a pris  un nombre impressionnant d’initiatives dans la conduite de la présente grève, des initiatives dont la portée  est indéniable. C’est en effet ici à Porto-Novo que vous avez initié les marches  hebdomadaires. C’est une fierté pour Porto-Novo.  Ainsi vous avez marché sur la préfecture de l’Ouémé/Plateau, sur la DDEMP, sur la DDEPS, sur l’Assemblée Nationale, sur la Médiature, sur la DES. Ces différentes répétitions générales vous ont permis d’aguerrir les grévistes et de les préparer à la grande et imposante marche sur la préfecture de l’Atlantique/Littoral. Marche à laquelle vous  avez donné un cachet particulier, cette marche qui est le paroxysme  du Mouvement en cours. Votre contribution au mouvement de grève en cours est inestimable et sans pareil. Au moment où le gouvernement vient de reconnaître que les concours querellés sont effectivement frauduleux et a procédé à  leur annulation, il nous plaît de vous adresser au nom de l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale nos vives félicitations  et pour les actions militantes que vous avez initiées et conduites.

    L’ALLIANCE  pour la Gradeur de Porto-Novo vous présente ses chaleureux encouragements pour  les actions futures que vous entreprendrez pour permettre au mouvement en cours  d’atteindre ses objectifs.

    L’Alliance pour la grandeur de Porto-Novo  restera à vos côtés et soutiendra votre lutte jusqu’à la victoire finale.

    Honneur à vous, combattants de la liberté et de la justice.

    Gloire à vous  combattants de la liberté et de la justice

    Votre Victoire sur les oppresseurs est assurée.

    Courage à vous !

    Porto-Novo le 1er Avril 2014.

    Pour l’Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo, Ville Capitale,

    Le Président provisoire

    Goras GAGLOZOUN

     

     

     

