LA DERNIERE FRONTIERE DU COLONIALISME : L'ACCAPAREMENT DES TERRES

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CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)
Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97
ADRESSE AUX DEPUTES
A PROPOS DE LA PROPOSITION DE LOI PORTANT
INTERDICTION DU DROIT DE GREVE AUX MAGISTRATS. Ph. Noudjènoumè
Honorables Députés et chers compatriotes
Je viens de lire dans le quotidien "Fraternité " en date de ce jour, 24 Juin 2014 « une proposition de loi
portant modification de l’article 18 de la loi n° 2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature ».
Le nouvel article 18 proposé se formule ainsi qu’il suit : « Les fonctions judiciaires sont incompatibles
avec tout mandat électoral ou politique. Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire. Les
magistrats sont inéligibles aux assemblées politiques.
Les magistrats, même en position de détachement, n’ont pas le droit d’adhérer à un parti politique.
Toute manifestation d’hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux
magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur
imposent leurs fonctions. Les magistrats ne peuvent se constituer en syndicat, ni exercer le droit de grève. Il
leur est interdit d’entreprendre toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des
juridictions ou d’y participer.
Tout manquement par un magistrat aux dispositions du présent article est sanctionné par la mise à la
retraite d’office ».
Et cette proposition de loi porte la signature de quarante-cinq députés allant des Gbadamassi Rachidi,
Débourou Djibril, Chabi Sika Karim, Laourou Grégoire, Saka Lafia, Houssou Christophe, Akofodji Grégoire,
etc. tous FCBE aux Malèhossou Yacoubou, Agoua Edmond, Domingo Cyriaque, Gnigla Venance de l’UN et
divers autres. Des députés qui sont des élus du peuple !
A la lecture d’une telle proposition, j’en ai éprouvé un profond sentiment d’indignation à mon double titre
de citoyen-constitutionnaliste et de Président de l’Alliance politique « Convention Patriotique des Forces de
Gauche ».
Messieurs les Députés et chers compatriotes
Je voudrais ici attirer votre attention sur les éléments suivants :
1°-Le magistrat est un citoyen comme tout autre jouissant de toutes ses libertés constitutionnelles,
notamment celles prévues par les articles 25 et 31 de la Constitution et dans aucune Constitution
démocratique, l’on ne saurait assimiler le corps magistral à celui des militaires naturellement confondu
avec l’Exécutif.
2°- L’article 125 de notre Constitution dispose : « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir
Législatif et du Pouvoir Exécutif. Il est exercé par la Cour suprême, les Cours et Tribunaux créés
conformément à la présente Constitution». Si en dépit de cette disposition formelle, les députés- pouvoir
législatif- peuvent, par une loi modifier substantiellement les attributions –droits et devoirs- du pouvoir
judiciaire, où serait alors l’indépendance de celui-ci ? Que deviendrait alors la séparation des pouvoirs ?
Des modifications du genre prévues par la présente proposition de loi ne relèvent pas d’une loi mais de la
Constitution.
Messieurs les Députés et chers compatriotes,
La question essentielle qui est au centre du conflit actuel Exécutif-Magistrats est la sauvegarde ou non
de l’indépendance de la Justice. Il s’agit de savoir quel est le sort que l’on réserve non seulement aux articles
25 et 31, mais également et surtout à cet article 125 de notre Constitution. Le Président de la République
entend, en violation des textes réglementant la Corporation, nommer, comme bon lui semble, des Magistrats
à ordre, des « magistrats-patriotes » à l’instar du groupuscule regroupé dans la fameuse AMAB pour dicter
les décisions de justice. Et gommer ainsi l’indépendance de la justice et le principe constitutionnel de la
séparation des pouvoirs. C’est l’enjeu actuel du conflit en cours qui s’exprime par les grèves en milieu
judiciaire.
Le Président YAYI veut avoir la Justice en mains. Et il est prêt à piétiner les articles 25, 31 et même 125
garantissant les droits des citoyens et l’indépendance de la Justice. Tel est l’enjeu.
Au lieu de se lever comme de vrais représentants du Peuple, des députés prennent le devant de cette
croisade anti-démocratique, se font les instruments d’un pouvoir autocratique en faillite pour assassiner les
droits si chèrement conquis.
Hier ce fut le cas des douaniers ; aujourd’hui ce sont les magistrats, demain ce sera les médecins et
hommes de la santé ainsi que les enseignants de tous niveaux, après demain, tout fonctionnaire et agent civil
de service public.
Je n’accepterai jamais cette ignominie. Notre peuple n’acceptera jamais cette descente aux enfers pour des
intérêts inavoués.
C’est dire que, si des Députés en dépit du bon sens et des intérêts supérieurs de notre Peuple, en dépit
même des dispositions de la Constitution en vigueur, poursuivent ainsi dans la voie de la liquidation
programmée de notre démocratie, ils répondront nécessairement un jour de leur crime. Et ce sera justice.