  • lesmilliardaires du BENIN


    Les Milliardaires Béninois : Origine, Posture et Imposture
    Quand on veut se faire une idée des gens qui se sont enrichis au Bénin depuis au moins une trentaine d'années, deux démarches s'imposent. On peut avoir une démarche sociologique positive visant à aller à la recherche de ces fortunés. Mais cela suppose qu'ils osent s'avancer et veuillent bien se révéler comme tels au chercheur. Malheureusement, en dehors de quelques-uns dont la joie de proclamer leur richesse est irrépressible, la plupart d'entre eux se cachent, sont discrets, font même le mort. Non pas tant en vertu de l'adage qui dit que pour vivre heureux il faut vivre caché, mais parce que nos riches au Bénin ne sont pas des hommes d'affaires, à moins que leurs prétendues affaires ne soient une façade d’autre chose. Comme les trafiquants de drogue notoire ou ceux qui blanchissent de l'argent sale utilisent des sociétés écrans pour cacher leur sale besogne. Non, nos riches hommes ne sont pas des créateurs géniaux ; ils n'ont jamais fait œuvre d'originalité créatrice dans l'expansion industrielle, commerciale ou entrepreneuriale. Le Bénin n'est pas du reste une exception en Afrique.
    À la différence que, dans certains pays africains, il y a des ressources comme le pétrole, le diamant, le café ou le cacao sur lesquelles les prétendus hommes d'affaire font mains basses, pour ensuite prétendre qu'ils s'appellent DANGOTE ou qu'ils ont telle fortune ou tel pouvoir financier. Mais les pays pauvres comme le Bénin, dépourvus de matières premières, n’ont pas de quoi fournir à leur classe de pilleurs un alibi transactionnel autonome susceptible d'entretenir l'illusion d'une fortune bâtie dans le travail honnête, la créativité et l'expansion. De même n'atteignent-ils jamais un seuil d'existence autonome où, comme chez un DANGOTE au Nigéria, ils sont financièrement à même de voler de leurs propres ailes sans être à la remorque de l'État.
    Or, au Bénin, tel n'est pas le cas. Nous n'avons pas de ressource de rente immense. Le seul coton que nous avons est sollicité par l'État pour assurer les grosses dépenses de son fonctionnement. Il reste les sociétés périphériques et les services qui dépendent tous de l'État ; il reste aussi le travail de gestion de l'État lui-même qu'on appelle politique. Faute d'aller butiner ailleurs sur des fleurs autonomes, nos fausses abeilles ouvrières viennent se rabattre sur le verger de l'État. C'est pour cela que, pour se faire une idée des gens qui se sont enrichis et s’enrichissent au Bénin, la deuxième méthode consiste à consulter la liste des hommes politiques et de leurs conseillers, sachant que bien souvent ceux qui réalisent des coups juteux ne sont pas ceux qui sont au devant de la scène. Si bien qu'une démarche spontanée, comme un filet à larges mailles laissera passer de gros poissons. Mais les requins, les barracuda et les bélougas du pillage de l'État béninois y resteront. Et c'est ce qui nous intéresse dans cette seconde démarche.
    Ainsi, en comptant sur le bout des doigts, il faudra commencer par retenir les trois présidents qui ont gouverné le Bénin depuis 30 ans : Kérékou, Soglo, et Yayi, et quelques-uns de leurs hommes de l'ombre. Parmi ces trois présidents, Kérékou s'est fait une solide fortune illégale non pas tant en raison de la quantité qu'il soustrayait à chaque fois, mais en raison de la durée de son séjour à la tête de l'État. En revanche, la fortune réalisée par un homme comme Yayi doit aux grosses quantités soustraites en peu de temps.
    Une source opaque de pillage qui reste non questionnée jusqu'à présent est cette manière bizarre que le Bénin a eu de découvrir du pétrole au large de Sèmè et, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, en avoir déjà fait une histoire du passé. Tout porte à croire qu'il y a eu bisbille avec les parties prenantes et les gens n'ont pas craint de « vendre la maison pour aller habiter au champ ». D'une manière générale l'affaire du gisement de Sèmè, dont l’exploitation serait actuellement aux mains d'une société du Nigéria, pays de haute corruption, corrobore l'opacité corrompue et félonne qui entoure la découverte du pétrole au Bénin. Elle vient à l'appui du soupçon que ce pétrole est déjà souterrainement détourné vers le Nigeria avec l'aval d'intermédiaires béninois qui prennent leur part juteuse, ni vue ni connue sur le dos du pays. Car il ne faut pas oublier que le vol du pétrole est un sport national nigérian. Donc un certain nombre de milliardaires béninois sont à dénicher dans cette filière souterraine aussi noire que le pétrole qu'ils parviennent à blanchir.
    Et puis, il y a certains caciques du régime révolutionnaire de Kérékou des années 70 et 80. Des gens comme Bruno AMOUSSOU, qui a été directeur de la BCB, une banque dont les avoirs ont disparu dans la banqueroute du régime révolutionnaire de Kérékou. Ces milliards disparus à l'évidence n'ont pas disparu pour tout le monde. Bien placés, ils fructifient et font de certains des riches aujourd'hui.
    Prenez aussi tous les présidents des institutions qui ont organisé les élections depuis 1990. Les plus récents dont les rétributions se chiffrent en milliards--l'aune fétiche du président banquier-- sont les DOSSOU Robert, les Joseph GNONONFOUN. Et déjà, M. HOLO est sur la ligne de touche et attend l'utilité dont il sera pour Yayi afin de pouvoir à son tour réclamer sa part. Et puis et surtout, il y a les soi-disant hommes d'affaires, de type Patrice TALON dont, avec l'affaire éponyme, tout le monde voit qu'ils n'ont pas d'affaires indépendantes du bon vouloir des politiques. Des hommes qui se sont entièrement faits avec la politique et qui reçoivent tout de l'État. Des hommes qui sont tout par l'État et rien sans l'État.
    À l'instar d'un Bruno AMOUSSOU qui a partie liée avec le pillage d’une banque, il y a ceux qui ont partie liée avec le pillage des sociétés d'État comme la SONACOP et dont le nom qui vient à l'esprit est FAGBOHOUN. Tous ceux-là ont aussi construit de jolies fortunes à partir de détournements/pillages des biens de l'État.
    Enfin, il y a des dizaines de ministres qui ont trempé dans des scandales liés à des projets ou à des investissements de l'État -- les Fagnon, les Fassassi, et des dizaines d’autres -- où ils ont impunément emporté de jolies cagnottes. Certains de ces laveurs de chèques s'en donnent à cœur joie de fêter dans les capitales occidentales les 50 milliards ou les 100 milliards qu'ils ont pu atteindre grâce à leur rapine.
    Ce survol rapide et spontané, à l'écart d'une recherche systématique, donne une idée du périmètre des milliardaires et des gens qui se sont enrichis au Bénin. Comme on le voit, tous ces chevaliers d'industrie gravitent autour du monde politique. Il y a certes des hommes d'affaires honnêtes au Bénin, Dieu merci et surtout des hommes d'affaires semi-honnêtes qui ont construit leurs affaires sans être directement mêlés à la politique mais ceux dont la fortune ne découlent pas de la sueur saine de leur front plissé par le travail personnel se recrutent dans le personnel politique ou dans son environnement immédiat.
    Qu'est-ce que tout cela nous apprend-il ? Eh bien que la condition du Bénin est pathétique ; un pays qui n'est pas capable d'avoir des hommes riches en dehors du personnel politique est un pays pauvre et sans avenir.
    Prof. Cossi Bio Ossè          

  • DEUXIEME RENCONTRE DES COMITES DEPARTEMENTAUX DE DIRECTION DE LA GREVE

     

    Deux évenements d'importance se sont déroulés hier mercredi 19 mars 2014.Le premier, c'est la rencontre des responsables des comités qui dirigent la grève dans les douze départements du pays à Porto-Novo. L'Alliance pour la Grandeur de Porto-Novo est fière de ce rôle que Joue notre ville dans la conduite de la grève pour exiger la liberté et de meilleures perspectives pour notre pays et sa jeunesse. Voici la déclaration commune signée par les douze délégations départementales. Bonne lecture!
    2 ème RENCONTRE DE CONCERTATION DES COMITES DEPARTEMENTAUX DE GREVE
    Sur invitation du Comité des luttes des travailleurs de l’Ouémé-Plateau, les Comités départementaux de grève du Mono, du Couffo, du Plateau, du Zou, des Collines, de l’Atlantique, du Littoral, du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga, de l’Ouémé se sont réunis le mercredi 19 mars 2014, au Lycée Béhanzin, en vue d’échanger les expériences de mobilisation et de conduite à la base du mouvement en cours depuis le 07 janvier 2014.
    A la suite de cette concertation, tenue après la rencontre sans succès des Secrétaires Généraux de Confédérations et Centrales avec le Chef de l’Etat, l’autorité administrative suprême du pays, les Comités départementaux ont abouti aux conclusions ci-après qu’ils portent à la connaissance des travailleurs et du peuple.
    1- Les Comités départementaux saluent et félicitent les Secrétaires Généraux des Confédérations et Centrales Syndicales (CSA-Bénin, CSTB, CGTB, COSI-Bénin, CSPIB et FESYNTRA-Finances) pour le courage et la fermeté dont ils ont fait preuve jusque là dans la défense des revendications objet de la grève en cours. Ils les invitent également à poursuivre la lutte conformément aux exigences des travailleurs à la base exprimée sans équivoque à travers les AG tenues dans tous les départements.
    2- Ils saluent le soutien et l’engagement des autres couches du peuple, notamment de la jeunesse scolaire et universitaire dont la générosité, la bravoure redonnent l’espoir que des citoyens de demain apprennent aujourd’hui à s’indigner et s’engager pour la liberté, la probité et l’essor de leur pays.
    3- La longueur de la crise sociale en cours, et qui entraine des conséquences et risques dramatiques pour la production et la formation, ne provient ni d’une radicalisation des travailleurs ni de leurs responsables syndicaux, mais de la mauvaise gestion du conflit en cours et plus généralement de la mauvaise gouvernance du pays par le pouvoir du Changement-Refondation et notamment par son Chef, le Président Boni YAYI.
    4- En effet, nier à la face du monde et traiter de simulacre le sang des Secrétaires Généraux et des manifestants pacifiques réprimés sauvagement par les forces de répression, et soignés dans le plus grand hôpital public du pays, n’est-ce pas de la mauvaise gouvernance ? Reconnaître enfin ces faits et présenter des excuses de la République (comme si c’est la République qui a fait tirer sur les travailleurs et leurs chefs) et se refuser malgré cela à sanctionner les auteurs de la répression, n’est-ce pas de la mauvaise gouvernance ? A-t-on besoin de tant de protestations, de grèves, pour reconnaître le caractère frauduleux d’un concours dont les résultats ont été publiés par deux listes à contenu différent, signées à la même date, sous un même numéro, par un même Ministre ? S’entêter depuis quinze mois (décembre 2012) et ce, après le rejet arrogant des propositions de transparence de la FESYNTRA-Finances, dans le refus d’annuler pareil concours, cela ne relève-t-il pas de la mauvaise gouvernance ?
    5- Les revendications des enseignants relatives au bénéfice des 25% d’augmentation des indices décidée en 2011 durent depuis trois ans. Elles ont fait l’objet de près de trois mois de grèves en 2012, grèves des enseignants réprimées avec des défalcations sur leurs salaires. Attendre trois ans et après, près de trois mois de grève en 2014 pour parler d’une commission, n’est-ce pas une incitation au conflit permanent, au gaspillage des ressources humaines, bref une mauvaise gouvernance ? Comment peut-on qualifier autrement l’abandon (?) de l’enseignement au secondaire général et technique à des vacataires, sans plan de carrière, lesquels constituent aujourd’hui plus de 75% du corps enseignant ? N’est-ce pas de la mauvaise gouvernance caractérisée dans le plus important secteur d’avenir du pays ?