Cotonou le 24 Juin 2014
Philippe NOUDJENOUME
Signature illisible
Président de la Convention Patriotique des Forces de Gauche
Premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin
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VOICI LA LISTE COMPLETE DES DEPUTES QUI VEULENT ASSASSINER LA DEMOCRATIE AU
01-GBADAMASSI Rachidi FCBE
02 -YESSOUFOU Bida FCBE
03 -TOSSOU Emile FCBE
04 -OKOUNLOLA BIAOU André AFU
05 -GOBI Bado FCBE
06 -SCHANOU AROUNA Sofiatou FCBE
07 -BIOKOU L. Firmin FCBE
08 -DEBOUROU M. Djibril FCBE
09 -YOROU G. Gaston FCBE
10 -HOUNGNIBO Lucien UB
11 -BONI TESSI Adam Antoine FCBE
12 -SOULE Sabi Moussa FCBE
13 -ZACHARI Chabi Félicien FCBE
14 -SINKPOTA M. Evariste FCBE
15 -EL HADJISSA AZIZOU FCBE
16 -KAKPO Zannou Lazare B. FCBE
17 -CHABI SIKA Karimou FCBE
18 -ESSOU Pascal Alliance cauris 2
19 -BANGANA Gilbert FCBE
20-WAKOUTE Saguifa FCBE
23 -MONHOUSSOU Moussou FCBE
BENIN
24- GOUTOLOU Célestin FCBE
25- LAOUROU Grégoire FCBE
26 - TAKPARA DAOUDA FCBE
27- LAFIA Sacca FCBE
28 -SANNI Ayouba Alliance Amana
29-GONROUDOBOU Orou Deke FCBE
30-ADAM BAGRI Moymouni FCBE
31-KORA GOUNOU Zimé Alliance Amana
32-OROU SE Guéné FCBE
33-AKOFODJI Grégoire FCBE
34- SADO Nazaire UN
35-DOMINGO Cyriaque UN
36- HOUANGNI Parfait UN
37-MALEHOSSOU Yacoubou UN
38-ATCHADE Nourénou FCBE
39-AGOUA Edmond UN
40-TCHOBO Valère FCBE
41-GNIGLA Venance Alliance G13 Baobab
42-DAYORI Antoine Fe -UPR
43-BIO KANSI Boni Gansè FCBE
44-DANGNON Michel Victor FCBE
45- AGBODJETE Justin UB
L’homélie du bouffon
Mon ami est mort ! Il avait accepté de faire le mariage religieux pour faire plaisir à sa femme. Puis il a vécu sa vie comme il l’entendait, comme il le souhaitait. Puis mon ami meurt. Son corps, soit dit en passant, a droit à une messe corps présent puisqu’il est marié devant l’église. Sa dépouille mortelle est donc conduite à l’église. La messe commence comme toutes les messes de requiem. Puis arrive le moment de l’homélie. Le grand moment. Le prêtre prépare sa voix. Le prêtre s’est préparé parce qu’il estime que face à la dépouille mortelle de mon ami, c’est d’une guerre qu’il s’agit. Il est armé jusqu’aux dents. Contre la dépouille mortelle de mon ami, le prêtre est armé de deux fusils mitrailleurs et d’une bombe à fragmentations et d’un seul coup il déclenche les hostilités. Il parle de ce qu’il appelle ‘’infidélité’’ de mon ami, il parle de ce qu’il appelle ‘’manquement’’ de mon ami. Il dit, parlant de mon ami, qu’on ne triche pas avec Dieu. Le prêtre est debout, le mort est couché. Le prêtre sait que le mort ne va opposer aucune riposte, que ceux qui sont arrivés (parmi lesquels celui qui a célébré le mariage de mon ami) pour rendre un dernier hommage à mon ami ne riposteront pas non plus par respect pour la mémoire du défunt. Mais le prêtre, lui, n’est pas tenu par l’obligation de respect de la mémoire du défunt, il n’a aucune obligation, il est tout puissant, il détient les clés du paradis et il ne veut pas ouvrir son paradis à mon ami et il le fait savoir au public. Le prêtre connaît les intentions de Dieu, il sait ce que Dieu veut et surtout il sait que Dieu est très remonté contre mon ami et il le fait savoir au public et à la dépouille mortelle de mon ami. Faire une homélie d’injure et de haine à propos de la vie d’un fidèle dont la dépouille mortelle est en face de soi, est une lâcheté indigne d’un être humain, c’est une bêtise indigne d’un prêtre et c’est l’expression d’une ignorance crasse. Pourquoi ? Parce que le rôle du prêtre n’est pas d’être juge. Or ce prêtre a déjà condamné mon ami, mon ami n’ira donc pas au ciel. Mais ce prêtre n’est même pas assez intelligent pour comprendre que dans les pays qui nous ont apporté leur croyance, les églises sont à présent vides pour celles qui sont toujours des églises, sinon, elles sont transformées en bibliothèques , en musées, en centres sociaux etc.. Le prêtre officiant devrait savoir tout ça pourtant, mais comme il n’a que des certitudes d’idiot, il ne pouvait pas le savoir. Il ne se demande pas le sort que Dieu a réservé à mon ami et le sort que Dieu va lui réserver, lui le prêtre qui juge. Je pense que les évêques doivent mieux former leurs prêtres afin que les fidèles continuent de conduire les dépouilles mortelles de leurs parents à l’église. Mais si certains prêtres continuent de faire des homélies du genre de ce qu’on a entendu à l’occasion du décès de mon ami, ils vont avoir un jour la surprise de voir des enfants des défunts réagir et sur les lieux. Le prêtre ne sera plus le seul à avoir droit à la parole à l’église. Je prie les amis d’excuser les mots ou expressions qui les auraient choqués.
JE publie cet appel des secretaires generaux de la cstb et de la fesyntra-finances, les deux porte-flambeaux des combats des travailleurs du benin.
CSTB FéSYNTRA-Finances