    6- Les hospitalo-praticiens et les magistrats ont dû recourir à la grève, après des années de vaines interpellations du gouvernement pour des engagements formels non tenus. Ils n’ont eu quelques satisfactions qu’après plus de 5 mois de grève ! La source de tous ces conflits ne se trouve-t-elle pas dans la mauvaise gouvernance de ce pays, où des prévenus sont arbitrairement maintenus en prison après et malgré des décisions de justice de non-lieu en leur faveur et confirmées en appel ? Qu’en est-il des engagements pris par le pouvoir du Changement-Refondation après le forum de concertation pour le partenariat public-privé censé accélérer la croissance, la création d’emplois au profit de la Jeunesse ?
    7- Cette mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat détermine, encourage, couvre les sévices et abus de toutes sortes dans les ministères, administrations et entreprises publiques, dans les établissements scolaires et universitaires où des dirigeants n’hésitent pas à faire appel non pas seulement à la police, mais à des milices privées contre les travailleurs et les masses populaires en lutte. Au total, le conflit social actuel révèle au grand jour la mauvaise gouvernance du pays par le pouvoir du Dr Boni YAYI dans tous les domaines et dans tous les secteurs.
    8- Les Comités départementaux notent que les travailleurs à la base estiment que l’essentiel de leurs revendications n’est pas satisfait et entendent poursuivre les mouvements de grève et de protestation.
    Les Comités départementaux estiment, qu’après la rencontre infructueuse des syndicats avec le Président de la République, dernier recours administratif, il appartient au peuple dans toutes ses couches de se lever pour une issue rapide à la crise sociale dont le fondement et la cause résident dans la mauvaise gouvernance du pays par le pouvoir du Changement-Refondation.
    9-Les Comités départementaux de grève demandent par conséquent aux Secrétaires Généraux, à tous les syndicats de base et à tous les travailleurs l’approfondissement du diagnostic de la mauvaise gouvernance du pays et la réflexion sur les mesures à prendre pour en sortir en vue de la garantie des libertés, de la lutte conséquente et efficace contre la corruption et la fraude, et pour le développement du pays et le bien-être des populations et notamment de la Jeunesse.
    10- Les Comités départementaux s’engagent, dans tous les cas - à l’aboutissement heureux des revendications actuelles - à soutenir sous la direction des Confédérations Syndicales, des mesures de réaménagement du calendrier académique afin de ne pas sacrifier l’avenir des élèves et des étudiants ainsi que les efforts des parents et du peuple.
    11- Les Comités départementaux de grève en appellent donc à toutes les forces populaires afin qu’elles se lèvent avec les travailleurs en grève pour le dénouement rapide et heureux de la crise sociale actuelle. La position traitresse que viennent de rendre publique certains responsables du Front des trois ordres d’Enseignement (à savoir Gbénou Paulin, connu pour ses basses besognes, l’intrigant et manœuvrier Gniton Pierre connu aussi pour sa cupidité comme son associé Langanfin Glèlè Lucien,) et qui n’est donc que la poursuite de l’esprit de Tchaourou, ne saurait entamer la détermination et l’engagement des travailleurs et de leurs comités, détermination et engagement fortement affirmés au cours des différentes assemblées générales organisées par les confédérations et centrales syndicales dans tous les départements du pays.
    • Enfants du Bénin Debout !
    • Suffit la mauvaise gouvernance !
    Fait à Porto-Novo, Lycée Béhanzin le 19 mars 2014
    Ont signé
    Pour le Comité du MONO
    1. SODJI Thomas
    2. AHOLOU Basile Pour le Comité du COUFFO
    HOUNDJI S. Lazare Pierre
    1. DOSSOU TCHOUBA
    Pour le Comité du PLATEAU
    DAKONON D. Alexis Pour le Comité du ZOU
    KOUKPAKI Tiburce
    Pour le Comité du LES COLLINES
    GOUDJO Olivier Pour le Comité de l’ATLANTIQUE
    AMADJI E.
    Pour le Comité du LITTORAL
    AMADJI E. Pour le Comité du BORGOU
    KAKPO Florent K.
    Pour le Comité de l’ALIBORI
    KAKPO Florent K. Pour le Comité de l’ATACORA
    GAGNON M. Christophe
    Pour le Comité de la DONGA
    GAGNON M. Christophe Pour le Comité de l’OUEME
    AÏMASSE A. Joseph

  • Le Crépuscule du matin N° 39 14 Mars

    Le Crépuscule

    du matinN° 39 14 Mars 2014 Prix :50 francs

    Organe de liaison du Parti Communiste du Bénin

    Directeur de Publication : Philippe NOUDJENOUME   --     Rédacteur en Chef : Jean Kokou ZOUNON

    ------------------------------------------------------------------------------------------

     

    LE GOUVERNEMENT ET LE FMI

    Par Xavier

    La rencontre entre le Chef de l’Etat et les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales le 12 mars a ramené encore au grand jour les relations entre le gouvernement et le FMI. En effet dans le relevé des décisions à l’issue de cette rencontre, on lit ce qui suit : "Au sujet des défalcations de 2012, en raison de ce que les enseignants ont rattrapé les temps de grève en sacrifiant leurs congés, le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances pour en évaluer le coût et proposer les conditions de leur restitution au titre de compensation en tenant compte de la nécessité du respect du cadre macro-économique retenu avec la Mission du Fonds Monétaire International (FMI) lors de la dernière revue."

    Ainsi donc en clair, la satisfaction d’une revendication reconnue légitime, en occurrence la restitution de défalcations illégales de 2012, est subordonnée au respect du plafond des dépenses retenu avec le FMI. L’irresponsabilité d’un pouvoir souverain apparait verte, déshonorante.

    Mais, au-delà de cet aspect il y a lieu de souligner que la rigueur du FMI est à géométrie variable. En effet, on ne connait pas le montant total de ces défalcations à restituer. Mais, est-ce que les pillages et gaspillages par le pouvoir de Boni YAYI qui se font au vu et au su de tous sont également subordonnés à la « nécessité du respect du cadre macro-économique retenu avec le FMI » ? Les milliards engloutis et pillés à l’occasion des projets de construction du siège du Parlement, de la Centrale électrique de Maria-Gléta, de l’acquisition des machines agricoles, de l’élaboration de la LEPI truquée etc.…tiennent-ils compte du respect du cadre macro-économique négocié avec le FMI ?

    Le FMI est évoqué et soulevé comme une épée de Damoclès lorsqu’il s’agit des mesures en faveur des travailleurs. Mais lorsque le Chef de l’Etat se permet de dire que l’on peut raser le siège du Parlement, où plus de 14 milliards de francs sont déjà engloutis, pas de référence au FMI. On imagine déjà ce que dira le pouvoir à propos du bénéfice des 25% d’augmentation des points d’indice au profit des enseignants.

    Le FMI admet, autorise, couvre le pillage des ressources au profit des dirigeants. Mais, il interdit, bloque le minimum pour l’amélioration des conditions de vie, de survie des travailleurs et de la jeunesse. L’argument de Boni YAYI contre la restitution maintenant même des défalcations de 12 est donc irresponsable, fallacieux, inacceptable.

    Qui a dit que FMI signifie Fonds de Misère Instantanée pour les travailleurs. ?

     

     

    A PROPOS DE LA RENCONTRE BONI YAYI-RESPONSABLES SYNDICAUX :

    LE PARDON ET LA REPARATION

    Par Jean K. ZOUNON

     

    Boni YAYI, après avoir méprisé les grévistes et leurs responsables, après les avoir vilipendés et calomniés (le 27 janvier 2014), après avoir intimé l’ordre de reprendre sans la satisfaction des revendications (le 28 février), a dû se résoudre à rencontrer les Secrétaires Généraux des Centrales, le mercredi 12 mars. A l’issue de la rencontre, un relevé signé du Ministre d’Etat François ABIOLA, et de celui de la Fonction Publique, Martial SOUNTON retrace les positions de Boni YAYI et de son Gouvernement.

    Comme tout le monde peut le constater à la lecture de ce relevé, rien n’a fondamentalement changé dans les positions du Gouvernement, et on sait désormais que Boni YAYI est l’obstacle à la jouissance des libertés, de la démocratie et du bien-être des travailleurs et de la jeunesse.

    Mais ici, je voudrais m’appesantir sur un point. C’est celui relatif au pardon et la réparation. On lit dans le relevé ce qui suit : « Sur les questions de libertés publiques, le Président de la République, tout en prenant note des déclarations des syndicalistes victimes auxquels il a présenté les excuses de la République, a rassuré les Syndicats que des dispositions sont prises afin que les évènements du genre du ceux du 27 décembre 2013 ne se reproduisent plus.

    Au sujet du relèvement du Préfet de l’Atlantique Littoral et du Commissaire Central de Cotonou, le Président de la République a indiqué, tout en prenant note des doléances des syndicats, que les éléments à sa disposition à l’étape actuelle ne lui permettent pas de prendre une décision conséquente et qu’il est souhaitable de laisser poursuivre la procédure en cours devant les juridictions compétentes ».

    Le sens de toutes ces phrases est celui-ci : " Je présente les excuses ; pardonnez " Voilà ce que dit Boni YAYI aux travailleurs et au peuple à propos du limogeage de son préfet Placide AZANDE  et du Commissaire AGOSSADOU qui ont violé la loi et fait couler le sang de manifestants pacifiques.

    En effet, en acceptant (enfin) de présenter des excuses de la République, Boni YAYI reconnait que "sur les questions des libertés publiques", des syndicalistes et manifestants pacifiques, ont été victimes de violations des libertés publiques ! Mais aussitôt, il dit "que des éléments à sa disposition ne lui permettent pas de prendre une décision" de relèvement des auteurs de cette violation des libertés.

    Or, normalement, logiquement, la présentation des excuses de la République, devrait être suivie de la réparation par la République avec des dispositions concrètes à l’intention de tous. Ici, la procédure en cours devant les juridictions compétentes ne constitue pas un élément suspensif de sanction administrative. Au contraire ! Pas plus que la poursuite devant les tribunaux d’un fonctionnaire convaincu de détournement n’empêche son limogeage immédiat, de même, on devrait au contraire suspendre aussitôt de leurs fonctions le Préfet Placide AZANDE et le Commissaire AGOSSADOU pour aller répondre devant la justice. C’est le minimum.

    Si une faute avouée est à moitié pardonnée, il faut la réparation pour effacer la moitié restante. La réparation consistant à sanctionner le fautif et à réhabiliter, (consoler, indemniser) la victime.

    Autrement, c’est le règne de l’impunité. L’impunité qui depuis bientôt 25 ans permet tous les abus, les détournements, les fraudes de la part des dirigeants et qui ont entrainé la ruine du pays et le blocage de son développement.